Déçu par la formule du débat 2X5... J’aurais vraiment aimé un débat à l’américaine, ou comme lors des primaires socialos : tous les candidats, placés après tirage au sort, face à la caméra et à 2 ou 3 vrais journalistes...
La dette française représenterait 150% du PIB... Je n’ai encore jamais entendu de réfutation à l’argument « mélenchonien » (sûrement tiré de son équipe d’économistes, dont jacques Généreux) selon lequel il est curieux que l’on rapporte l’équivalent d’en moyenne 7 ans d’endettement à une seule année de PIB... Peut-être que le novice en économie que je suis va enfin avoir une explication ?
Devrait se méfier not’ président d’origine hongroise !!! A malin malin et demi : qu’il regarde plus loin que le bout de son nez -que ce Pinocchio a pourtant très long !!!- et quelques années en arrière... Ça s’est passé dans un pays cher à Mélenchon : le Venezuela... Là-bas, un politicien de droite a voulu jouer au finaud en amnistiant un certain lieutenant-colonel qui s’était rendu coupable de soulèvement militaire en soutien à une population qui crevait au paradis néo-libéral gentiment géré par une alternance centre-droit centre-gauche (le PS local) depuis 40 ans ; ledit politicien croyait mettre les bâtons dans les roues du PS local en instrumentalisant le lieutenant-colonel et en jouant sur la peur du « rouge »... Mal lui en a pris car l’instrumentalisation a foiré lamentablement et avec l’accession démocratique de Chavez (notre fameux lieutenant-colonel) au pouvoir porté par une vague populaire toujours réelle de nos jours, c’est l’édifice de l’ancien système qui s’est effondré comme un château de cartes (pour résumer : les vénézuéliens sont passés de leur 4e République à une 5e)... Le « red devil » (dixit le Telegraf) Mélenchon et nombre de dirigeants du FdG le disent de plus en plus : ce qui se passe dépasse de loin leurs modestes personnes, ce qui monte du fond ne sera pas arrêté par des manoeuvres de basse politicaillerie, et emportera sur son passage et Sarko et la coquille vide qu’est devenu le PS...
« Le rouge, quelle belle couleur ! Les historiens constatent entre 20 et 100 millions de morts. » Ça c’est de l’argumentation qui argumente !!!! J’admire ces gens qui ont la faculté d’envoyer en 2 lignes et quelques clichés des centaines d’années d’Histoire... C’est tellement simple le monde et l’histoire vus ainsi...
"qu’il ait constitué une cour autour de lui, cela peut à la limite se
comprendre, mais de là à ce que les gens vote une fois de plus pour lui,
cela sera une énigme des temps modernes que nous devons résoudre." 2 pistes à explorer selon moi : -une forme de pathologie nationale, à l’échelle d’un pays et d’un peuple qui se perçoivent comme dévalués, déconsidérés, déboussolés (un peu comme l’Allemagne des années 30 rongée par l’humiliation et le désir de revanche qui a élu Hitler) ... -une puissante entreprise de décervelage via la caste politico-médiatique qui laisse le citoyen sans ressources et incapable de détricoter le story-telling dévastateur qui s’impose jusqu’à anestésier tout esprit critique...