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En France, les Guadeloupéens, comme tous ceux qui sont nègres ou qui tirent leur origine de cette couleur, nationalité française en poche ou pas, font face avec dignité à de constantes discriminations raciales ; dont les discriminations ayant cours sur le marché du travail.
Ce racisme à l’embauche, études, associations, politiques, médias et victimes s’en font régulièrement l’écho. Comme ils font tout aussi régulièrement état des résultats d’enquêtes d’opinion montrant sa généralisation.
Miracle à Santa-Anna : Spike Lee censuré en France !
A la question est ce qu’il y a eu censure, la réponse est sans équivoque. OUI !
La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. Elle passe par l’examen du détenteur d’un pouvoir sur des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre et films, etc. — et ce — avant d’en permettre la diffusion au public.
Il est désolant de voir se pratiquer de tels actes aujourd’hui à l’égard d’un grand homme du cinéma comme Spike Lee.
Dire que le film n’aurait pas généré assez de recettes est une ineptie, purement et simplement.
Manifestement, le contexte politico-financier n’est pas favorable à la diffusion d’un tel film pour les têtes dirigeantes de notre pays.
Ce film qui couvre une partie de la seconde guerre mondiale, mis à part le massacre commis par des SS, le 12 août 1944, dans le village toscan de Sant’Anna di Stazzema qui a effectivement eu lieu, est présentée comme une fiction très romancée, que j’ai pris plaisir à regarder et que je vous conseille.
Nombreux sont ceux quoi donnent leur point de vue quant aux éventuelles raisons de la non-distribution du film, et abordent le problème d’un point de vue racial, s’appuyant sur le fait que le film montre pour la 1ère fois la présence de soldats Afros Américains pendant cette guerre et que cela puisse être dérangeant. Je n’aborderais pas cette aspect de la question.
Le détail, qui n’en est pas un, qui moi me fait “tiquer” est que LE méchant du film, est un collabo Italien, dont l’acte de traitrise est directement responsable du massacre de Sant’Anna di Stazzema, seul fait réellement historique du film.
En Italie on parle dans les journaux de « l’ Affaire St Anna ». Mais là bas tous les médias appartiennent à Monsieur Berlusconi.
Berlusconi dont on connait l’étroitesse d’esprit :
Ce Berlusconi dont notre président, marié à la belle Italienne Carla Bruni, copie actuellement le modèle de contrôle des médias.
Peut être faudrait il donc regarder aussi du coté du trio Sarko-Berluso-TF1 et des intérêts de chacun quant à la distribution de ce film en France ?…
Internet nous permet la communication de masses et l’accès direct à l’information. Aujourd’hui, nous pouvons nous informer et informer les autres de manière quasi autonome et faire preuve de notre libre arbitre même quant à ces œuvres qui sont victimes de censure.
J’ai vu le reportage hier soir, téléchargé le film aussitôt et l’ai regardé ce matin. Je n’incite pas au téléchargement illégal, mais je crois qu’en pareille situation, ça s’impose. Je ne vois pas en quoi je nuis à la vente d’un produit si la vente de celui ci m’est pas destinée.
Ajoutons à cela le fait que le film en question a fait une avant première à la Cinémathèque Française en présence de Spike Lee, et surtout, que son distributeur est le groupe Français, TF1 International, et bien nous avons là un bien bel exemple d’insulte de la part du distributeur à l’encontre du réalisateur et de ses fans, ce qui est tout simplement honteux.(Même si l’on peut se demander si le groupe audiovisuel n’a pas été lui même victime de pressions puisqu’il s’inscrivait dans une démarche qui visait initialement à distribuer ce film) Alors je n’ai aucun scrupule à l’avoir téléchargé.
Spike Lee à lancé une polémique en s’attaquant à Clint Eastwood concernant ses deux fictions retraçant l’histoire de soldats pendant la seconde guerre mondiale ( Lettres d’Iwo Jima / Mémores de nos pères ) lui reprochant de ne pas avoir fait figurer de soldats afro américains dans ceux-ci.
