En lisant l’article de Paul Villach j’ai eu envie de réagir, pour livrer en substance un témoignage assez semblable à celui de Josée. En parcourant le fil de ce débat, j’ai peu à peu perdu de vue le fond, tant j’étais impressionnée par la forme : vous parlez abondamment de la violence de ces élèves, de leur vulgarité, mais qu’en est-il de la nôtre ? A quelques exceptions près, tous les posts de cet échange sont injurieux et humiliants... J’ai animé bien des débats dans bien des classes, et je crois pouvoir affirmer qu’aucun n’a jamais dérapé à ce point !
Est-il vraiment impossible de parler d’éducation dans le calme ?..
Toutes les réformes récentes de l’éducation nationale se sont faites dans un climat d’hystérie polémique, de précipitation et de racolage électoral : elles sont incohérentes et inapplicables, comme on pouvait s’y attendre.
Je pense qu’il est grand temps que, dans le débat public, ces professionnels de la communication que sont les enseignants IMPOSENT aux médias et aux politiques le ton qui convient, celui de l’échange intellectuel constructif et respectueux. Comme Josée l’a si bien dit, pour se faire respecter il faut se respecter soi-même. Et si possible entre nous.