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Hal.

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Une intelligence malheureusement artificielle....

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Derniers commentaires



  • Hal. Hal. 24 mai 2008 03:21

     Il y a plus impressionnant que cela.. Je vais poster tout cela sur agoravox. 

    En attendant vous pouvez regarder cet article !

    http://www.politiquedevie.net/Justice/AlegreBaudisPerbenRoche101105.htm

     

     



  • Hal. Hal. 23 mai 2008 18:28

     | Vous auriez pu en faire un article à lui tout seul ?

     |es modérateurs on-t-ils été encore immodéré ? ? ?

    J’avais fait un article pour agoravox mais il avait été refusé pour "copyright", il y avait pourtant les sources. Je vous laisse le publier vous aurez peut-etre plus de chances que moi.

    J’ai aussi une vidéo sur l’affaire Roche accompagnée d’une discution entre la prostitué Partica et les enfants Roches que j’ai envoyé trois fois ce mois ci qui ne passe pas. Ell n’a meme pas été relue. J’ai envoyé un mail a agoravox pour signaler qu’il y avait certainement un problème technique et je n’ai toujours pas de réponse.

    Vidéo :

    http://video.google.com/videosearch?client=safari&rls=en-us&q=affaire%20roche&ie=UTF-8&oe=UTF-8&um=1&sa=N&tab=wv#

     

     

     



  • Hal. Hal. 23 mai 2008 17:56

     On se pose moins de questions pour savoir si le témoignage de la vidéo de l’affaire roche est un faux !!! 

    http://video.google.com/videoplay?docid=2446309226549109687&q=affaire+roche&ei=1Og2SPDNMYKO_QHg8OTsAw&hl=en

     

     



  • Hal. Hal. 23 mai 2008 13:34

    La suite... 

     Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de ce qu’il dépend de la société. Mais il n’inscrit pas cette dépendance à son actif, comme un lien organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que ses appétits égoïstes sont constamment mis en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, brève et périlleuse comme elle est, qu’en se dévouant à la société. 

     L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif - non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de production - c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire et les biens de consommation et les biens en capital - peuvent légalement être, et même, pour la plus grande part, sont la propriété privée de certains individus. 
     Pour simplifier la discussion qui va suivre, j’appellerai ouvriers tous ceux qui n’ont aucune part à la propriété des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas exactement à l’emploi ordinaire du terme. Le propriétaire des moyens de production est en état d’acheter la force de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est libre, ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport des besoins du capitaliste en force de travail au nombre d’ouvriers demandeurs d’un emploi. Il est important de comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit. 
     Le capital privé tend à se concentrer dans un petit nombre de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont la formidable puissance ne peut pas être réellement contrôlée, pas même par une société démocratiquement organisée. Ceci résulte de ce que les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui s’interposent entre le corps électoral et le corps légiférant. La conséquence est que, en fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des parties les moins privilégiés de la population. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile, et en vérité, dans la plupart des cas tout à fait impossible, que le citoyen arrive à des conclusions objectives et fasse un usage intelligent de ses droits politiques. 
     La situation qui prévaut dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi marquée par deux caractères principaux : premièrement, les moyens de production (le capital) sont sous propriété privée et les propriétaires en disposent à leur convenance ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, il n’existe pas de société purement capitaliste dans ce sens. Il faut noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de contrat de travail libre. Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme pur. 
     Le but de la production est le profit, non l’utilité. Rien ne permet de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une armée de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés ne constituent pas un marché profitable, la production des biens de consommation est restreinte, de quoi résultent de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat d’accroitre le nombre des chômeurs plutôt que d’alléger la charge de travail de chacun. La recherche du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et dans l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la paralysie de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut. 
     Je considère cette paralysie des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est entraîné à se préparer à sa carrière future en sacrifiant à la réussite dans l’acquisition. 
     Je suis convaincu que le seul moyen d’éliminer ces maux graves est l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers les buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiennent à la société elle-même et leur utilisation est planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la collectivité, distribue le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et doit garantir les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu doit favoriser le développement de ses facultés innées et en outre, tâcher de développer en lui le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de glorifier le pouvoir et le succès, comme le fait la société actuelle. 
     Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie peut être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. L’accomplissement du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment, devant une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, peut-on empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment peut-on protéger les droits de l’individu de manière à assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ? 
     Faire la clarté sur les buts et les problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Mais dans les circonstances présentes, une discussion libre et sans entraves de ces problèmes est frappée d’un grand tabou. Pour cette raison, je considère que la fondation de cette revue est un grand service rendu au public.
     
     La revue dont parle Albert Einstein dans sa conclusion est la revue états-unienne fondée en 1949 sous le nom de "Monthly Review", pour laquelle il avait écrit cet article. 
     Je prie le lecteur qui voudrait lire le texte anglais de cet article de se reporter au site de cette revue (www.monthlyreview.org).
     


  • Hal. Hal. 23 mai 2008 13:32

     

    Pourquoi le socialisme ?

    Article écrit par Albert Einstein en 1949 pour une revue états-unienne

    dimanche 4 février 2007.

     

     

     Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

     

     Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine dite civilisée a été - comme on le sait bien - largement influencée et délimitée par des causes qui ne sont nullement de nature exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, en contrôlant l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social. 

     Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait la phase prédatrice du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de surmonter et dépasser la phase prédatrice du développement humain et d’aller de l’avant, la science économique dans son état actuel ne peut projeter que peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir. 

     En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, et peut encore moins les inculquer aux êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts eux-mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et - si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux - ils sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société. 

     Pour ces raisons nous devons prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devons pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société. 

     D’innombrables voix ont affirmé, il y a quelques temps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence, ou même de l’hostilité, à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence du genre humain, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : Pourquoi êtes-vous si profondément opposé à la disparition de la race humaine ? 

     Je suis sûr qu’il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une telle affirmation. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir d’y réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ? 

     Il est facile de poser de telles questions, mais il est difficile d’y répondre avec un tant soit peu de certitude. Je dois pourtant essayer de le faire aussi bien que je le peux, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples. 

     L’homme est un être à la fois solitaire et social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner la reconnaissance et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit principalement fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu dans lequel le hasard l’a placé pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle se développe, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de société signifie pour l’individu humain la somme totale des relations directes et indirectes qu’il entretient avec ses contemporains et avec l’ensemble des générations passées. L’individu est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société - dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle - qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la société qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les outils de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de société. 

     Il est évident par conséquent que l’indépendance de l’individu par rapport à la société est un fait de nature qui ne peut pas être aboli - et les fourmis et les abeilles sont exactement dans le même cas. Cependant, tandis que le processus entier de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changer. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature ; dans les réalisations scientifiques et techniques et dans les œuvres d’art. Cela explique comment l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite, et que la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle dans ce processus. 

     L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres voies. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des cultures dites primitives, que les grandes différences que peut présenter le comportement social des êtres humains dépendent des schémas culturels et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que peuvent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : la constitution biologique des êtres humains ne les condamne pas à se détruire mutuellement ou à s’infliger eux-mêmes un sort cruel. 

     Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est pas susceptible d’être changée selon une intention pratique. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Là où la population est relativement dense et possède les biens indispensables à son existence, une extrême division du travail et un appareil de production très centralisé sont absolument nécessaires. Le temps où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes, qui paraît si idyllique lorsqu’on se retourne pour le regarder, ce temps est disparu pour toujours. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation. 

     

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