M. Eastowood répondit « qu’un mec comme ça devrait la fermer » et s’est justifié en disant que ses films montraient l’histoire des soldats qui hissèrent le drapeau, et que parmi ceux-ci, aucun d’eux n’étaient noir.
Même si cela est vrai, ce n’est pas pour autant qu’aucun soldat noir ne faisait partie des bataillons qui ont combattu à Iwo Jiwa, alors pourquoi une réponse aussi hostile de la part de Clint Eastwood en réponse à une remarque loin d’être infondée ?
Pour certains, Spike Lee est extrémiste. Moi je pense qu’il s’exprime pleinement grâce à son art, oui. Radicalement, certes. Mais cette radicalité est réponse au racisme (latent) qui subsiste aujourd’hui.
Je ne sais plus ou j’ai lu ça mais quelqu’un a dit que l’on tuait deux fois à la guerre : une fois sur le champ de bataille, et une seconde, après la guerre, par omission de certaines choses.
Comme le dit Stomy Bugsy, tout le monde va au cinéma, mais la plupart des gens ne lisent pas.
A ce jour, aucun film n’avait mis en scène le 24e régiment d’infanterie ainsi que la 92ème division surnommée la division Buffalo Soldiers, qui ont tout deux combattu au Japon. C’est maintenant chose faite.
Le cinéma peut permettre à des minorités de se réveiller, et de s’élever. C’est en cela seulement qu’il mérite d’y avoir réflexion. S’offusquer des maux de la société sans mener d’action concrète n’est que futilité et auto destruction.
Il y a encore une longue route pour la France avant que les minorités y soient aussi bien représentées qu’elles les sont aux Etats-Unis et le seul moyen de la traverser au plus vite, c’est d’y travailler, ensemble, jusqu’à nous créer les moyens que l’on refuse de nous donner.
Alfred de Vigny - Gémir,pleurer, prier,est également lâche - Fais énergiquement ta longue et lourde tâche -
Messan
http://www.blog-arts.fr/miracle-a-santa-anna-spike-lee-censure-en-france/
La Guadeloupe vient de connaître une nuit d’intenses violences et d’agitations.
Oui, la jeunesse de notre pays s’est défoulée.
Oui, la jeunesse de notre pays a cassé, brûlé, pillé.
Mais pourquoi ?
Qui est le véritable agresseur ?
Ce n’est pas « NOUS ».
S’il est vrai que de rares violences urbaines se sont produites au début de la grève, elles se sont rapidement essoufflées car NOUS avions TOUS compris que le calme, la dignité et le civisme étaient nos principaux alliés.
Toutefois quand M. Yves JEGO affirme qu’il saura comment faire pour de nouveau appliquer le droit dans notre pays, n’est-ce pas là de la provocation ?
N’est-ce pas là un processus d’infantilisation ?
N’est-ce pas là une menace d’un parent mécontent vis-à-vis de son enfant qui aurait mal agi ?
Ce discours de M Jégo a été minimisé, presque tu, il a peu ou pas été relayé dans les médias nationaux contrairement à celui de M. DOMOTA qui selon ces mêmes médias nationaux aurait appelé à la violence, à la révolte, à la rébellion, nous demandant ainsi de laisser s’exprimer notre nature première de « sauvages ».
Car le problème il est là, on veut que NOUS apparaissions encore une fois au lendemain de ces échauffourées comme ceux qui resteront ad vitam aeternam aux portes du savoir-être, aux portes du savoir-vivre, aux portes de la CIVILISATION.
Mais quand vous entendez ces hommes, ces femmes qui relatent les coups, les humiliations, les vexations, les flagellations racistes infligées par des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents et c’est un euphémisme : qui est demeuré aux portes de la Civilisation ?
