Je m'intéresse aux enjeux et aux problématiques liées à l'eau en France et à l'international.
Je partage mes réflexions sur ces thèmes sur mon blog ainsi qu'Agoravox et suis avide de tous commentaires.
En réponse à certaines réactions qui me paraissent injustes, plutôt que de jongler avec les milliards - ce qui n’est pas mon fort en effet - , je rappelle que l’objectif de l’article était de montrer qu’il est absurde de rechigner à la dépense pour changer les canalisations, alors même que nous gaspillons 20% de notre eau. Il me semble que l’Etat devrait engager un plan d’investissement massif sur cette question.
Je vais donc récidiver avec un calcul plus simple : en 2012, les Français payaient en moyenne une facture de 36,20 euros par mois et par foyer (estimation ONEMA, avec assainissement inclus) pour leur eau.
Soit un coût annuel de 434 euros. Si 20% de l’eau facturée n’arrive en réalité pas au robinet du consommateurs, cela signifie qu’en moyenne : chaque foyer consacre 86 euros annuels à payer de l’eau qu’il n’a pas consommé. Je maintiens qu’il est plus rentable de facturer l’eau fictive perdue dans les fuites, que de réparer les canalisations.
@chapoutier : vous avez raison, il s’agit en effet de 0,34 centimes d’euros par litre d’eau et non de 0,34 euros comme indiqué. Merci pour votre vigilance. Je me suis permis d’effacer ce passage pour un calcul plus simple.
Merci pour vos commentaires. Pour info, comme on pouvait s’en douter, certaines associations demandent un report de la mesure de 3 ans. La CLCV révèle ainsi que la majorité des co-propriétés n’ont pas changé les canalisations. Et demande un soutien de l’Etat pour faire face aux coûts engendrés par ces changements de canalisations (2500 euros par appartements)
Pourtant cela fait longtemps que l’on sait et que rien n’est fait pour faire respecter une teneur de 10 mg/L. Pourquoi un report changerait-il la donne ? Certes, il semble que même avec des canalisations en plomb, dans certains immeuble, le seuil de 10 mg/L de plomb dans l’eau peut être respecté. Mais dans quelle proportion d’immeubles ?
L’état devrait au moins obliger les copros à évaluer les teneurs en plomb dans les immeubles datant des années 50, afin d’informer les habitants en cas de problème, ce serait le minimum...
Notons également avec le cinéma, que certaines chaînes de télévision diffusent régulièrement des reportages qui dénoncent les situations liées à notre mode de vie et ses excès.
Merci pour votre article Quentin. Avec tout ce que vous avez décrit (et qui est vrai), y’a t-il seulement une issue favorable à tout ce déluge ? Si oui selon vous, laquelle ?