De retour à Paris, je voudrais, en tant que co-fondateur de Rue89 et
participant à la conférence, apporter une précision au sujet de Rue89.
L’ensemble des commentaires que nous recevons sont publiés sur le site,
pas simplement ceux qui sont mis en avant par les journalistes. Nous
exerçons sur les commentaires une modération a posteriori et ne
supprimons que ceux qui contreviennent à notre charte des commentaires.
Il n’est donc pas exact d’écrire que « seuls ceux jugés les plus
pertinents et représentatifs du débat par l’équipe de journalistes
seront publiés ». Les commentaires sélectionnés sont en fait recopiés
et mis en avant à la suite des articles. Il suffit de cliquer sur
« tous les commentaires » pour retrouver l’ensemble de la discussion.
Il est aussi possible, pour chaque commentaire sélectionné, de les
retrouver dans leur contexte. Je pensais avoir été clair là-dessus mais
je vous prie de m’excuser si ma présentation ne l’était pas
suffisamment.
Quant à l’exemple sur l’alcool en classe, je l’ai mentionné pour
montrer comment, lorsque nous découvrons des commentaires qui nous
semblent particulièrement intéressants, il nous arrive de demander à
leur auteur de les développer pour en faire des articles à part entière.
Quant à notre appartenance à la catégorie de « média citoyen »,
notre but n’est pas d’opposer les deux approches, l’approche
journalistique et l’approche citoyenne, mais au contraire de les marier
pour produire une information enrichie.
Le point commun de tous les projets présentés et de la majeure
partie des médias citoyens est d’avancer en tâtonnant, en
expérimentant, de tenter d’inventer de nouvelles formes de journalisme
et d’information, ce qui impose d’être modeste et de se remettre en
cause en permanence. C’est ce qui rend ces aventures passionnantes.
Je ne pense pas que nous soyons encore suffisamment avancés dans le
développement des « médias citoyens » pour nous fier à une seule
définition. Le plus intéressant, à ce stade est de confronter les
initiatives, d’apprendre les uns des autres, pas de nous enfermer dans
des catégories.
(Reprise du commentaire posté sous le même article publié sur le site centpapiers.com)