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InVinoVeritas

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  • InVinoVeritas 20 mars 2008 15:44

    En relisant ce qui a déjà été écrit, je m’aperçois que personne ne revient sur le commentaire de Rage.
    Au lieu de ça, s’affrontent des "libéraux", soi-disant libérés de toute idéologie, qui ne cessent de cracher sur les fonctionnaires (qui seraient des fainéants qui ruinent le pays, et qu’ils opposent aux travailleurs productifs dont ils font, évidemment, partie) et des défenseurs du service public trop enclins (à mon goût) à contrer point par point ce qui doit être rejeté en bloc.
    Rage soulève les vrais problèmes et propose des solutions (partielles il est vrai) que je partage globalement à l’exception de la suppression des départements : ce sont plutôt les Régions, création récente et superfétatoire, qu’il faudrait supprimer.
    Les instances au pouvoir à Bruxelles, non élues faut-il le rappeler, ne jurent que par le libéralisme, gage d’efficacité selon elles.
    Or le coût d’un service ne se limite pas au coût financier. Le défaut essentiel du libéralisme est qu’il occulte les coûts sociaux et environnementaux ainsi que les coûts induits.
    Première question : que faire des fonctionnaires occupant des emplois que la privatisation ( dont la loi en question est la "préfiguratrice" pour employer un mot à la mode cher à mon ministre (eh oui, je suis fonctionnaire)) va supprimer ?
    Deuxième question : le mode de management du privé (qu’on tente d’introduire dans la fonction publique) est-il de nature à motiver les agents dont bon nombre aujourd’hui ont un réel sens du service public, n’en déplaise à leur détracteurs. La recherche de l’efficacité à court terme et la précarité de l’emploi sont facteurs de stress (on en parle beaucoup ces jours-ci) ; à mettre en relation avec l’absentéisme et la consommation de psychotropes. L’idée qu’il est nécessaire de contraindre les gens pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes relève d’une idéologie très dangereuse qui, poussée à l’extrême, conduit à des dérives de type fasciste.
    Troisième question : indépendamment du coût, le service est-il mieux rendu lorsque c’est une entreprise privée qui le fournit ?
    Le contre-exemple du système de santé britannique ne remet pas en cause le mode de fourniture du service (public ou privé) mais l’organisation de celui-ci. Car le problème central est celui de l’organisation. Pour ma part, je suis convaincu que c’est la taille de l’entreprise plus que sa nature (publique ou privée) qui détermine son "efficacité" (guillemets car il s’agit uniquement de l’efficacité restreinte au sens comptable). Il semble même que les mastodontes publics fonctionnent mieux que les privés qui, de toute façon, sont atteints des mêmes maux : le syndrome de l’"armée mexicaine" et l’idéologie de l’organigramme. Ce ne sont pas les travailleurs "de base" qui sont trop nombreux dans la fonction publique, au contraire. Ce sont aussi les textes qu’ils doivent appliquer qui sont trop compliqués, voire contradictoires ou sujets à interprétation, pondus par des énarques en mal d’occupation appliquant la maxime "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?". Etc.
    Un exemple d’effet pervers de l’application d’une démarche libérale :
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2007/10/15/moins-de-fonctionnaires-mais-plus-%c2%ab-productifs-%c2%bb-une-edifiante-etude-de-cas-a-la-poste/
    Pour conclure, comme le dit justement Sobriquet :
    "Ce n’est pas parce qu’une réforme est nécessaire qu’il faut accepter la première réforme venue..."

     







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