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Herrera

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  • Herrera 20 décembre 2008 13:01

    La question n’est pas celle de la moralité au pouvoir, ou celles du déclin de vertus républicaines chimériques : même sans postuler un pessimisme outrancier, la vieille sagesse populaire n’a pas tort de considérer que le pouvoir corrompt systématiquement. Les élus eux-mêmes représentent des hommes, humains, trop humains.

    La question est celle du contexte : que des dirigeants politiques rivalisent en crapulerie dans une société où la "justice social", fondement de la démocratie moderne, n’est pas devenue une expression maudite, la population le tolérera toujours. La cinquième république est pleine de cadavres répugnants, que la population a sagement choisi de laisser sur les bas-côté, parce qu’elle n’était pas encore trop malheureuse.

    A une époque où la démocratie est devenue le fond de sauce sémantique de la domination d’une élite coupée de la population, les affaires Staviski, remarquables à la fois par la petitesse de leur fond et par le remou qu’elles vont produire, vont se multiplier... Ce que les élus paieront à chaque fois, c’est moins leur cupidité personnelle que leur complaisance intellectuelle pour les options idéologiques des classes aisées.

    Seulement, nul besoin, comme vous le pensez, monsieur Dugué, d’invoquer le déclin des "valeurs républicaines", sensées brider les gourmandises particulières...



  • Herrera 13 décembre 2008 14:17

    Foutre Dieu, qu’il est bon de respirer un peu d’air chargé d’une véritable ingénuité politique et économique dans un monde au bord du gouffre... Enthoven, hier soir sur France 3, se pâmait d’enthousiasme après avoir vu un reportage sur une poignée de sémillants traders à qui l’on dispensait quelques rudiments de philosophie éthique...

    Conclusion du bon professeur : "Le système se réforme de lui-même !" Ceux qui se demandent comment le monde pourrait devenir meilleur ont la réponse à leur question : le parachutage massif de brochures philosophiques dans les salles des marchés. Et notre philosophe, visiblement enivré par de lointaines lectures de François Furet, de revenir sur la dichotomie simpliste économie de marché, démocratie, bien / dirigisme, dictature, caca.

    Je ne reprocherai pas à Enthoven de dauber sur les reliquats d’utopie qui restent en suspension dans les idées socialistes : si ce monsieur a une vision tragique de l’Histoire, c’est son droit. Cependant, s’il accepte la mise en concurrence des peuples entre eux, la démolition des acquis sociaux des pays occidentaux, etc... il accepte le fait que la violence soit le moteur de l’Histoire, puisque ces politiques économiques mettent délibérément en concurrence les différents peuples, pour un affrontement brutal qui déterminera qui produira une richesse qui sera consommée par d’autres.

    Si la démocratie finit pour Enthoven par se confondre avec ce culte de la violence et de la compétition sans arbitre, j’ai du mal à comprendre par quel tour de passe-passe il voudrait que le principe vitale qui mène les peuples à se battre entre eux pour accueillir l’entreprise ne puisse pas aussi bien s’exercer verticalement contre les maîtres du Système lui-même.



  • Herrera 24 novembre 2008 11:51

    Article très intéressant, mais un peu schizoide, non ?... entre la critique du fonctionnariat des enseignants dans les premières lignes et la dénonciation d’une politique favorable aux grands groupes en dernier ressort... si l’on dénonce la dérive des politiques éducatives pour remplir des objectifs situés en dehors de ceux fixés par l’Etat-nation et l’ensemble des citoyens d’une société donné, j’imagine mal comment on peut transcender le débat public-privé, puisqu’il semble logique de considérer qu’une société a le plus d’influence sur son système éducatif en l’organisant soi-même. L’enseignement privé dont vous parlez n’a d’intérêt, j’imagine, que parce que lui respecte encore les critères éducatifs énoncés il y a longtemps par la puissance publique quand elle était exigeante...

