Cela dit, lorsque vous aurez noté que certains braillent à tout vent que chacun a le droit de vivre où il lui plaît, pourvu qu’il soit tunisien, syrien, sénégalais ou tout ce qu’on voudra, et que ce sont exactement les mêmes qui veulent faire des horreurs à Depardieu parce que lui, eh bien il veut vivre en Belgique, vous aurez encore fait un petit pas de plus vers l’indignité nationale.
Cela s’explique par le fait que les premiers sont sincèrement francophiles, fascinés par notre raffinement et notre culture mondialement admirées, et de plus parfaitement désintéressés.
Ils veulent s’abreuver à nos valeurs, se fondre dans notre si accueillante république, et apporter leur pierre à l’édifice national.
Depardieu, lui, n’est qu’un vil traître, uniquement motivé par ses intérêts et sa pingrerie, et il conviendrait de le déchoir de tous ses droits : plus d’accès à Pôle-Emploi, plus de CAF, ni d’allocation-logement. plus de carte Navigo à l’oeil, aucune alloc, même pas celle de rentrée scolaire.
Et pour finir, le déchoir de sa nationalité, qui est aussi la nôtre, mais que nous ne voulons plus partager avec lui.
Tout cela pour le punir de son ingratitude, et pour nous avoir obligé à le regarder dans des films payants, même si certains, comme Astérix, étaient un peu durs à comprendre.
après avoir lu l’article, dont le message volontariste m’a bien plu, ( mais n’est-ce pas un voeu pieux ?), et toutes les réactions si observatrices ou parfois nostalgiques, je n’ai pu m’empêcher de me poser une question :
le coupable désigné serait l’influence pernicieuse des médias qui détournent nos innocents pucerons de la saine lecture.
La France, en bonne habituée des mauvaises places, quel que soit le classement, émarge à la 29° place sur 45.
C’est un peu moins bien que le classement de nos universités les plus prestigieuses au classement de Shangaï.
En tout cas, ce n’est pas en tête ici non plus.
Pour Shangaï, la parade avait été trouvée : ce classement diabolique était établi sur des critères américains, donc sulfureux pour tout intello français : on se base sur le nombre de travaux de recherche publiés.
En France, on cherche, beaucoup, mais on publie rarement.
Pourquoi ?
probablement pour continuer à chercher, et il y a ainsi de belles quantités d’enseignants-chercheurs qui cherchent essentiellement leur chemin, pour rentrer chez eux le soir venu.
En Primaire, notre ancien point fort (depuis Jules Ferry), la chute est tout aussi nette :
nos gamins sont victimes de ces horribles médias.
On suppose donc que les 28 pays placés devant nous ont le bonheur de ne pas posséder de médias,ou très peu, alors que les 15 qui sont derrière nous doivent en posséder des quantités énormes.
On aimerait connaître les noms de ces heureux pays préservés, et de ces enfers peuplés d’analphabètes.
Pas un mot sur les méthodes d’enseignement, pas une critique envers ces profs formatés irréprochables. A la rigueur, on pourrait signaler l’influence notoirement néfaste des années Sarkozy qui ont lancé dans l’arène de jeunes profs victimes de leur inexpérience, puisque pas ou peu formés.
Il faudrait donc admettre que la majorité des enseignants actuellement en poste ont été recrutés depuis une petite dizaine d’années, et sont nuls et mal-formés.
C’est une hypothèse.
Ou alors que ces jeunes profs si mal préparés ont réussi à eux tous seuls à détruire en un temps record l’excellent niveau de notre enseignement primaire.
C’est une autre possibilité.
La troisième, que je ne retiendrai pas, c’est que depuis de très longues années, la nullité prétentieuse de nos enseignants, surtout dans le primaire, le j’m’en-foutisme bien appuyé sur des valeurs de gauche tellement sottes que même un primate illettré pleurerait des larmes de sang, et une bonne pincée de laxisme syndical complaisant, ont eu un effet-retard que nous constatons maintenant.
Nos Universités boîtillantes ne valent pas grand-chose, nos collèges produisent de la violence à défaut d’autre chose, et voilà notre école primaire qui rivalise avec la Moldavie.
Combien d’élèves qui sortent de cette usine à gaz sans savoir lire, ni écrire ?
Combien finissent sur les rotules sans avoir aucun diplôme ?
Combien ont juste envie de cogner sur leurs profs ?
Comme l’évoquait avec justesse un enseignant il y a peu, il faut penser au suicide.
Même Philippe Meirieu, le pédagogue-destructeur le plus vantard des vingt dernières années,a décidé qu’il valait mieux tenter sa chance comme député-écolo que de rester dans ce marécage.
Et pour couronner le tout, on fait semblant d’être étonnés que les jeunes sortant de la Fac manquent quelque peu de vocation, et rechignent à passer les concours de l’enseignement.
Alors, tout cela, c’est la faute à qui ? aux Américains ? à Sarkozy ? aux Allemands ou aux Grecs ?
ou bien sûr à ces médias détestables que nous consultons uniquement la nuit, en cachette ?
Le p’tit Cahuzac, il suffit de le voir, avec son air sincère et son sourire épanoui ; on comprend tout de suite qu’il n’a pas de ruse, pas un sou de malice.
Il a la main sur le coeur, et le coeur sur la main.
On devine qu’il ne sait même pas où se trouve la Suisse.
Bien sûr, il est spécialiste en implants, mais uniquement les implants-A, pas les implants -B, comme certains malhonnêtes qui feraient bien de balayer devant leur compte en banque.
Les ministres EELV qui ont trois livrets A, on en parle ?
Et ceux qui ont de fausses cartes Navigo ?
Cahuzac est un type honnête, d’ailleurs il le dit lui-même.
Moi je dis « Haro sur Médiapart », qui médit ( comme son nom l’indique) tous azimuths.
Avant c’était la Droite, maintenant c’est la Gauche.
Ces gens n’ont pas de valeurs, ni de convictions, et sont probablement rémunérés par l’étranger.
Pour une fois sur ce site, on abandonne les sinistres analyses sur l’anti-islamisme ou les soidisantes « révolutions du printemps arabe ».
Moi j’ai bien ri, et j’ai reconnu pas mal de mes connaissances dans le portrait.
Pas étonnant que l’auteur ait déclenché l’habituelle avalanche de commentaires méprisants venant de notre gauche « oeufs-de-lump », celle qui voudrait bien du caviar, mais qui n’en a pas les moyens.
Tous ces adeptes du prêt-à-penser totalitaire qui n’arrêtent pas de se sentir si nobles et si généreux, parce qu’ils parlent si bien et si facilement des sans-papiers, des banlieues et de la diversité.
Tous ceux qui n’arrêtent pas de regretter que Mélenchon ne soit pas passé, ce vieux cheval de retour, ce politicard usé mais rusé qui a trouvé une façon de parler aux ânes et de les rendre
encore un peu plus enflés.
Tous ceux qui sont pour le DALO, la réquisition des apparts vides ( sauf bien sûr le studio qu’ils louent au noir).
Tous ces petits fonctionnaires aigris et radins qui se sentent victimes de la crise parce qu’ils ont du mal à payer des Ray-Ban à leurs lardons.
Tous ces frustrés gagnepetits qui sont si fiers (secrètement) lorsqu’on les traite de bobos.
Moi, les gauchos, j’aime les écouter, et cela me manquerait s’ils n’étaient plus là, parce que, il faut quand même l’avouer , quand on écoute Duflot, ou Mamère, ou Mémère Joly, on n’est jamais déçu.