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Le temps de le dire

Ingénieur dans les énergies renouvelables

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  • Ar Fur 23 octobre 2007 20:09

    Bonjour, Peut-on accuser les biocarburants de tous les maux ? Pourquoi les biocarburants sont-ils accuser d’affamer ? Malheureusement, la faim et la malnutition existe encore et il faut combattre ces fléaux avec le maximum de volonté. Pour autant, l’analyse des causes de la faim ne relève pas seulement de problématiques économiques ou agricoles. Dans de nombreux cas, les conditions de stabilité politique ou des régimes politiques ne permettent pas à l’agriculture de se développer dans de bonnes conditions. Bien sûr, les prix des denrées alimentaires sont un élément clé de l’accès à la nourriture, mais le prix des énergies renchérit aussi la production de ces denrées et ampute le pouvoir d’achat des pays les plus démunis.

    Faut-il regretter la période des stocks mondiaux pléthoriques, accusés de créer des « prix mondiaux » destructeurs pour les agricultures des pays pauvres, ou bien les différents soutiens agricoles des pays riches, qui ont les mêmes conséquences pour les « prix mondiaux » ? C’est cette sécurité de long terme, cette assurance de pouvoir disposer d’une rémunération minimale pour sa production et des investissements massifs dans les techniques agricoles, en agronomie, qui ont permis à l’europe de faire décoller sa production agricole depuis une soixantaine d’année. C’est le cas aussi pour les USA. Il faut se rappeler qu’avant cette date, le rendement blé était autour de 2 tonnes par hectare, contre environ 7 tonnes aujourd’hui.

    Les Etats sont ils enclins à soutenir encore à bout de bras, et donc par les impôts des contribuables, les dépenses agricoles ? le paradigme est plutôt libéral, à la réduction des dépenses. Si l’agriculteur ne plus vivre de son activité, pourquoi cultiverait il ? personne ne va travailler en sachant qu’il va perdre de l’argent. S’il ne produit pas, en plus de l’impact d’éventuels autres paramètres comme les sécheresses, il est inévitable que la production diminue, ou plutôt s’accroisse moins que la demande, comme sur le blé ces dernières années. Avec les prix, c’est le consommateur qui va donner le signal économique. Il faut ne faut pas oublier non plus les demandes sociétales vis à vis de l’agriculture vont dans le sens d’une moindre intensification, ce qui se traduira par moins de disponibilité dans l’UE, et donc dans le monde. Cela sera aussi un motif de renchérissement des produits alimentaires.

    Alors, les biocarburants sont ils les boucs émissaires ? Ils donnent en tout cas des perspectives aux agriculteurs, et démontrent qu’une politique de produits alimentaires subventionnés à un coût, indirect via les politiques agricoles, ou direct via des subventions aux consommateurs.

    Incidemment, les biocarburants dans l’UE n’ont jamais eu vocation à remplacer tout le pétrole utilisé dans les transports : 10% en 2020 n’est pas 100% ; il faut arrêter la désinformation. De plus, c’est bien la consommation d’énergie qu’il faut épargner, fossile ou renouvelable. Enfin, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne peut attendre, et en particulier dans les transports. beaucoup de critiques sont adressées sur les biocarburants, sur l’usage de la voiture mais bien peu sur les carburants fossiles dont 85 millions de barils sont consommés chaque jour.

    Un moratoire de 5 ans, c’est 5 ans de gagné pour les pétroliers, et 5 ans de trop pour le climat. Et quand le climat sera trop chaud, où en sera la production agricole ? en hausse ou en baisse ?

    cordialement







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