Pour illustrer l’article j’aime bien prendre l’exemple suivant. Comment augmenter le PIB du secteur de la pêche (autrement dit créer de la croissance économique) si :
- il n’y a plus de poissons (i.e. plus de ressources naturelles - ressources qui sont surexploitées actuellement pour la plupart -),
- il n’y a plus de carburant (i.e. plus de ressources énergétiques) ?
Ce n’est pas possible. Dans le 2nd cas on voit que, même en remplaçant du carburant par des rameurs, on n’arrive pas à la même efficacité en termes économiques. Par exemple à 300 ou 500 € le kilo de poissons (si on paie les rameurs au SMIC en gros, je n’ai pas fait le calcul) on détruit de la demande !
Je suis d’accord que le lien n’est pas explicite dans mon article.
Outre le fait que les Etats-Unis ont utilisé le levier de la dette privée au maximum (i.e. en prêtant à des ménages non solvables), le prix du pétrole a joué sur l’inflation des prix (très corrélés au prix du pétrole, notamment pour l’alimentation : http://ourfiniteworld.com/2011/02/25/wsj-financial-times-raise-issue-of-oil-prices-causing-recession/, figure 4) et sur les taux d’intérêts des emprunts immobiliers. Les ménages américains n’ont plus été en mesure de boucler les fins de mois. Ajouté à cela la titrisation de ces prêts notés AAA, et la crise des subprimes arrive.
Cf. pour plus de détails l’intervention de l’économiste Jeff Rubin devant l’Association for the Study of Peak Oil : http://www.theoildrum.com/node/7095
J’exprime un avis sur le rôle de l’énergie dans la crise. Je ne suis pas du tout expert pour ce qui est de la gestion de la monnaie, et notamment de la loi de 1973, donc je n’en ai pas parlé.
Je sais très bien que je ne détiens pas la vérité absolue, et que chacun a des avis différents.
J’accepte les commentaires, positifs ou négatifs, sauf quand ils attaquent directement la personne sans argument sur le fond.