Militant communiste sur Montpellier.
40 ans
Après un echec scolaire, j'ai repris mes études pour faire du droit. Passionné de politique, de philosophie, de cinéma et de capoeira.
Ton article est intéressant, je suis d’accord sur le fond... mais je lui trouve comme un petit goût d’inachevé.
Certes la France est républicaine, mais elle est surtout le fruit de son Histoire : c’est construction démo-républicaine (Blandine Kriegel l’explique très bien dans un petit bouquin chez 10/18 où elle reprend des cours qu’elle donna en Russie), le fruit des conflits qui ont toujours opposés la droite à la gauche, les riches aux pauvrex, les bourgeois au nobles, l’Etat aux personnes. La droite a gagné parcequ’elle a mené une guerre idéologique depuis 20 ans et qu’elle a fait une campagne sur des valeurs de droite (quand tu lis le programme et les analyses sur le site de l’UMP, le doute tombe en même temps que les bras !).
Le parti majoritaire à gauche ne l’a jamais fait : le PS n’a jamais tranché entre social démocratie ou pas, mais dans les faits ils sont sociaux démocrates depuis bien longtemps. Le PRG l’assume depuis longtemps. le PCF a commencé sa reconstruction de puis bien longtemps mais a fait des erreurs profondes (notamment avec le gouvernement Jospin). les alter-mondialistes s’y sont mis.
Ségolène Royal a fait une très mauvaise campagne, et bon nombre de ces voix ne sont pas une adhésion à son projet mais un refus de Sarkozy. La meilleure preuve, c’est l’absence de mobilisation pour les législatives. En quoi le CPC qu’elle proposait était mieux qu’une CPE ?
Je suis pas trop d’accord avec toi là dessus : la gauche a fait sa refondation idéologique depuis bien longtemps : le PS est social démocrate voir libéral. Le PCF a fait sa refondation idéologique, adapté son programme à la situation actuelle, la LCR court après, veut bien de son programme mais pas participer (les vieux restes de la République bourgeoise...). La gauche s’est refondée mais il s’agit de savoir de qui on parle.
Là ou le bas blaisse est à mon avis que la gauche n’a pas répondu aux attentes populaires. Pour prendre deux exemples :
- Pour ce qui est des minima sociaux et des allocations de transferts : ces mécanismes ont été pervertis. Ils ont servis jusqu’en les années 80 à répartir la richesse. Quand on a appliqué les principes de Maastricht, ils servent à éviter la pauvreté et réservés aux exclus. Le problème, c’est qu’avec la smicardisation qu’a entrainé les exonérations de cotisations sociales, les travailleurs pauvres se sont développés mais n’ont droit à rien.
Pour prendre mon exemple, je gagne un peu plus de 1100 euros. J’habite Montpellier où les loyers sont très chers mais je n’ai pas droit à l’ALS par simple effet de seuil. C’est pas normal. Je cotise aussi aux caisses d’AF mais j’ai droit à rien. Je comprends que certains se détournent de la solidarité à cause de cela.
- Les 35 heures ont été une bonne chose sauf que... ils ont été accordés avec blocage des salaires et annualisation du temps de travail. Résultat : les heures suppplémentaires sont plus dures à avoir dans le privé ou le public, les salaires bougent peu, les dépenses augmentent (essence, énergie domestique et bientôt TVA). Pour certains, les heures Sup permettaient de payer le crédit de leur baraque, après ils payent le crédit de la maison plein pot avec un salaire moindre. Je comprends que les gens se laissent embobiner par le travailler plus etc... Ca on veut pas le reconnaitre. Il s’agit pas de remettre en question les 35 heures, mais il faut surtout remettre les salaires sur le chemin de la croissance. Pour cela, il n’y a pas de secret : il faut bien que les capitaux s’investissent en France et en Europe et pas en Chine. Or, la gauche dont tu parles ne veut pas répondre à cette question parce que cela demande de remettre en question tout ce qu’elle a fait pendant ces 25 dernières années.
