Je partage votre avis lordrax, et effectivement si vous voulez vraiment une rupture, il faut aller chercher plus loin que les partis dont les médias parlent (s’ils en parlent c’est qu’ils ne sont pas dangereux pour le système en place).
En l’occurrence, il faut regarder l’UPR, le parti du Frexit qui monte qui monte (13500 adhérents, en forte croissance, 1% des voix aux dernières élections avec 0 accès à la Tv ou grands journaux).
Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal, il est quasi boycotté par les médias bien pensants, trop « dangereux » en effet car pas raciste, pas de casseroles, des démonstrations posées et argumentées, pas spécialement populiste (car créneau pris par bcp maintenant), il ne leur reste plus que l’étiquette « complotiste » pour l’écarter.
Selon l’étude de l’ONPES (voir lien en bas), le budget
nécessaire pour vivre décemment pour un couple avec 2 enfants est le
suivant : 3284 euros
Les hypothèses prises sont les suivantes :
·Parc de logement social, ville moyenne (tours ou Dijon)
·Une chambre
pour chaque enfant de sexe différent et de plus de 6 ans
·Avoir une
voiture d’occasion
·Pouvoir
partir en vacances (deux semaines
par an pour les actifs avec enfants)
·Pouvoir
pratiquer des activités culturelles et sportives
·Inviter des
amis, offrir des cadeaux.
·Alimentation,
habillement, soins et hygiène corporelle ont également été pris en compte.
Rien de délirant donc, c’est le minimum, pas d’épargne, pas
d’école privé, pas propriétaire, pas de trucs de riches ni même de cadres
supérieurs,...
Amusons nous donc un peu à transposer cela à des cadres
parisiens : avec 4 enfants
·1ere correction, c’est 3.515 dans
le parc de logement privé … (données de l’étude)
·2eme correction : 3515 + 2 enfants (+1400)
= 4915 euros (700 euros par enfant supplémentaire, données de l’étude)
·3éme correction : 4915 * +13% vie
parisienne = 5553 euros (La vie en région parisienne est au moins 13%
plus chère qu’en province, données INSEE)
·4éme correction : Les impôts forcément
plus élevés car les revenus sont plus élevés
estimé à +300 euros
TOTAL : 5853
euros de revenu pour vivre « décemment », quand même…
Maintenant rappelez-vous que le gouvernement à décidé de
diviser par 2 les allocations familiales pour les couples ayant un revenu supérieur
à 6000 euros… (un peu riches donc je suppose) et par 4 pour ceux au-dessus de
8000 euros (les gros riches).
Ok, donc si on gagne 150 euros de plus que pour vivre
décemment (6000-5853), on est déjà des nantis ou des « riches » qui
n’avons pas besoin des allocations familiales ?
La perte annuelle
d’allocations pour cette famille si elle gagne 6000 euros : 2712 euros (soit 226 euros par mois de moins), une paille (proportionnellement ce serait
comme demander à un couple de smicards de se passer de 700/800 euros par an). Et
pour ses salauds de riches qui ont l’indécence de gagner 8000 euros à deux en
trimant comme des fous et en subissant les transports : -4068 euros , bien fait pour eux (je rigole
mais jaune, car beaucoup le pensent)
D’autres trouveront aussi à dire que
les allocations familiales ne servent qu’aux familles d’immigrés à faire 10
enfants, et c’est vrai, la preuve eux ne seront pas touchés par ce rabotage
fiscal…
J’ai bien aimé l’article, mais en même temps il me gène car il faut faire attention à ne pas se tromper d’adversaire. L’Allemagne est aussi sur une chemin qui la mettra en très mauvaise posture, il y a juste un décalage temporel avec la France, les fondamentaux sont mauvais (dette, démographie vieillissante... voir l’échec partiel de leur dernière émission de bonds).
Par ailleurs je respecte beaucoup la position de fermeté et de refus de l’Allemagne sur les Eurobonds, qui ne sont pas une solution viable et ne feraient que retarder l’échéance.
Le problème est bien l’incapacité de nos politiques actuels a reprendre la main pour imaginer autre chose que de se soumettre aux dictats du système financier.
Il n’y a que 2 sorties possibles : - soit une rupture réelle avec le système, de celles qui font peur (révolution ou très forte volontée politique) qui aboutira rapidement à le reconstruction d’un nouveau système (Pas forcemment meilleur à terme, l’histoire ayant montré qu’en général une aristocratie/oligarchie fini par remplacer l’autre comme le souligne bien Paul Jorion).
- soit on reste en attitude de soumission (le choix actuel) en attendant longtemps (très longtemps) que le système se purge, sachant qu’il profitera de la moindre opportunité pour reprendre ses mauvaises habitudes.., enfin rien de bon quoi.
Il me semble qu’il faudrait ajouter à la liste de vos adaptations la prise en compte de la progressivité de certaines dépenses (ou la disparition des aides, c’est pareil) en fonction du revenu. Je pense en particulier aux dépenses scolaires ou de garde d’enfant, qui sont fortement indexées sur les revenus (chez moi, un smicard paie en général 100 euros/mois pour la crèche municipale, mais cette somme atteint rapidement 500-600 euros pour un couple de cadres moyens, diminuant d’autant leur pouvoir d’achat. Idem pour les voyages, colonies,... et c’est valable aussi pour les subventions en entreprise.
Tout ses éléments ne me semblent pas négligeables et, ajoutés à la progressivité de l’impôt font que le pouvoir d’achat réel est « tassé » vers le bas pour l’ensemble des classes moyennes.