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Jean-Luc B.

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  • Jean-Luc B. 30 juillet 13:50

    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre article. La laïcité est bel et bien un thème sur lequel il est important de revenir.

    Selon les observations que je fais à ce sujet, je crois pouvoir affirmer que le concept de laïcité est en train de progresser bien au-delà de la définition d’une simple séparation entre le spirituel et l’Etat pour devenir une sorte de déclaration de foi à part entière conforme au « bien-penser » actuel que je ne peux m’empêcher de comparer à une religion. On se souvient notamment du problème posé par la présence de crèches de Noël dans quelques mairies comme si la commémoration d’un évènement religieux chrétien devenait interdit en France.

    Au moment où l’humanité se trouve confrontée à des difficultés gigantesques et complexes, il apparaît comme certain qu’un retour à des valeurs fondamentales et transcendantes soit indispensable.

    J’ai beaucoup voyagé et ai entendu de nombreuses critiques face à l’Occident et celle qui revenait le plus souvent résidait dans notre absence de religiosité et notre matérialisme et il ne s’agissait pas de pays arabes.

    Il est évident que la foi en un Dieu quelque soit Son Nom suppose la reconnaissance de quelque chose qui dépasse l’humain, la société et les lois. L’ancienne définition de la laïcité l’acceptait, la vision actuelle entre très nettement en conflit avec cette acceptation d’une transcendance pour imposer une vision, presque une religion, laïque.

    Reste évidemment la discussion sur la valeur des positions spirituelles et des limites de leurs applications ; là il y aura de quoi passer des siècles...



  • Jean-Luc B. 9 juin 19:45
    PMA : la nature a ses raisons que la raison ne connaît pas !

    En paraphrasant l’adage de Blaise Pascal « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas », je porte volontairement l’attention sur le centre du débat concernant la nouvelle loi de bioéthique et notamment sur la question de la PMA. En opposant le cœur à la raison, Pascal distinguait ce qui a trait à cette sorte de perception d’une vérité profonde que l’on sait authentique sans nécessairement pouvoir la prouver d’une conception de la raison construite sur des justifications considérées comme rationnelles. Et si j’établis ici un rapprochement direct entre cœur et nature en substituant un terme par l’autre, c’est bien parce qu’il existe des liens profonds entre l’un et l’autre et qu’en y regardant bien, cœur et nature vont bien de pair.

    Etre contre ou pour la PMA revient en quelque sorte à indiquer ce à quoi l’on donne la priorité : être sensible d’abord à ce que l’on perçoit comme issu d’un ordre naturel qui soit en-dessus de sa volonté propre ou de ses souhaits ou au contraire écouter les multiples justificatifs, idéologies que l’on entend à longueur de temps ou son propre ego. Ce n’est pas un hasard si l’un des principaux adversaires à ces nouvelles lois est l’Eglise Catholique. Car derrière ce débat se cache bel et bien une question de transcendance ou de sacré pour les uns et une raison suffisante de justification par des raisons sociales ou toutes personnelles pour les autres.

    On parle de débat, mais sur ce sujet il serait plus exact de parler de l’impossibilité même de discussions contradictoires car la philosophie et la source des arguments des deux parties sont de nature tellement différentes qu’elles n’offrent sur le fond aucune convergence possible. Seules des compromis(sions) sont envisageables ou des ponts lancés entre les différents points de vue. La question au final se résume davantage en un choix personnel sur la base de ce que l’on considère comme important dans la vie.

    La nature a ses raisons, est-ce que l’on n’oublierait pas ici que cela fait des centaines de millions d’années que la vie s’est développée sur Terre principalement grâce à la reproduction sexuée et ici par un texte de loi, élaboré durant un peu plus d’un an, on abrège et on met fin à ce qui est la règle qu’on le veuille ou non. Le clivage est on ne peut plus marqué et constitue un véritable bouleversement de fondements plus qu’ancestraux qui mériterait une prise de recul beaucoup plus important. Et il y a tout lieu de penser que l’on franchit ici allègrement une ligne rouge qui sera nécessairement lourde de conséquences sur le choix du monde vers lequel on se dirige.

    Au moment où l’on voit les méfaits de l’humanité sur la planète et que l’on sait que l’on va vers une apocalypse probable si rien ne change, il y aurait lieu de davantage se questionner quant à la légitimité que nous pourrions avoir à ne pas respecter les limites et les règles de fonctionnement de la nature en lui imposant nos propres envies et cupidités. Et dans le cas de la PMA et d’autres lois bioéthiques, la nature c’est NOUS !

    La société humaine fonctionne le plus souvent sur la base de lois. L’une des tâches des gouvernements consiste d’ailleurs à écrire et à voter des lois. Si cela est quelque chose de souhaitable et d’indispensable nous avons toutefois certainement tord de croire que tout puisse se résumer à des lois, quelles que puissent être leurs mérites et qualités. On peut à ce sujet regretter que les législations actuelles aient délaissé ce que l’on appelait la loi naturelle et les lois coutumières basées sur l’usage commun. La distinction est subtile mais néanmoins essentielle. La loi actuelle est quelque chose comme gravé dans le marbre, qui indique ce qui est faisable de ce qui ne l’est pas, qui définit les relations, etc. Mais du même coup elle acquiert la compétence de définir ce qui est la norme, qui distingue ce qui est normal de ce qui ne l’est pas.