Si les ouvriers et les salariés nous ont abandonnés, c’est parceque on n’a pas répondu à leurs aspirations, parcequ’ils veulent gagner leur vie et avoir un boulot de façon constante. La gauche dont tu parles n’a pas cesser de dire : c’est plus possible, etc. Normal que les voix se détournent ! En plus, je pense que nous avons des discours trop misérabilistes alors que l’on s’adresse à des personnes qui sont fières, qui en ont marre des personnes qui ne connaissent pas ce qu’ils vivent.
Ce n’est pas tellement en termes du comment on va répartir la richesse qui est pertinent mais comment on met en place un système qui permet d’en produire avec le maximum de personne dans un système économique qui en veut de moins en moins.
Ca à gauche, on l’a dit et on l’a défendu pendant la campagne (personnellement, j’ai milité pour la candidature de Buffet) mais on l’a mal dit car on s’est adressé de la mauvaise façon. Ce qui est vrai pour Buffet est vrai pour les autres.
Tu veux refonder la gauche mais le dilemme de 1920 ne s’est pas réglé : on accompagne les dégats ou on fait en sorte que le capital soit productif.
La refondation de la gauche passera par une lutte idéologique contre la pensée qui nous asmène tous les soirs au 20 heures (les biens pensants ne sont pas prêts à regarder la vérité en face), dans les luttes mais surtout en connaisssant vraiment ce que veut le peuple de gauche en France et en Europe. Et pour ça, il va falloir un travail militant qui n’est pas prêt de se finir.
Je viens de lire ta publication. Inétressante bien que tu bouffes parfois le trait (franchement, les menus musulmans... En plus ils m’ont sauvé des choux de Bruxelles-langue de boeuf à l’armée).
Je te rejoins sur les liens de l’extrême gauche avec Ramadan. Je les trouve dangereux et contre nature. Partir du principe que « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » aboutit aux pires dérives (l’Iran et l’Irak en sont les bon exemples). C’est quelque chose qui doit être combattu (A Montpellier, lors des dernières municipales, la LCR a bien présenté en tête de liste une femme qui fait partie de la mouvence islamiste). C’est vrai qu’adpater les lieux publics a des pratiques religieuses est consternant.
Idem, c’est vrai que le silence de la candidate lors du procès des carricatures me pose problème (par contre je me réjouis que mes camarades aient renvoyé Aouit se faire voir quand il a demander l’investuiture pour les législatives ). Pour ce qui est de Marx, tu reprends « la religion est l’opium du peuple ». Sauf que sa réflexion va quand même plus loin : une religion « ...est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pourune autre, la protestation contre la détresse réelle... elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple ».
Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui la religion en générale sert de refuge face à des conditions sociales plus dures. Le renouveau du combat laïque passe aussi par une lutte contre les discrimniations. Tant que notre économie aura tant de chômage, la discrimination à l’embauche renforcera les ghettos religieux.
Ceci dit, comme la liberté de conscience est un droit inaliénable à l’homme, que faire ? (Lénine, arrête ! c’est pas drôle !). Par exemple, les muslumans ont droit comme les autres à des lieux de culte qui ne sentent pas le gas oil. Je trouve que tu oublies un peu vite que la laïcité ne combat pas la religion, elle empêche qu’elle s’impose à ceux qui n’en veulent pas. Il faut bien que « ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas » continuent à vivre ensemble.
Sur la « combinazionne » de Sarkozy, l’article vise juste.
Que Bockel ou Baylet se retrouvent dans un machin à l’UMP, c’est quelque prt un non évènement. Il retrouve la famille qui est la leur depuis toujours. Bockel atoujours assumé ses positions « Blairistes », il s’adresse donc à la bonne personne. Baylet a vu les résultats dans sa circonscription : le Tarn et Garonne vire au bleu, il suit la gamelle... Le temps des rad-soc toulousains prend fin.
La période qui s’ouvre est passionante car le débat de fond, d’idées, de classe va se faire à gauche. Ne plus essayer de distinguer ce ui sépare DSK de Jospin, Ségolène du reste du monde... quel pied !
Bien d’accord avec toi sur la tonalité générale du texte. L’exemple cité du président de Nestlé illustre bien le fait qu’a défaut de morale, le capitalisme a une logique : donner une valeur marchande aux besoins humains, même ceux qui sont fondamentaux. Il illustre bien aussi le fait qu’un combat idéologique est à mener (comme le dit Jacques Marseille, le coco défroqué, chaque fois qu’il croise un mec de gauche à la TV : « vous avez perdu sur les idées »). Sarkozy prétend avoir des idées nouvelles mais la structure de notre société se rapproche de plus en plus de ce qu’elle était au début du XXème siècle.
