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keumi

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  • keumi 29 mars 2009 04:33

    Ah ben c’est sûr ça, c’est une grande découverte, ça vaut bien un article. Depuis quand le système doit-il évoluer pour s’améliorer ou se protéger ? Réponse : depuis la nuit des temps.

    "C’est pas du jeu, vous changez les règles". L’idée, c’est de dire que les principes de 1789 étaient sublimes et qu’il ne faut surtout pas en changer un mot ou encore moins une ligne. Si Le Pen avait existé en 1789, s’il avait voulu s’exprimer comme il le fait aujourd’hui sans aucun problème, il aurait fait le beau deux minutes sur un échaffaud le temps de rejoindre le panier, et le problème aurait été réglé. Aujourd’hui c’est un peu plus compliqué, on chipote, on geint, on s’offusque, on tergiverse, on se tord les poignets dans tous les sens. La révolution est faite, aujourd’hui on peut se complaire dans la mollesse et l’indécision.

    La démocratie, en France, elle a quasiment 200 ans (après décompte des intervalles fantaisistes) ; en 200 ans, la situation a changé, les opposants ont changé, leurs méthodes ont changé. Ca parait normal que la démocratie révise régulièrement ses règles, je ne vois pas bien où est la nouveauté, je ne saisis pas bien où se situe la surprise.

    Si on écoutait les gardiens du Temple (ne rien changer, ne rien changer), ils ne garderaient que des gravats. Le Pen s’attaque à la mémoire, Le Pen a la nostalgie d’une époque où la démocratie et les droits de l’homme étaient les ennemis à abattre, et il y a des couillons pour couiner "ouiiii mais noOoOoon on fait des trucs juste parce que c’est lui, nian nian nian c’est pas justeu". Si, c’est juste. C’est très exactement parce que la démocratie se défend que vous pouvez vous exprimer, c’est un peu facile de faire la fine bouche.

    Le Pen a torturé, Le Pen a à plusieurs reprises parlé de l’inégalité des races, Le Pen a voulu créer la panique autour du Sida, etc ; et il y en a encore pour dire qu’il faut absolument mettre la démocratie à son service.



  • keumi 28 mars 2009 23:16

    Je note que Baska se paie notre tête en chiffrant à "300.000" le nombre de juifs morts dans les camps ; on a là un parfait exemple de ce que Le Pen essaie de faire et, curieusement, quand il y a un sujet comme celui-ci sur Internet, il y a toujours deux ou trois types qui "passaient par là" et qui assènent ce genre de chiffres.

    Les "certaines sources" dont Baska parle, ce sont bien évidemment les négationnistes-marketing, ceux qui ont compris que ça serait plus efficace (et plus facile au regard de la loi qu’ils cherchent à contourner) de contester le nombre de morts que la réalité des chambres à gaz. L’objectif reste néanmoins le même : réhabiliter le national-socialisme.

    Et naturellement, si l’on dit que tous les historiens sérieux (in extenso ceux qui ont passé plusieurs dizaines d’années à étudier, pas ceux qui cherchent à briller en publiant des brûlots après trois quarts d’heure de lecture) garantissent qu’il y a eu entre 5 et 6 millions de juifs assassinés dans les camps, on fait automatiquement partie du lobby sioniste. Alors que le lobby négationniste, c’est bien connu, non seulement il n’existe pas mais en plus il ne ment pas...

    Pour ma part, j’ai signalé aux modérateurs le message de Bakar ; il s’agit bien d’une contestation de crime contre l’humanité, au même titre que celle qui a valu à Garaudy d’être condamné.



  • keumi 28 mars 2009 21:57

    Aux dernières nouvelles - mais on a ici d’excellents historiens à la petite semaine, on va sûrement apprendre des choses - pendant la guerre de 70, ou aux Dardanelles, ou en Crimée, ou pendant la 1ère Guerre Mondiale, ni personne ni aucun pays n’a organisé le massacre systématique d’une catégorie de population civile, et encore moins dans ces proportions.

