Ingénieur Informatique des arts & métiers.
35 ans, dont 15 sur Oracle.
Support National - DBA Production informatique.
Habitant de la région parisienne.
Allergique aux apparitions du petit Nicolas.
Tout en prétendant diminuer les dépenses d’un
milliard d’euros en six ans, NKM multiplie les annonces coûteuses et
parfois même ruineuses. Outre les dépenses ineptes pour reconvertir la
Petite ceinture en déambulation vélocipédique, l’ouverture plus
tardive du métro et des équipements publics aurait un coût considérable
pour un public dont il ne faut pas perdre de vue qu’il est malgré tout
réduit. Quant à la couverture de 1,4 kilomètres de Périphérique
qui s’autofinancerait grâce à des ventes de terrain à des endroits
particulièrement peu propices à la construction sauf pour quelques
bureaux supplémentaires dans un marché saturé, elle serait une plaie
béante dans les finances de la ville.
3 - Le choix de ses équipes est suicidaire
N’ayant, au départ, qu’une envie modérée d’être
candidate à Paris, NKM a entendu en tirer deux bénéfices « cash » : la
notoriété et la possibilité de placer quelques affidés qui pourraient
lui être utiles plus tard en formant une sorte de garde rapprochée. Du
coup, lorsqu’elle n’était pas face à des barons
indéboulonnables, elle a décidé de faire investir le plus souvent des
candidats inexpérimentés et dépourvus pour la plupart de consistance
politique. Telle est la cause unique de la multiplication des
dissidences dont l’auteur de ces lignes est un cas parmi déjà dix
autres. Il ne faut donc pas y voir, comme le prétend NKM, la conséquence
d’un souci de renouvellement mais celle des vieilles pratiques
autoritaires, verticales et abusives, du parachutage. NKM est un vieux
politicien dans une enveloppe modernisée.
La députée de l’Essonne a donné un ton résolument
bobo à ses interventions. On la voit déambuler dans la Nuit blanche,
proposer la création de dancings dans des stations de métro
désaffectées, faire les troquets de Pigalle foulard au vent avec le
« maire de la nuit », créature des débitants de boissons, imaginer de
dépenser des dizaines de millions d’euros pour créer un pont qui
permettra à une piste cyclable d’enjamber la Seine, etc.
Mais les Parisiens de 2014, surtout ceux qui votent à
droite et au centre, ne sont plus ceux de 2008, qui ont apporté leurs
voix aux listes Delanoë. Ils sont comme tous les Français, inquiets
avant tout de la dégradation de la situation économique et sociale. Les affèteries branchées sont hors sujet. Le score des candidats du Front national risque d’en être le principal bénéficiaire.