Parfois, il n’est pas simple d’identifier clairement qui est la victime dans une affaire.
Cette année, une quinquagénaire a été condamnée pour avoir sollicité deux individus afin d’expulser un squatteur qui occupait la maison de son père, récemment décédé. Elle souhaitait vendre le bien pour régler les frais de succession.
Elle avait entrepris des démarches légales pour faire évacuer l’occupant. Toutefois, il était difficile d’établir qu’il s’agissait effectivement d’un squatteur, c’est‑à‑dire d’une personne entrée illégalement dans les lieux.
Elle déclare au sujet du préfet de Gironde :
“Le préfet m’a rétorqué que je n’avais aucun moyen de prouver l’effraction. Pourtant le squatteur avait lui-même changé les serrures ! J’étais entendue nulle part. Je me suis sentie abandonnée par les institutions.”
Elle a ensuite organisé une expulsion illégale. Elle a été condamnée à un an de prison avec sursis pour « complicité de violence ».
Les réactions à cette affaire ont été variées. Certains ont estimé que la propriétaire pouvait également être considérée comme une victime.
Ca doit être un effet du célèbre « en même temps » d’Emmanuel Macron. Macron est par exemple « en même temps » de droite et de gauche. Avec le principe du « en même temps », les retraités peuvent « en même temps » préserver leur niveau de vie et « en même temps » voter malgré tout pour Macron. C’est formidable la modernité.
Plaisanterie mise à part, les retraités ont peut-être tout simplement obéi aux injonctions médiatiques martelées : il faut accepter une perte de pouvoir d’achat pour que le système des retraites ne s’effondre pas.
Avec ce principe, les retraités vont finir par tout accepter, et donc voir leur pouvoir d’achat... s’effondrer quand même !