Deux amis, un noir et un blanc se croisent dans la rue. Ils ont tous les 2 le nez en sang et les vêtements en lambeaux. Le noir dit au blanc :
- Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
- Ben, j’ai été dans un bistrot black, j’ai commandé un p’tit noir, et on m’a jeté à la rue ... et toi ?
- Ben la même chose, j’ai été dans un bistrot texan, j’ai commandé un p’tit blanc, et voilà...
- Bon, et qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
- Allons prendre une citronnade chez le chinois
Oui, un western. Mais où les notions de journalisme citoyen, d’intelligence collective et de 5e pouvoir voient leur beau chapeau transformé en passoire. En supposant que le Maître de Cybion y ait jamais cru lui-même, à ces notions.
Sachez qu’à l’exposition universelle de Bruxelles en 1958, dans le pavillon du Congo belge ( devenu indépendant quelques années plus tard ) on pouvait voir un bac à sable où jouaient des enfants noirs... exposés donc exactement comme des singes au zoo. Et aucun média dans le monde n’a jamais décrié ce fait à l’époque. Parce que c’était une autre époque, c’est tout.
Il est vrai que puisque « Tintin au Congo » a été réédité, on ne peut plus avancer l’argument de l’anachronisme.
Maintenant, quelle est l’importance réelle de ce procès par rapport aux réalités du grand business mondial en Afrique ?
Le plus pervers serait de gagner ce procès finalement, car le racisme le plus grave est économique, car il tue, lui.