cet article m’as particulièrement touchée car j’ai vécu à maripasoula quatre ans. je suis loin d’être guéri de cette expérience de vie. j’ai vécu des choses difficilement acceptable pour le commun des mortels mais je ne regrette absolument pas d’avoir souhaité rester car j’ai essayée à mon échelle de faire changer les choses. je suis arrivé la bas avec mon enfant de 1 ans et demi pour un premier poste en tant que contractuelle. bizarrement, avoir un enfant à maripasoula facilite beaucoup de choses. j’ai donc été facilement acceptée par la population . durant ces quatre ans, j’ai fait des courriers au rectorat, au procureur de la république, j’ai participé à des manifs, j’ai alerté les services sociaux mais effectivement tout le monde sans fout. alors, après un énième suicide de colllégien , je me suis décidée à partir pour sauver ma peau (mon équilibre mental) et celle de mon enfant. maripasoula me laisse un goût amer, une frustration qui me suivra longtemps.