Je ne partage pas tous les détails de votre article, en particulier votre description des inspecteurs, mais selon les rencontres faites au cours de nos carrières, je comprends que nos avis puissent différer.
En revanche,ce que je comprends complètement , c’est votre découragement, votre usure. La quantité de travail excessive qui est imposée aux enseignants, toutes ces tâches ignorées qui s’accumulent et finissent par produire un gigantesque carambolage dont on n’extirpe que quelques carcasses en profitant du temps de pause des congés scolaires de nos élèves, l’absence de considération , ces heures entières passées pour concevoir 1 séance de cours, ces week-ends enfermé dans un bureau, ces soirées interminables qui se terminent souvent après minuit, cette énergie quotidienne mise en oeuvre pour faire avancer des ados qui ont souvent une piètre image de votre profession et vous regardent parfois de bien haut comme le font leurs parents, le poids des copies et des dossiers pendant qu’on vous parle de vacances, ces réunions tardives, ces parents qui vous méprisent, qui contestent et vous demandent des explications sur des broutilles sans percevoir les effets néfastes de leur comportement sur leur enfant, qui éventuellement viennent vous dire si vous faites votre métier bien ou mal, ces projets extra-scolaires à monter qui n’en finissent pas................. , en fait tout cela peut être supporté par des personnes profondément passionnées mais peut aussi se transformer en véritable cauchemar. Tant que les médias et gouvernements ne réhabiliteront pas l’image de l’enseignant dans notre pays, le fardeau restera lourd à porter. On ne peut demander à quelqu’un à la fois de se dévouer à son travail et en même temps le faire passer pour un fainéant avec plein de vacances. Il faudra choisir si on ne veut pas tuer trop de rêves.
Je vous souhaite de trouver un travail où vous serez tout simplement respecté pour ce que vous faites.
Un enseignant de collège qui finira sans doute sa carrière en tant que tel.