@Jules Seyes Les Noirs absents en Amérique ? Vous plaisantez j’espère ??Quant à la forte « communauté noire dans les pays musulmans » pourriez de quels pays vous parlez svp ?
@microf Les Antillais ne sont pas plus stupides que vous et comprendront ce que j’écris. Je désapprouve le retour à l’esclavage décrété par Bonaparte en 1802, mais je ne suis pas sûr que la loi Schoelcher du 10 mai 1848 ait été votée par simple humanisme. Les Antillais l’ont sûrement compris aussi. Cette abolition s’inscrit dans le contexte de la Révolution industrielle, et les découvertes du Français Denis Papin et de James Watt ont montré que l’utilisation de la machine à vapeur était plus rapide et plus rentable que le commerce des esclaves. En revanche, la colonisation a prouvé, s’il en était besoin, que les Noirs restaient des « sous-hommes » que l’on pouvait exploiter chez eux, en Afrique, ou aux Antilles, colonies dans lesquelles les anciens esclaves sont devenus un sous prolétariat au service des Becquets qui ne les méprisaient pas moins qu’en tant qu’esclaves.
Je suis désolé de vous contredire, mais la traite arabo-musulmane est évoquée dans les manuels d’histoire de 4ème, en même temps que la traite transatlantique.
Il y avait cependant des différences notoires entre les deux.
Un esclave noir pouvait se convertir à l’islam, après un cheminement assez long, et en devenant musulman, il perdait son statut d’esclave. Les Européens esclavagistes, eux, baptisaient, racontant ce qui les arrangeait et notamment que les Blancs étaient supérieurs aux Noirs. Un Noir converti à l’islam pouvait accéder à des fonctions importantes, y compris dans l’Armée et l’administration. Ce ci était impensable au vu du Code noir de Colbert.
Il faut donc évoquer les deux traites, mais relever aussi les différences qui les séparaient.