Oui, cher Bob... Quant à vous, est-ce très honnête de ne pas avoir de profil et d’écrire de manière anonyme ? Vous penserez sans doute que oui... On appelle cela une « projection ». Au delà de mon « gagne pain » comme vous dites, il s’agit également de se battre afin que la loi du 26 juillet 2005 soit mieux reconnue, ce qui apportera une plus grande sécurité à de nombreux contractuels. Il ne s’agit pas de « propagande », mais des faits.
Par ailleurs, ma première démarche, quand j’ai appris le non renouvellement de mon contrat, fut de demander une négociation, qui n’a pas eu de réponse. Pourtant, n’importe quel juriste sait « qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Dès lors, il était logique que la partie adverse ne puisse ignorer qu’il y aurait médiatisation.
Enfin, où verrait-on, dans le privé, des CDD successifs pendant huit ans ?
Oui, on peut être journaliste territorial et être d’abord au service d’une population, donner la parole à tous, ainsi qu’aux différents acteurs de la vie civile. En tout cas, c’est ce que j’ai essayé de faire. Par exemple, dans le journal que j’ai créé, j’avais proposé au maire de l’époque que l’opposition puisse rédiger des articles, bien avant que la loi ne l’oblige, ce qu’il avait accepté.
Je n’ai jamais eu de carte politique et l’on ne m’avait pas engagé pour cela. Et je sais distinguer la « propagande » du journalisme. Il y a des maires de droite dont la ville a un journal non propagandiste, de même que des villes de gauche. Il ne s’agit pas d’une question d’étiquette, mais de principe démocratique. C’est le contribuable qui paie ce type de publication. Bien cordialement.