En
logique capitalistique internationaliste et nationaliste ce serait du
pareil au même écrivez- vous, comme disait ma grand mère en son
temps. C’était vrai hier, ça l’est encore aujourd’hui et le restera
demain tant que l’Etat national sera sous l’emprise de la bourgeoisie
nationale soutenu par les transnationales économiques et
financières.
A mon
sens, si j’ai bien compris, il conviendrait d’attendre que les
conditions objectives d’une révolution mondiale soient réunies et
fassent que le prolétariat (mondialisé) accède au pouvoir. Autant
dire comme les anglais « wait and see », restons l’arme au
pied en attendant que le fruit mûrisse abstenons-nous d’aller aux
urnes lors de la prochaine élection présidentielle française.
Compte
tenu de la personnalité des candidats présentés par les médias,
tous européistes, autant écrire mondialistes vous avez peut être raison, je n’en suis pas convaincu.
Cependant
rien n’est immuable et à chaque jour suffit sa peine mais tout peut
s’accélérer ce n’est qu’affaire de prise de conscience d’un plus
grand nombre :
Le
Manifeste communiste tire les leçons de l’ensemble de l’’histoire,
qui montre dans l’État un organisme de domination de classe et
aboutit à cette conclusion nécessaire : le prolétariat ne
saurait renverser la bourgeoisie avant d’avoir conquis le pouvoir
politique, avant d’avoir établi sa domination politique, d’avoirt
érigé en État le « prolétariat organisé en classe
dominante » ; et cet État prolétarien commencera à
s’éteindre dès sa victoire, l’État devenant inutile et
impossible dans une société où les contradictions de classes
n’existent pas. La question de savoir en quoi doit consister, du
point de vue du développement historique, cette substitution de
l’État prolétarien à l’État bourgeois n’est pas posée ici.
Cette
question, Marx la pose et la résout en 1852. Fidèle à sa
philosophie du matérialisme dialectique, il prend comme base
d’expérience historique les grandes années de la révolution de
1848-1851. Là, comme toujours, la doctrine de Marx dresse un bilan
de l’expérience vécue éclairé par une conception philosophique
profonde et par une connaissance étendue de l’histoire.
La
question de l’État est posée de façon concrète : comment
est né historiquement l’État bourgeois, la machine d’État
nécessaire à la domination de la bourgeoisie ? Quelles
transformations,
Quelles
évolutions cette machine d’État a-t-elle subies au cours des
révolutions bourgeoises et lorsqu’elle s’est heurtée aux
mouvements d’indépendance des classes opprimées ? Quelles
sont les tâches du prolétariat à son égard ?...
Extrait
version électronique de L’Etat et la révolution- Lenine. La
conclusion s’impose d’elle même à tout marxiste Leniniste que
vous n’etes pas.. Pourtant,
en France, l’élection
présidentielle de 2022 offre l’ opportunité
de modifier le rapport des forces en présence sur l’échiquier
politique national à la condition d’élaborer un programme de nature
répondre aux attentes du peuple de France en particulier des
abstentionnistes patentés par défaut..
En
attendant « tout ou rien » d’un hypothétique Grand soir, la
politique des petits pas faite d’avancées, parfois de reculs et
d’erreurs a aussi ses vertus elle a fait qu’un bipède arboricole
soit devenu progressivement sapiens sapiens, hélas sur des lits de
cadavres, il lui reste encore à s’humaniser avant sa disparition
prochaine, inéluctable, car il n’est que de passage sur cette
planète qui lui « survivra » plusieurs milliards
d’années...
De
cet aspect les verts devrait cesser de se prendre pour le nombril de
l’Univers.
@Robert Bibeau En écrivant : « Les frontières nationales chauvines n’ont pas leur place au sein de la société prolétarienne communiste à venir » vous énoncez une évidence tout en laissant la porte ouverte à des frontières nationales non chauvines mais surtout vous omettez le fait que vous ne verrez pas la société communiste advenir, les enfants de vos arrières petits enfants non plus. Vos multiples discours, toujours sur les mêmes bases, les condamnent à attendre, contemplateurs, indéfiniment, un hypothétique grand soir que comme soeur Anne ils ne verront pas venir...