Quand vous entendez et voyez un chef de la police qui justifie, excuse, minimise le déploiement et la violence militaires réponse selon lui à des jets de pierres, de cailloux, à des ATTAQUES, n’est-ce pas normal que l’HOMME antillais s’insurge, se sente touché dans sa chair et réagisse ?
Nous sommes et nous resterons comme le dit Fanswa Ladrézeau, grand artiste guadeloupéen, « on lawmé san fizi » (= une armée sans armes).
Nos seules armes sont notre foi, notre détermination et notre dignité et elles le resteront.
La violence dont nous avons été témoins n’est que le cri de souffrance d’une jeunesse qui peut-être n’a pas la sagesse d’ainés qui ont connu Février 1952 (des travailleurs grévistes ont été sauvagement tués), Mai 1967 (répression où des étudiants et travailleurs ont été sauvagement tués), Octobre 1984- Juillet 1985 : affaire Faisan ( un jeune noir reçu un coup de pied de la part d’un professeur blanc et qui déclencha une vive réaction populaire) et qui ont appris a relativisé ?
La violence dont nous avons été témoins n’est que la réaction peut-être disproportionnée d’une jeunesse qui en a marre et qui use du seul moyen d’expression héritée de la société moderne : la violence.
En effet, pouvons-nous nier que moult et moult injustices n’ont eu cesse d’ébranler notre fragile équilibre ?
Pouvons-nous occulter qu’une pléthore d’injustices au soubassement racial est demeurée impunie par « le Pays des droits de l’homme et du citoyen » qui soit dit en passant a toujours usé de la répression que ce soit en Afrique, que ce soit dans « les Iles » pour rétablir l’ordre.
Ainsi paradoxalement alors qu’on nous reproche de « racialiser » le conflit, on oppose symboliquement des guadeloupéens majoritairement Noirs à des militaires majoritairement blancs.
Il y a en effet des symboles qui ravivent des souffrances, qui raniment de vieilles querelles, d’anciennes tensions que notre inébranlable HUMANISME antillais n’a cessé de refouler.
Oui, plus que quiconque nous avons toujours su inlassablement tendre une joue éraflée, blessée, tuméfiée mais n’est-ce pas NORMAL qu’un jour notre exaspération soit telle que nous réagissions ?
Au-delà des revendications du LKP, au-delà de la crise sociétale et mondiale, l’expression (aussi violente soit-elle) de la frustration d’un Peuple dont on a nié l’histoire, dont on a occulté les souffrances et qui n’a jamais connu que la Répression comme seule et unique mode de dialogue, n’est-elle pas légitime ?
Non, la jeunesse de notre pays ne s’est pas seulement défoulée.
Non, la jeunesse de notre pays n’a pas seulement cassé, brûlé, pillé.
Oui, tout le Pays a mal.
http://sites.google.com/site/continuitelkp/Home/Liyannajkontpwofitasyon.mp3 ?attredirects=0
La France n’est plus un pays égalitaire pour des centaines de milliers de SDF ou de mal logés. Ce qui participe de la grisaille au quotidien, loin des quartiers où la richesse est de plus en plus insolente. Dans le même temps, les files d’attente s’allongent devant les comptoirs des Restaurants du cœur, du Secours populaire ou du Secours catholique.
La France est devenue un pays où le travail ne se partage plus, tandis que le chômeur sera bientôt considéré comme un quasi-délinquant, un asocial qui refuse de travailler. Peu à peu, les institutions patronales et les fonctionnaires d’autorité se complètent pour transformer en République bananière un pays bénéficiant d’une constitution démocratique.
On marginalise, on enferme, on expulse. Il n’y a plus d’âge pour devenir justiciable, et le taux d’occupation des prisons explose. Dans cette surenchère sécuritaire, c’est à qui s’appliquera avec le plus de zèle à grignoter des libertés qui ne seront plus bientôt que formelles.
Ces drames familiaux qui bouleversent la France
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