    Aux dernières nouvelles - mais on a ici d’excellents spécialistes de la guerre abonnés à Historia -, une guerre se fait entre au moins deux armées, avec évidemment des pertes civiles. Quand une armée, quand un appareil d’Etat se mettent à faire la guerre à sa propre population civile puis à celle de pays occupés, c’est un peu différent, on peut alors considérer qu’il s’agit d’autre chose qu’une guerre classique.

    De ces deux points, on peut assez logiquement en tirer qu’il y a là quelque chose de *spécial*, de *particulier*, de *nouveau*.

    Et quand quelqu’un cherche à nier ou à banaliser ce côté *spécial-particulier-nouveau* en disant qu’il s’agit d’un détail (alors que c’est justement tout le contraire), on peut légitimement penser qu’il a une idée derrière la tête.

    Qu’est-ce qui ne serait pas "un détail", selon nos commentateurs éclairés ?

    Les massacres successifs au Rwanda sont-ils "un détail" dans l’histoire du pays ?
    Celui des arméniens ?
    Celui commis par les Khmers rouges, c’est de la gnognotte, juste un épisode anecdotique de l’histoire du Cambodge ?
    La chasse aux protestants ? Pipi de chat ?

    J’ai comme la vague impression que dans le vocabulaire de nos cyber-penseurs, "un détail" ça veut dire "un truc qui me gonfle et dont je n’ai plus envie d’entendre parler, mes neurones n’en peuvent plus".



  • keumi 28 mars 2009 16:25

    "Entre autre, le fait que les condamantions de Lepen ont été "cassés" au niveau europeen , en vertu du fait que dans l’espace europeen, nul ne peut etre condamné pour ses convictions..."

    Aux dernières nouvelles, l’espace européen ne s’est toujours pas doté de la constitution américaine. Les condamnations de Le Pen n’ont jamais été cassées.

    En revanche, ça fait un bout de temps que l’humanité s’est dotée de dictionnaires. Sovieto-sarkosiens, les dictionnaires.




  • keumi 28 mars 2009 16:12

    Quand on dit de quelque chose que c’est un détail, on laisse entendre qu’on ne veut pas en parler, qu’il y a des choses plus importantes.

    Dire que la mort intentionnelle de plusieurs millions de personnes est un détail, ça ne signifie pas qu’on nie leur mort, ça signifie qu’on préférerait parler d’autre chose.

    C’est très joli de jouer les vierges effarouchées en disant que ça n’est pas bien de vouloir faire taire Le Pen : "on ne lutte pas contre le fascisme par des méthodes fascistes", blablabla. Ceux qui assènent ce genre d’argument ne savent pas ce que sont les méthodes fascistes, ils feignent d’ignorer que les fascistes sont en permanence dans la logique de confrontation et de face-à-face, qu’ils ont la rage et et qu’ils cherchent à exister par tous les moyens. Pour eux, la fin justifie les moyens, ils le clament haut et fort.

    Je ne me bouche pas le nez en disant que la fin doit justifier les moyens, pour nous aussi : qu’on lui mette une claque dans la gueule pour le faire taire, ça ne me dérange pas. Celles et ceux qui jouent les mijaurées ici aujourd’hui sont celles et ceux qui ne comprenaient pas pourquoi on devait manifester contre Le Pen dans les années 80, et qui en 2002 appelaient tout le monde à lui faire barrage. Ca va bien deux minutes ce petit jeu-là... Mieux vaut se situer dans le "a priori" en lui retirant la parole, qu’attendre "le posteriori" pour s’offusquer de ce qu’il a dit, oh mon Dieu qu’est-ce qu’il a encore dit.

    Mais alors, ce serait "pas de liberté pour les ennemis de la liberté" ?
    Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, c’est exactement ça.

    Et qui doit décider qui est l’infâme ennemi de la liberté ?
    Moi. Vous. Moi.







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