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Jean-Paul Nerrière

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  • Jean-Paul Nerrière 29 septembre 2007 09:48

    Article intéressant, mais qui réclame une mise au point sur le « globish » dont l’auteur n’a qu’une connaissance fragmentaire et inexacte, comme vraisemblablement nombre de lecteurs.

    Le terme s’est en effet répandu et est souvent utilisé à mauvais escient, pour désigner, un peu par dérision, un anglais approximatif. Inexact. J’en suis le créateur, et peux donc en parler.

    Tous les détails sur « www.jpn-globish.com ». L’inspiration (fort ancienne) du globish m’a conduit à écrire sur le sujet au terme de 35 ans de carrière exclusivememnt dans les entreprises multinationales, avec souvent des responsabilités planétaires à de très hauts niveaux (Vice Président d’IBM USA, Directeur commercial d’Automobiles Peugeot, entre autres). Les livres écrits sur le sujet expliquent pourquoi et comment ça marche, montrent que l’anglais idéal est superflu et même nuisible ; l’expérience vécue comme l’accueil actuel démontrent concrètement la validité de l’idée. En bref :

    « Globish » est une marque déposée, et représente donc un concept très précis. En tant qu’auteur et inventeur de l’idée, je ne suis pas un ennemi de l’anglais, mais un partisan d’un anglais moins élitiste que celui de nos voisins d’outre Manche, ou que nos amis d’outre Atlantique. Et moins élitiste surtout que celui que certains enseignants m’ont dit vouloir transmettre exclusivement.

    Leur démarche ambitieuse laisse trop d’apprenants au milieu du gué d’un fleuve trop large pour qu’ils atteignent tous l’autre rive. N’êtes vous pas nombreux à vous y être noyés, et à vous retrouver incapables de communiquer internationalement, malgré sept ans d’apprentissage ?

    Je préconise qu’on propose partout de traverser une petite rivière dont les apprenants rejoindraient plus certainement une autre berge peu distante, bien ferme et suffisante, de laquelle les talentueux pourraient alors partir pour traverser le grand cours d’eau qui conduit dans les parages d’Oxford.

    Tout le monde vous le dira, il est plus facile de communiquer en anglais avec un Colombien ou un Ukrainien qu’avec un Californien. C’est que les deux premiers ont, en anglais, des limitations instinctivement voisines ; limitations que l’Américain ignore dans sa langue trop complexe pour nous et pour les au moins 88% de l’humanité qui ne sont pas nés Anglophones. Le globish veut systématiser ces limitations, les rendre cohérentes ; plus elles sont identiques, plus la communication est efficace. Il suffit d’organiser l’anglais devenu ainsi universel.

    Néanmoins, c’est encore un anglais parfaitement correct. Simplement les phrases sont courtes, le vocabulaire est limité à 1500 mots qui suffisent à tout exprimer, la prononciation est compréhensible, la grammaire évite quelques complications superflues. Un logiciel permet à tout rédacteur d’identifier les mots trop compliqués, et suggère les synonymes ou les périphrases propres à les remplacer.

    Illustration : remplacer « nimiety » par « a quantity much larger than is needed » sera toujours de l’excellent anglais, mais aura le privilège d’être compris par dix fois plus de personnes dans le vaste monde.

    L’effort à faire pour y arriver n’est pas si considérable : il est observé que nos concitoyens détiennent tous un vocabulaire déjà confortable, les moins avancés connaissant assez bien quelques 500 mots pas encore oubliés, ou fréquents dans la pollution du français ; et ceux qui ont laissé leur anglais en jachère après le secondaire entre 800 et 1000 sur les 1500 mots retenus dans le globish. Évidemment, certains pensent que « patch » ne veut dire que « pansement », mais ce n’est pas encore trop inexact pour engendrer des contre-sens dramatiques.

    Le premier problème est que la prononciation est déficiente, pour la raison que l’apprentissage se fait essentiellement par l’écrit (contrairement à la langue maternelle, parlée bien avant de commencer alphabet), et par insuffisante insistance sur l’accentuation tonique, peu accessible à nos oreilles puis à notre larynx.

    L’autre difficulté se trouve dans la construction des phrases, cruellement mal maîtrisée. Les Français ont ainsi les briques (les mots), mais il leur manque le mortier et la technique pour construire le mur de la maison, et ils restent donc dans le froid à la belle étoile.

    Le sujet du globish est traité dans deux ouvrages en français, déjà traduits en Coréen, Italien, Espagnol, et en pourparlers dans trois autres pays immenses. La couverture médiatique considérable, y compris en anglais, en Grande Bretagne, en Inde et aux USA dans les plus grands organes de presse. Plusieurs articles en anglais, espagnol et italien sur « www.jpn-globish.com ». Et aussi la possibilité de m’y écrire.

    Pour reprendre le raisonnement de Krokodilo, je conseille de googler « globish ». Vous y trouverez nombre de pages dans lesquelles la communauté espérantiste dénigre amèrement le globish avec nombre d’arguments en dessous de la ceinture, la plupart tendancieux car ne tenant pas compte de ce qui a été écrit sur le sujet par son auteur. Immense honneur pour mon idée qui n’a que trois ans de notoriété, de la part d’une initiative largement plus que centenaire. Merci à l’Espéranto de désigner ainsi le globish comme un concurrent crédible. A une époque de notre histoire, les nobles ne se battaient pas avec les manants, mais les faisaient rosser par leurs domestiques. L’Espéranto, en croisant le fer avec le globish le signale comme de haute noblesse. Cette reconnaissance est très appréciée...

    En fait, les deux idées ne sont pas concurrentes. Les comparer est aussi inepte que de discourir sur les qualités respectives du dauphin et du faucon. L’Espéranto veut être une langue, avec une culture, une littérature. Belle ambition, dont malheureusement il faudra patienter mille ans de plus pour qu’elle quitte le domaine du hobby et se concrétise à l’échelle rêvée par le créateur. Le globish n’est qu’un outil:si vous voulez déguster Oscar Wilde, apprenez l’anglais, le vrai. Le globish est en revanche suffisant pour faire des affaires ou du tourisme partout dans le monde, en terre anglophone et ailleurs où il donne une supériorité claire aux globiphones sur les anglophones. Paradoxe ? Lisez les livres sur le sujet. Plus dans le site recommandé plus haut.







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