• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Martin

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • martin 26 août 2007 14:05

    Bonjour,

    Je voudrais vous apporter un éclairage de ma part, je suis artiste photographe et j’utilise l’outil numérique pour créer mes images. Je voudrais aussi dans certains de vos points être l’avocat du diable, bien sûr l’industrie de l’images fait une course effrénée vers toujours plus de pixels, mais ça n’a pas que du mauvais...

    En 1995 effectivement ont était encore loin d’imaginer que la photographie numérique allait remplacer l’argentique ! Et pourtant... Comme vous le souligniez par cette discution entre ces deux garçons, l’argentique=musée, c’est peut-être pas encore tout à fait ça, mais il est vrai, les jours sont comptés pour les sels d’argent... Elle va se réduire à un marché de niche, à condition qu’il y a une demande suffisante pour faire tourner les usines des fabricants de films, d’ailleurs entre autre les usines de l’Est de l’Europe ont déjà prit la rélève. Car il faut pas oublier que le film argentique est la base ! Pas de film, pas de photo ! Ceux que l’on nomme le couchage du film demande une technologie complexe et couteuse, se fabriquer son propre film relève de la gageure ! Pour le papier argentique c’est déjà « plus facile » bon il faut être motivé... N’oublions pas quand vous faite tirer vos fichiers numérique dans un labo photo, le papier est toujours argentique... Enfin pour l’instant...

    Du grain argentique, au bruit numérique... Effectivement les photographes amateur ne font tirer ( dans le cas d’un labo) dans un format qui ne dépasse pas le 13x18 cm, parfois exceptionellement le 20x30cm. Trois millions de pixels suffisent pour le 13x18, pour le 20x30 c’est déjà un peu juste, six millions c’est déjà plus confortable... Alors pourquoi aller au-delà ? Question de stratégies commercial, c’est sûr ! Mais pas que ! Tout simplement il faut pas oublier le reste du marché photographique... Les amateurs qui utisent l’appareil photo comme un capteur de souvenirs représentent le plus gros du marché, mais à côté il y a des amateurs qui vont plus loin, ils tirent, ou impriment leurs images dans le format 20x30, il n’y a qu’a voir l’offre incroyable dans ce format du papier destiné aux imprimantes jet-d’encre.

    Il y a aussi les professionnels de l’illustration qui ont besoin d’un capteur qui leurs donnent un niveau de qualité équivalent d’un film haut de gamme argentique, six millions de pixels c’est un peu juste... Avec dix millions on est au niveau de l’argentique (environ). Donc il est logique que les constructeurs d’apn (appareils photo numérique) mettent des capteurs de 6/7/10 millions de pixels, mais la ou le bât blesse c’est au niveau du résultat du fait de l’utilisation de 6/7/10 millions de pixels dans des capteurs de petites dimensions qu’équipent les compacts numériques. Le bruit en premier lieu, il est contenu à la sensibilisée de base de 100 asa, mais déjà à 200 asa c’est le drame... en format 10/15 ça passe encore mais au-delà...

    Pour les optiques oui le miracle se fait attendre, mais bon il faut faire la part des choses, d’une, l’emploi de capteurs liés à leurs plus petite dimension que le format 24x36mm, induit un recadrage, un 28mm en argentique devient un 42mm avec un capteur de reflex... Donc pour offrir un grand angle en numérique, les constructeurs ont dû revoir leurs lentilles pour descendre à 18mm pour obtenir l’équivalent du 28mm. Mais voilà 18mm ça revient cher à fabriquer si l’on veut une qualité optimale, un 28mm c’est déjà plus facile. Donc deux choix, mettre sur le marché des zooms commençant à 18mm avec une qualité optimale mais avec un prix haut de gamme... ou de réduire le cahier de charge et de proposer des zooms qui souffrent d’aberrations et de distorsions plus marquées que leurs homologues du temps de l’argentique... C’est donc une question de marché... mais nous vivons dans un monde marchand, non ?

    Pour ma part j’utilise un reflex de 10 millions de pixels, j’imprime mes images dans le format 20x30cm, en faite c’est un format de lecture ! En dessous on peut difficilement juger de la qualité d’une image. Donc mes images doivent tenir le coup jusqu’au 30x40cm minimum, donc dix millions de pixel ce n’est pas trop... Mais il est vrai que pour un compact, qui est surtout destinée à un marché de consommateurs qui limitent leurs tirages au 13x18, dix millions ça devient irréaliste ! au fait, Sony vient de sortir un compact à douze millions de pixels...

    Martin



  • martin 19 août 2007 16:02

    Bonjour à tous...

