Dans les bahuts fréquentés par les enfants qui ne sont pas ceux des élites, les profs n’ont pas les moyens de leurs ambitions : apprendre demande tôt ou tard du travail, de l’effort, de la persévérance, de la discipline mais leur autorité est sapée par une hiérarchie politique lâche/cynique/libertaire qui a mis au rencart l’école qui donne les mêmes chances à TOUS en contrepartie du respect des règles qui valent pour tous. L’école est le lieu et le moment d’une compétition intellectuelle. Laisser les gosses d’immigrés arabes et africains déjà regroupés ensemble suivre leur pente c’est les traiter avec le même mépris que leurs parents lorsque, colonisés, ils servaient les européens et n’avaient pas besoin d’accéder à Molière pour y parvenir.
L’école est malade parce que les élites refusent l’égalité des chances aux gosses du peuple. A Henri 4 on n’étudie pas les textes de diams. A Henri 4 personne ne vous blamera si votre moyenne est de 4. Les exigences au rabais et toute la démagogie qui va avec fabriquent imanquablement du prolo tout en mettant à l’abri de la compétition les jeunes issus de la classe déjà dominante.