Comment avez-vous pu oublier Blade Runner de Ridley Scott dans votre liste ! Et Total Recall et Robocop de Verhoeven ? Et I Robot et Dark City de Alex Proyas ? Et le fabuleux Minority Report de Spielberg, film ô combien d’actualité aujourd’hui dans une société comme la nôtre où chaque citoyen est devenu un coupable potentiel et où l’on s’efforce d’empêcher de nuire des individus pourtant innocents au regard de la loi (cf. le fichier Edvige dernièrement ) ! On peut citer aussi Sunshine De Danny Boyle et le méconnu Eden Log de Franck Vestiel qui se font l’écho tous deux des préoccupations actuelles concernant le problème écologique. On peut remonter aussi jusqu’au Metropolis de Fritz Lang. Bon, je vais m’arrêter là. Car les films qui proposent un "avenir mal barré", ce n’est pas ce qui manque. Surtout dans le cinéma de genre, qui mériterait un peu plus d’intérêt de la part des gens dans la mesure où ses thématiques sont généralement très en phase avec l’actualité immédiate.
Par contre, concernant La Nuit des Morts Vivants, vous vous trompez : avec ce film, Romero ne se projette pas dans le futur. Il parle au contraire du présent, celui de la fin des 60’s et du début des 70’s : le Viet-Nam et la jeunesse américaine sacrifiée, le droit des Noirs et des femmes, etc.
"Il se confirme qu’Arlette Chabot n’a pas de couilles".
C’est exactement ce que j’allais écrire.
N’oublions pas que Madame Chabot est une grande copine de Nicolas Sarkozy et que, comme lui, multiplier les révérences devant les puissants, au mépris de sa propre dignité, est comme une seconde nature.
En tout cas, cet incident Pujadas-Juncker confirme tout le bien que l’on peut penser du 20 heures de France 2 qui s’est considérablement amélioré depuis la rentrée et propose un vrai contenu (une exception cependant : l’hommage très lourd rendu à soeur Emmanuelle). Hélas, avec la reprise en main du service public par Sarko prévue pour janvier, cela ne devrait pas durer longtemps. Bref, à partir de 2009, on ne verra pas de sitôt un "grand" dirigeant se faire rentrer dedans sur un plateau...
Hier soir, chez Pujadas, une demi-heure consacrée à la disparition de la religieuse, avec des guest stars en veux-tu en voilà (Kouchner, Drucker, etc.). Un telle hystérie commémorative est tout simplement inadmissible sur le service public. Dans un état laïc qui plus est !
Je ne cherche pas à minimiser l’action caritative de soeur Emmanuelle. Ce qu’elle a fait au Caire est humainement beau, c’est clair. Mais, merde, étaler sa disparition sur une demi-heure dans le difficile contexte actuel, où le monde est en train de se muer sous nos yeux, et reléguer les autres informations à de simples vignettes, j’appelle ça une faute professionnelle, moi !
Reichelt s’est élancé du deuxième étage de la tour Eiffel, dites-vous ? Il me semblait que c’était du premier. D’ailleurs, si vous parlez d’une hauteur de 58 mètres, ça doit être forcément du premier. Enfin, cela reste un détail. Le principal, c’est que votre article soit très intéressant.
Vous avez tout à fait raison de la première et à la dernière lettre de votre intervention.
Même si, effectivement, une frange non négligeable de Français peut être séduite par ce genre de spectacles voisins des shows télévisés dont ils sont friands, je pense cependant que lorsqu’il s’agit d’évoquer les vrais problèmes qui font mal (pouvoir d’achat, retraites, chômage), la grande majorité accordera toujours davantage de crédit à un "costard-cravate" chauve, moche, chiant, mais qui aborde frontalement ces problèmes, plutôt qu’à un politique "people" fun et agréable pour les yeux, mais qui ne sait faire que dans le refrain incantatoire.
D’ailleurs Sarkozy en a fait les frais lors des premiers mois de sa présidence, quand il a compris que ses gesticulations estampillées "Voici Gala" ne le menaient nulle part et qu’il avait plutôt intérêt à affronter les vrais problèmes des gens s’ils voulaient obtenir les faveurs de ces derniers.