    J’ai bien aimé votre article Olivier... mais je vois que vous êtes un écologiste, c’est peut-être pas un hasard que vous avez écrit cet article ? Avant de parler de travail je voudrais dire quelques mots sur cet aspect écologie, car n’oublions jamais que tout n’est qu’interaction, qu’on le veuille ou non !

    Excusez-moi Olivier et les lecteurs de ce hors sujet qui ouvre ma lettre, mais il est nécessaire pour la compréhension pour le monde du travail, tout est liée dans notre jolie monde !

    Plus le temps avance, plus je relie l’écologie à une autre forme de vivre, que celle que nous vivons aujourd’hui. Je suis profondément convaincu que l’écologie sera le terreau de cette émergence d’une prise de conscience collective, sinon bye l’humanité ! Que l’écologie porte en elle une autre forme de vivre n’est pas vraiment nouveau, mais aujourd’hui les choses se concrétisent, on passe du rêve à des solutions viables et ça change tout, car elle se crédibilise dans les esprits.

    Et puis dans quelques décennies on saura bien fixé ! Car l’humanité sera bientôt devant un point de non retour, n’en déplaise à Claude Allègre ! En gros trois pistes d’avenir possible, première piste : on change rien et on continue la croissance avec tous ceux que cela comporte, l’exploitation à outrance des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et bien sûr leurs utilisations qui induit une injection du fameux CO2 dans l’atmosphère et donc du réchauffement par effet de serre. la non signature des états comme les Etats-Unis du protocole de Kyoto (qui en passant est bien timide...). La croissance à outrance du monde occidental et des autres nations qui n’ont pas atteint notre gourmandise en matière de vie... la surexploitation des sols dopés par les engrais et autre traitements chimiques, conduisant à leurs appauvrissement, au sacrifice au nom du progrès (qui a bon dos je trouve) et à la rentabilité et à la consommation irraisonnée (j’suis gentil...) des ressources planétaires et enfin (pour ne pas être trop long...) des pollutions induites par l’industrie et à la circulation humaine de part le monde.

    C’est la piste la plus noire... car dans quelques décennies il y aura un point de non retour, le CO2 qui est injecté par l’homme, enfin je devrais plutôt dire le surplus de CO2... Car le CO2 existe dans l’atmosphère de façon naturel, c’est grâce à lui (pour simplifier) qu’il y a un effet de serre permanent sur la Terre et qui s’autorégule de Lui-même, il y donc un équilibre qui est garant de votre vie possible sur Terre,sans cela nous serions plongé dans des températures disons... très basses ! Donc ce surplus de CO2 généré par l’humain contribue à augmenter la température moyenne sur Terre, trois, quatre degrés de plus et c’est le début de fin de l’humanité ! n’oublions pas que pendant les périodes glacières la température était de cet ordre là, mais bien sûr en dessous de la moyenne...

    Pourquoi un point de non-retour ? D’une part il faut savoir que le CO2 dans l’atmosphère a une « résidence » assez longue de l’ordre de 200 ans, donc le CO2 que nous avons injecté y à 150 ans (début en gros de l’industrialisation) est toujours en haut ! Et donc tout ce surplus restera en haut encore longtemps ! si demain on arrêterai toute injection de CO2 la nature mettrait dans les deux cents ans à revenir à son niveau de post industrialisation ! (dans le fond c’est plus compliqué que ça...) car une fois lancée à un certain niveau le dérèglement climatique poursuivra sa lancé et pire s’auto-alimentera tout seul ! pour simplifier la nature réagit à une élévation de la température au niveau des sols et des mers, par exemple les mers absorbent du CO2, mais avec l’élévation, même minimes des températures, cette absorption diminue, donc plus de CO2.

    Je ne m’étendrais pas trop sur les deux autres pistes que pourrait suivre l’humanité, sinon mon texte sera trop long... Piste deux : l’humanité prend une voie moyenne, il réduit sa croissance et l’injection de CO2 pas de façon drastique, vous savez c’est le verre à demi plein, ou à demi vide... les chances de réduire les risques d’emballement climatique sont moyenne...

    Piste trois : l’humanité prend conscience qu’elle va droit dans un mur et réduit au niveau planétaire sa gabegie tout en aidant les pays en voie de développement à ne pas faire les mêmes erreurs que le monde occidental, nous aurions encore à subir les méfaits de nos pollutions mais l’humanité pourrait se relever... mais il est déjà tard ! peut-être pas trop tard...

    note : je sais qu’il y en a beaucoup qui vont contester tous mes propos, mes affirmations... je ne leurs demande même pas de me croire ! je leurs demandes juste de forger leurs propres opinions, mais de grâce ! Documentez-vous ! lisez les livres, les revues, Internet, qui traitent sur le sujet et surtout forgez-vous une opinion de bon sens ! C’est peut-être elle qui sauvera l’humanité !

    note bis... : je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais je sais réfléchir... et donc me forger une opinion la plus juste possible, je ne veux pas dire qu’elle est exacte, ceux serai bien prétentieux... donc si ici et là j’ai dis des bêtises(petites), veuillez m’en excuser, je suis profane et je fais avec ceux que j’ai...