    C’est dans cette question légale que réside une autre difficulté de ces lois de bioéthiques, c’est justement qu’elles soient inscrites une fois pour toutes dans la loi (du moins jusqu’à leur éventuelle modification future) et prennent en même temps un caractère de normativité modifiant peu à peu la société toute entière et qui à son tour engendrera bien d’autres réformes légales en cascade que l’on n’aurait pas pu prendre autrement (cf. Le mariage pour tous)

    Une réforme de la législation allant dans le sens d’une réintroduction de la loi coutumière en parallèle aux autres lois permettrait à mon avis une prise en compte beaucoup plus nuancée de la réalité en différenciant clairement ce qui fait partie de la norme de ce qui est admis à titre d’usage adapté à l’évolution sociétale. Mais ce point relève des juristes et je n’ai pas la compétence de m’exprimer à ce sujet.

    Dans le cas de la PMA, on définit donc qu’il est normal, pour ne pas dire naturel, que deux femmes puissent engendrer un enfant, qu’une femme puisse être mise enceinte sans la participation d’un homme.

    Pour finir sur une touche un peu plus « légère », j’imagine un conflit conjugal dans un avenir proche où madame vient dire à monsieur « Pauvre connard, tu ne me sers à absolument rien, même pour avoir un gosse je n’ai pas besoin de toi. Et en plus je peux avoir beaucoup mieux que toi, en choisissant sur catalogue le père idéal avec lequel je n’aurai jamais le moindre souci… ». Bien du plaisir en perspective…




  • Jean-Luc B. 27 avril 2020 23:00

    L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui… a vu l’ours !

    Avant même que d’aborder les questions soulevées ici à juste titre, il convient de souligner un non-sens dans la mise en place même de cette application. On ne sait pas à quoi elle ressemblera mais on peut se demander comment elle fonctionnera. Qui lui indiquera que vous êtes ou non porteur du virus ? Personne n’en parle et pourtant c’est essentiel.

    Si on part de l’idée que son installation est volontaire, on peut imaginer que c’est vous qui le lui indiquerez. Sans pouvoir être testé au covid-19, la fiabilité de votre déclaration sera donc déjà dépendante de ce que vous savez. Ou bien ne seront déclarés comme porteurs du virus que ceux qui sortent de l’hôpital ou ont été diagnostiqués et l’application sera alors configurée par le médecin. On n’en sait rien.

    Dans le premier cas, le système fonctionnera sur un flou important tant qu’il n’y aura pas de tests massifs et dans le second cas le nombre de porteurs déclarés sur le système sera faible et pas insuffisant pour tracer les contaminations possibles.

    Ensuite c’est encore pire : examinons cela de plus près.

    L’application que vous porterez dans votre poche détectera si vous passez près d’une personne contaminée (à portée de Bluetooth). Elle vous enverra alors une alerte.

    Quel sera ensuite son comportement ? Attendra-t-elle que vous fassiez un test et que vous vous déclariez vous-même comme positif ou va-t-elle automatiquement vous inscrire comme contaminé à votre tour sans vous avoir consulté ?

    Imaginez que vous fassiez vos courses. Vous croisez quelqu’un de positif… chaque personne que vous croiserez ensuite recevra à son tour une alerte et ainsi de suite, en cascade.

    Vous serez positif si vous êtes l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Quelle belle pagaille, mais c’est vrai, on n’en sait rien, comme d’habitude !

    Et qu’est-ce qui m’empêcherait si j’avais un mauvais esprit de me déclarer malade, question de rigoler de propager des alertes en cascade ?

    En conclusion : même avant d’aborder tous les sujets importants dont vous parlez, la base même de cette appli est déjà sujette à caution et dans tous les cas, non fiable sans que ne soient effectuées des tests massifs de dépistage. 



  • Jean-Luc B. 18 septembre 2019 13:20

    @shadrack
    Bonne analyse qui replace la question dans un contexte plus large. Effectivement, la composante religieuse est à prendre en compte. Quel programme en perspective !



  • Jean-Luc B. 18 septembre 2019 13:00

    Un grand merci pour votre article qui envisage ce que pourraient devenir les relations hommes-femmes.

    En tant qu’homme (oh quelle horreur !) je retrouve mon propre malaise dans ce que vous dites et combien de fois il m’arrive d’imaginer un monde futur où hommes et femmes deviendraient comme des espèces à part.

    Fini la spontanéité, nécessité de filtrer tout ce qui de loin ou de près pourrait avoir la moindre connotation sexuelle, mise au pas obligatoire à la police de la pensée correcte et égalitaire où il s’agit de mettre un flic dans son cerveau, etc. Il m’arrive même parfois de penser que la normalité passe du côté des LGBT et que ma constitution d’homme devrait être vue comme une maladie chronique incurable...

    Au secours, où en sommes-nous ?

    De manière plus réaliste, j’analyserais la situation comme une indifférenciation progressive des sexes au nom du sacro-saint principe d’égalité. En arithmétique 2 + 2 font 4. Mais c’est une adition de chiffres. Là il s’agit de rendre égaux des êtres différents disant « un homme = une femme ». C’est absurde ! 

    Ce que je crois malheureusement voir se profiler, c’est un monde de plus en plus normé dans lequel il va falloir raboter les différences de sexe comme si elles n’existaient pas, où un homme = une femme = un homosexuel = une lesbienne, etc.

    Si tout va « bien » il surgira peut-être une distinction admissible socialement : votre valeur marchande qui vous distinguera les uns des autres...

    Si quelqu’un sait où est la sortie de ce monde-là, je suis preneur.

    D’ailleurs, entre mecs, on devrait sérieusement commencer à bousculer tout cela.

    Mes amitiés à ceux qui pourraient être en voie d’extinction...


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