Enseignant dans un collège « difficile » de la région parisienne, je ne peux qu’approuver votre article.
Confronté tous les jours aux « incivilités » d’élèves sur lesquels aucune sanction n’a prise, dont les parents se déplacent à raison de 10 à 15% lors de réunions, il est de moins en moins possible de faire cours dans la sérénité et, tous les jours, je me sens insulté par leur attitude arrogante.
Plus grave, je ne peux procurer aux quelques élèves avides d’apprendre qu’à peine le strict minimum de ce qu’ils seraient en droit de recevoir : en résumé, je ne puis faire cours de manière « rentable » que 15 min sur 55min. En cette fin d’année 2009 (1/3 de l’année scolaire seulement), l’ensemble de l’équipe pédagogique est épuisée par les efforts de maintien d’une discipline minimum pour éviter qu’un incident fâcheux n’arrive.
Il y a quelques années, lors d’une réunion pédagogique, un inspecteur a affirmé que la gifle restait au yeux de la loi un outil éducatif, mais le droit étant loin d’être ma spécialité, je n’ai jamais pu retrouver cet article de loi.
En tant que père de famille, j’ai pu constater la souffrance de ces enfants au travers des miens, ayant choisi « douloureusement » de les laisser dans le collège public de leur secteur (pas le même que le mien, mais dans la même ville à quelques quartiers de distance).