    Pour ma part je rajouterais à ce constat de faillite tout simplement les méfaits d’une culture définitivement trop libérale plaçant l’enfant au centre du système, la faillite du concept d’autorité, etc... rien de bien nouveau, mais ces vieilles lunes restent sempiternellement valables. Et ce ne sont pas des problèmes anodins à l’heure où se forme une société de plus en plus atomisé, que de savoir le rôle et le prestige que l’on accorde à l’enseignant, qui en dernière analyse symbolise la société puisque c’est d’elle seule qu’il retire son autorité. Honnêtement -je réagis à un point minoritaire de votre article, mais qui m’intrigue- j’imagine mal que l’on puisse réhabiliter le respect de la chose publique en faisant de l’enseignant, qui était le premier des intervenants à former l’élève à la citoyenneté, un simple employé que l’on peut débarquer à la moindre occasion.

    Mais article passionant sur le système PISA, vraiment...



  • Herrera 17 novembre 2008 11:39

     Et bien, justement, avec les staliniens, avec cette coalition hétérogène, qui d’ailleurs devait crever lamentablement quelques mois après, il y a eu de formidables avancées sociales qui ont été faites...
    Sans parler d’une réaffection massive du budget à l’armement, ce que la légende noire du Front Populaire fourrier de la défaite n’a pas retenu.

    Cela prouve bien d’ailleurs ce que je voulais montrer : si une alliance où la gauche dite de gouvernement (mutatis mutandis) se trouvait majoritaire, avec des communistes pures et des centristes, a pu mener une politique véritablement constructive et réformiste, à plus forte raison elle pourra digérer aujourd’hui un Bayrou, quand même moins méchant que Thorez !



  • Herrera 17 novembre 2008 11:15

    Sans nier les faiblesses récurrentes de Mm Royal, j’en suis arrivé, après pas mal de désapprobations sur le fond comme sur la forme, à lui reconnaître une véritable originalité, et une utilité réelle. Ses détracteurs vanteront face à vous les compétences de Martine Aubry, sa maîtrise des dossiers économiques, etc... Est-ce cela qui a manqué au PS ces dernières années ? Je ne crois pas. 

    Je réécris ici une des analyses de Jacques Généreux sur le marasme du PS, analyse qui m’avait particulièrement frappé par sa justesse : si l’idéologie du parti a su se délaver au grè des circonstances et de ce qu’on appelait la crise de l’Etat Providence, son substrat idéologique le plus conséquent reste le marxisme, un système de pensée où la croissance se trouve montrée, par la multiplication des biens qu’elle induit, comme le nec plus ultra de la cohésion sociale... l’anthopologie marxiste ne voit pas dans l’homme un être qui a besoin de lien avec l’autre : ou il se fond dans sa classe pour préserver ses intérêts, où il se bat avec son voisin pour sa subsistance. Seule la croissance et son abandance permet d’atténuer cette misanthropie primitive et fondamentale.

    Par là, on peut comprendre la perte de combativité du PS ces dernière années : intimement convaincu comme ses adversaires du primat de l’économie sur tout le reste, il a pu être porté lui aussi, dans son illusion sur une croissance seule garante du lien social, à mettre de l’eau dans son vin... Or, plus que de croissance, je pense que nous sommes pas mal à penser que c’est de liens sociaux dont ce monde a besoin, et le PS ne pourra pas indéfiniment tomber dans la même vision économiste de la société que ces adversaires sans provoquer une violente désamour de ses électeurs.

    A partir de là, on pense ce qu’on veux de Royal, on peux même la railler sur certaines formes abruptes de ses interventions. Il n’empêche : elle seule a compris que c’est sur les valeurs que la bataille se joue, que ce sont des valeurs alternatives à l’individualisme dont la population a besoin, pas d’une gestion plus sage de l’économie ou plus efficace. Après avoir vu plusieurs interventions d’Aubry, je ne suis pas convaincu qu’avec toutes ses qualités elle se soit aperçu de cette nouvelle donne.

    Pour commenter plus spécifiquement l’article d’Allain Jules, je crois, de plus, que la stratégie de Royal a été bien meilleure lors de ce congrès. Quant à la polémique sur les alliances avec le Modem, de qui se moque t-on ? Le Front Populaire n’était-il pas une alliance avec des centristes pour préserver la société d’un danger, le fascisme ? Sarko est moins méchant qu’un fasciste, mais il y a nécessité de le foutre à la porte de l’Elysée de toute façon.







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