"Le doute qui surgit déjà de journaux réputés sous influence crée un mal pire encore : de pseudos médias alimentés par des pseudo-journalistes, qui se soustraient aux règles élémentaires du métier : vérifier, recouper, s’extraire des apparences, hiérarchiser les faits sans les déformer ni les monter indûment en épingle.
Si la dernière partie de cette assertion était vrai, ce serait une bonne nouvelle pour la presse et les journalistes. Malheureusement, il n’en ai rien. Le Monde était autrefois un grand quotidien : la suffisance qui anime ses principaux collaborateurs l’a fait descendre depuis longtemps du piédestal sur lequel il avait été juché par son fondateur.
Si les journalistes,dans leur ensemble, mettait en application la déontologie dont ils se réclament en permanence, nous aurions su, par exemple, beaucoup plus tôt la réalité des relations entre deux personnalités politiques de gauche à l’occasion de la dernière élection présidentielle. Cette corporation est passé maître dans la manière de grossir tel ou tel évènement à coup de conditionnel, de « on m’a dit » et de « notes secrètes diverses ». Très souvent, dans les jours qui suivent, une mise au point est publié à la demande des intéressés : trop tard, le mal est fait et la rumeur peut enfler, rien ne pourra l’arrêter. Pour des personnes qui se targuent de posséder une bonne culture générale, je reste parfois abasourdi devant l’ignorance crasse qu’ils peuvent manifester face à un sujet un tant soit peu délicat. A croire qu’ils ignorent l’existence de Wikipédia.
Je ne crois pas que le Monde se sortira de la crise qu’il traverse avec de telle diatribe. Son nouveau rédacteur en chef ferait bien de s’atteler à cette tâche prioritaire qui est de redonner une vraie crédibilité à son quotidien. Cela passera par la mise en oeuvre quotidienne des excellents préceptes affichés, l’acceptation des critique et une certaine retenue en matière de donneur de leçons. Internet est une réalité. Persister à en nier l’intérêt en critiquant les excès satisfait peut-être certains mais se compare à rester l’arme aux pieds dans une ligne Maginot qui ne sert pas à grand chose. Agoravox et consorts en encore de beaux jours devant eux.
Attention, il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir (idem pour les sourds). Vous allez voir qu’une fois de plus, l’évidence va être niée.
"Que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt ? Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. » (Frédéric Bastiat en 1850)
Je me permets de reprendre cette citation opportunément placée sur le site de l’auteur (n’étant pas crypto-marxiste, je ne succomberai pas à la novlangue bobo en rajoutant un « e » pour faire bien. Considérant que le respect au sexe dit faible s’impose naturellement, je me passerai des décrets voulant l’imposer).
Enfin un commentaire qui nous sort de la « ferme » où certains, visiblement, se complaisent. Quel plaisir d’entendre (lire) autre chose qu’un bêlement.
Après Brassens, continuons avec Orwell. Certains commentateurs de cet article devraient (re)lire « La ferme des animaux », ils ressemblent trop à une certaine population, alliée fidèle des cochons, les nouveaux maîtres.