Oui tout à fait, sauf que les gens ne sont visiblement plus d’accord sur ce qu’est le sens moral. La société a beaucoup changé, et on a tendance à accuser l’école de beaucoup de maux, car pour certains elle a trop changé (c’était mieux avant gnagnagna), pour d’autres pas assez (pas adapté au monde d’aujourd’hui gnagnagna). Enfin d’autres, non ce qui est comique c’est que ce sont les mêmes qui le disent.
« les bons éléves font ils les bons établissements ou les bons établissements font ils les bons élèves ? »
Une bonne école permet-elle une bonne société ou bien ... La société permet-elle une bonne école ?
Je pense qu’on sous-estime beaucoup l’importance de cette dernière question.
Mettre les parents au coeur du dispositif, c’est assurer une belle cacophonie, et je pense que les profs ont déjà bien assez les parents sur le dos. Tous les parents ne sont pas pédagogues, et pour ceux qui le sont, ils n’ont pas tous la même manière d’élever leurs enfants, aussi je ne vois pas comment on peut contenter tout le monde avec ce système. Vous voulez encourager l’autonomie, l’adaptation à la société, tout ça, et il faudrait que l’école corresponde aux vues particulières des parents ? Allons bon. Vous devez forcemment penser que les parents représentent plus la société que l’école, ce qui n’est pas vrai, tout comme l’inverse n’est pas vrai non plus.
Ensuite, taper sur l’école « de gauche » et insister sur le recentrage des cours est en totale contradiction avec la volonté d’en finir avec l’école du XIXeme dont vous parlez, qui est en réalité celle que veulent réhabiliter ceux qui soutiennent de telles mesures.
Mais non ils lisent tout un tas d’auteurs gauchistes en français, et puis l’histoire geo ça sert à rien, surtout parce que les profs sont tous marxistes :/
La cuisine et le tricot, au contraire, ce sont des valeurs d’avenir, très en vogue chez les vrais français pour l’une, et dans les caves en chine pour l’autre.
(pour éviter toute remarque acerbe, je n’ai rien contre la cuisine et le tricot, bien au contraire)
Mais vous mélangez tout, comme dans l’article d’ailleurs !
C’est vraiment n’importe quoi ce discours sur les « enseignements de base », les « fondamentaux », etc...
1) Dites moi franchement ce qui est inutile dans les programmes scolaires aujourd’hui ? Alors que le président veut plus de sport, comment allez vous discriminer les matières « inutiles », des autres ?
Cette pique sur le sport est volontairement provacatrice pour bien montrer que c’est complètement subjectif.ttt
2) S’il ne s’agit pas de choisir des matières mais de les simplifier (on dit recentrage je crois mais personne n’est dupe), comment justifiez vous que les mêmes champions de la droite soient en même temps les chantres de l’élitisme ?
En réalité c’est une énorme arnaque intellectuelle :
a) On se dirige vers une éducation utilitariste, et à deux vitesses.
b) « recentrer » les programmes ne les rendra pas plus simple à assimiler, bien au contraire, ceux qui pensent qu’on peut faire bachoter de la grammaire ou faire gober des trucs par coeur à l’entonnoir aux eleves aujourd’hui se gourrent bien.
Je suis en gros désaccord sur votre utilisation de « mieux vaut une tete bien faite qu’une tête bien pleine ». Je peux l’interpréter dans le sens contraire de ce que vous en faites. Une tête bien pleine, c’est quelqu’un qui apprend ses « fondamentaux » sans les comprendre, car on ne lui sert pas les à côtés. Un véritable enseignement au contraire devrait à mon sens permettre de découvrir et développer ses propres fondamentaux, et c’est alors pour moi une tête bien faite qui en résulte.
Si pour vous une tête bien faite, c’est quelqu’un qui accepte sans sens critique qu’on lui impose tel ou tel « fondamentaux », eh bien alors soit, je comprend le raisonnement et je crains de ne jamais pouvoir vous suivre sur ce terrain.