désolé de prendre le débat en fin de course. Mais tout de même, je ne pouvais pas ne pas noter un argument utilisé ici, et fréquemment par ailleurs, alors qu’il est de toute évidence faux. A savoir :
« Pourtant, nous avons de quoi faire : le Louvre possède 300 000 oeuvres à lui seul, dont à peine 10 % sont exposées. Il faut dire que notre pays s’est fait fort d’interdire toute vente du patrimoine national, envoyant ses centaines de milliers d’oeuvres non exposées dans des hangars où elles disparaissent dans l’oubli »
si cet argument a vocation à être utilisé de façon significative dans le débat pour le prêt des oeuvres à longue durée, alors il faut l’examiner avec attention. Or l’idée de réserve pleines à craquer est fausse, et il faut différencier les situations. Si la réserve de dessins du Louvre est forcément incroyable (les dessins sont exposés pour des durées limitées), celles de la collection des peintures ne contiennent plus de Chef d’oeuvres, voire même d’oeuvres « présentables ».
Du coup, il est intéressant reconsidérer le débat, sans l’apport de cet argument. S’agit il vraiment de faire voyager au grand air des oeuvres injustement condamnées à l’oubli ? Ou s’agit t’il tout simplement de prêter des oeuvres uniques, forcément déja accessibles au public français ?