Je trouve exaltant le moment que nous vivons : il me semble que nous sommes à un moment où la clarification à gauche est nécessaire. Parce que les sociaux démocrates n’ont pas su redonner un véritable sens à son action, elle a perdu dans les idées. A force de vouloir concilier chèvre et choux, elle n’a pas avancée. Le plus bel exemple est la question européenne : ils nous parlent défense des services publics en France, ils votent les directives les plus libréales au conseil européen et au parlement.
Si la gauche (et là, j’y met tout le monde)a perdu dans les idées, c’est qu’a force de vouloir définir l’intérêt général par l’économie, elle en a oublié la visée, les droits et à quoi sert la politique. Le PS est déja social démocrate : le gouvernement Jospin en est la plus flagrande illustration : le financement des réformes fut fait avec des privatisations, les dirigeants communistes ont appuyé la décision (notamment JC Gayssot, R. Hue et tous les tenats actuels de ceux qui veulent fusionner dans un grand machin avec les centristes). Là dessus, je suis bien d’accord avec l’auteur (pareil pour ce qui est du regard vers ce qui était le passé).
Je diverge un peu de l’ipion de l’auteur sur quelques points : pour ce qui est de l’essentiel, je ne pense pas qu’une autre idée du monde est absente.
- la gauche radicale existe en France, elle n’est pas absente. Son manque de visibilité résulte surtout de sa division (souvent issu du mouvement associatif, il faut que tout le monde se reconnaisse dans les propositions sinon c’est le clash) et de la propagande qui est faite contre elle. Elle n’est pas organisée donc elle ne peut pas faire émerger une vision unique.
- Pour ce qui est du PC, c’est le parti qui a fait le plus d’avancée dans le renouvellement de ses propositions et de sa visée mais les préjugés sont aussi durs à casser que l’atome comme disait Einstein. Le programme qui a été voté en congrès a été repris en grande partie par les antilibréaux de tous poils. Comme quoi, les idées circulent (dans un sens comme dans l’autre au sein de cette mouvance). Le problème à mon avis est double pour mon organisation : la perception des aspirations des couches populaire et des salariés ont changé. Pour faire court, pendant les 30 glorieuses, les aspirations étaient de savoir comment on aller profiter de la richesse qu’on avait, que les solidarités existantes servaient à assurer à chacun de ne pas tomber dans la misère ; aujourd’hui, nous sommes à la recherche de ces solidarités et comment nous allons recréer des emplois durables dans notre pays et notre continent.
Aujourd’hui, on a tellement fait croire que l’emploi devenait aussi rare que l’or, que les gens sont près à tout pour le conserver. C’est pour cela que l’escroquerie du « travailler plus pour gagner plus » a marché.
- Que cela soit au niveau international (Amérique du sud notamment mais aussi en Inde, voir en Chine et en Russie) ou européen (la gauche travaille ensemble au parlement avec un groupe GUE/VN, des interconnexions au moment du référendum où les arguments etintervenants venaient de tous les coins du contienet, des intérpêts communs apparaisent dans les luttes syndicales), cette autre idée du monde se construit peu à peu. La France, avec son histoire y a toute sa place.
Il ne faut jamais oublier une chose : les partis de gauche sont né qu’après que les salariés aient pris conscient de qui leur est commun. Nous ne faisons que revivre que ce que l’on a connu avec l’apparition du capitalisme en europe. Puisqu’il y a muté, la gauche change aussi.
Bon article dont les arguements renforce ma conviction. La fin du service public met fin à la régulation des tarifs, à la recherche pour avoir des énergies propres et peu chère. Déja les collectivités locales ont eu leur marché soumis au marché, fin de contrat de service public... Cest pareil pour l’eau (qui bientot coutera très chère). La spécualtion va commencer.
Moi, cela me fait tout bizarre cette société qui ressemble de plus en plus à celle qu’a connue mes grands parents quand ils étaien petits.