Mise à part les enclaves dans les Balkans, l’islam n’est pas une religion européenne. C’est parce qu’elle a su refouler les tentatives militaires de l’islam sur le continent que l’Europe a eu sa Renaissance, ses Lumières et sa Révolution démocratique. S’il est exact que la civilisation arabe nous a transmis en translation Latin le savoir grecque, byzantin et perse, c’est grâce a son refus de l’islam que l’Europe a accéder à la modernité. La seule autre religion que l’on peut qualifier d’européenne est le judaïsme, qui semble être remarquablement similaire à l’islam, avec la même manque de toute évolution dogmatique. Mais, au contraire de l’islam, le judaïsme ne nous demande rien, n’exige aucune revendication, ne demande pas des piscines séparées, des repas spéciaux dans les cantines, des heures de prières. Au contraire, il est presque invisible, sauf dans les grandes contributions juives à notre culture, à notre musique, à notre littérature, et à nos sciences.
C’est un courage insensé qu’ils ont ,ces kamikazes intellectuels qui ose défendre les Etats-Unis ou, autre tabou, la religion, sur Agoravox. L’anti-américanisme primaire est aujourd’hui en Europe la règle, le politiquement correct, et tout le monde est d’accord pour interpréter les interventions américaines militaires en Europe, sans lesquelles l’Allemagne aurait gagne les deux guerres mondiales, comme des interventions purement égoïstes. La vérité est autre, mais il ne faut surtout pas le dire.
On ne peut que partager vos sentiments Hélène, mais votre analyse est un peu simplificatrice. Surtout votre anti-occidentalisme primaire est un peu trop facile. Certes, chaque pays cherche son propre intérêt, et l’Europe s’est bien accommodé des dictatures arabes, mais vous dites vous-mêmes que vous êtes contre l’ingérence. Dans le cas présent il est urgent de ne rien faire, mais de laisser les pays du Maghreb faire leur propre révolution. Toute intervention serait mal interprétée. Ce n’est pas une question morale, mais plutôt real politique.
Encore un bon article de Catherine. Les réactions haineuses qu’elle reçoit sont aussi stupides qu’injustifiées. La liberté de l’expression, attaquée dans son principe, est de plus en plus fragilisée. Par son principe, elle ne peut pas être limitée, puisqu’elle repose sur le subjectivisme : par définition, l’usage, par les uns, de leur liberté d’expression peut déplaire aux autres, mais ce déplaisir, qui peut aller jusqu’à la souffrance morale, est le prix pour la liberté de tous. La liberté d’expression est un droit mais aussi un devoir : supporter celle des autres. Une partie de la vie culturelle doit beaucoup à l’usage illimité de cette liberté, certain mouvements, comme le surréalisme, ayant largement sollicité le blasphème et la provocation anticatholique.
Encore un idéaliste gauchiste qui visiblement n’a aucune expérience des gitans. Chez nous à l’extérieur du village ils se sont installés il y a 20 ans ces « gens du voyage » (expression idiote !). Après quelques années le maire a décidé de fournir l’eau et l’électricité gratuitement. Ils sont là toujours, et toujours gratuitement. Je n’ai rien contre ces gens de voyage immobiles, mais les bons sentiments humanistes de l’auteur de l’article me font chier.