    Le monde du travail.

    Et si commençait par le début pour changer ? C’est quoi le travail ? Ca sert à quoi ? Ca profite à qui ? Toute chose sur Terre à un but, humaine ou naturelle... Le travail ne déroge pas à cette règle ! N’en déplaise à certains, le travail est un moyen ! Et pas une fin en soi... bien sûr il a toujours existé « un travail » respectable, ou le travailleur accomplit et est heureux de l’accomplir...

    Mais ça fait longtemps que l’humanité à détournée ce travail respectable... il existe toujours bien sûr ! Mais à quel niveau ? Le travail tel qu’il existe dans notre société de consommation est la résultante d’une voie prise voici bien longtemps, notre société est organisée de façon pyramidal, le peuple (la masse) en bas qui forme l’assise sur la quel se repose les différentes montées vers le sommet (je dis cela de façon très schématique bien sûr...) et bien sûr plus on monte dans la pyramide plus il y a du soleil...

    Le travail en faite c’est un outil, rien de plus ou de moins qu’un outil inerte comme un marteau, il permet d’accomplir une tâche x c’est donc une donné imbriquée dans la société en tout cas dans la nôtre qui se repose sur des valeurs marchandes. C’est elle qui est le nerf de guerre (notez l’analogie du terme...) de notre monde, tout est tourné vers la marchandise et non l’argent... qui est juste comme le travail un moyen pratique on va dire, pour faire circuler cette marchandise dans le circuit,fabrication/vente/achat, si on enlève la marchandise (et je ne parle pas des aliments) le monde s’écroule... preuve que sa domination est imbriquée dans nos vies, on vit pour produire...

    Le pire c’est que même la marchandise est un moyen et pas une fin en soi... car elle est un moyen d’expansion, quand je dis « expansion » c’est une boite pour moi ou je mets tous ceux qui fait que l’homme est homme, son désir sans fin de conquête de territoire, (les guerres en attestent), sa cupidité, son arrogance et surtout son désir de convertir le monde entier à sa vision des choses, la vision unique quoi... et c’est cette boite là qui est tout en haut de la pyramide comme une auréole au-dessus de l’homme, c’est la base même du point de départ du travail moderne, c’est à dire aliénant, convertit au simple pion sur l’échiquier du monde... l’expansion humaine nous a conduit à bâtir cette pyramide, qui est fort logique dans sa conception ! Mais uniquement possible pour un certain nombre restreint d’humains, la Terre entière ne peut pas suivre ce schéma ! Il n’y a que dans les niveaux moyen et haut que ce schéma fonctionne (on va dire profite...), donc peu d’humains ! on a le résultat sous les yeux...

    Donc si on y regarde de plus près, on constate que un grand nombres d’humains contribues à faire vivre un petit nombre, si c’est pas une injustice... Donnée moderne qui ne cesse d’apparaître dans les titres, la croissance, qui serait le remède à tout nos maux... si c’est pas une logique ça ! Notre chère président s’y applique fébrilement ! Sauf que la logique à des failles... la croissance indéfini n’est possible(techniquement) que dans un monde infini, or il se trouve qu’on vit dans un monde fini ! Donc travailler plus pour gagner plus (traduisez : produire plus pour donner plus de pouvoir d’achat (enfin tout est relatif..) à la base de la pyramide, ceux qui amène à consommer plus, donc encore à produire plus, donc enrichir la moyenne et haute pyramide) est une vue à court terme ! dire que nos chères politiciens sont élus pour prévoir... (on dit toujours : faire de la politique c’est anticiper)

    Deuxième faille : l’expansion nous a conduit à gaspiller toujours plus, alors que la Terre vit grâce à la régénération et à un cycle fermé donc à un équilibre. Mais aussi à étendre notre pollution à la Terre entière, c’était sans compter sur les réactions de la nature, qui n’oublions pas a une grande inertie, finalement c’est peut-être elle qui mettra un arrêt à notre folle croissance...

    Donc chère Olivier tout ça pour dire que oui, le travail rend malade ! et pour terminer je crois de plus en plus que l’écologie sera le terreau pour un changement d’humanité, car il intègre en lui des valeurs de nature bien sûr ! mais surtout des valeurs humaines qui sont bâtis sur une tolérance et du bon sens issues de valeurs anciennes forgées en un temps ou l’humain était au même niveau que la nature, mais ça fait bien longtemps qu’il l’a quitté, la nature finira bien par lui le rappeler...

    Martin.







Palmarès