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Michaël Dambrun

Enseignant-Chercheur (en sciences psychologiques) à l’Université Blaise Pascal.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/04/2007
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Derniers commentaires



  • Michaël Dambrun 24 avril 2007 21:12

    « Votre propos fort interessant qu’il soit, pose un problème. Vous partez de l’idée qu’une théorie qui tend à pousser à l’intolérance est fausse. Ou alors que même si elle est vrai elle doit censurée »

    Je n’ai jamais rien dit de tel. Ma seule motivation était d’apporter de nouveaux éléments de réponses à la question est-ce que le généticisme génère de l’intolérance ? La réponse est oui et ma contribution de chercheur s’arrête là.

    Bonne soirée, Michaël



  • Michaël Dambrun 24 avril 2007 21:04

    Bonsoir, pourriez-vous justifier vos propos ? En quoi la psychologie expérimentale serait-elle moins scientifique que la génétique ? Serait-elle moins valable ? Je trouve toujours délicat de dénigrer une discipline sans aucune argumentation. D’avance merci, Michaël Dambrun



  • Michaël Dambrun 24 avril 2007 20:57

    Bonsoir et merci pour votre commentaire passionné. Toutefois, il est important de ne pas confondre la notion de différenciation sexuelle avec la notion de généticisme. La connaissance des bases génétiques de la différenciation sexuelle est très différente du généticisme. Ce dernier a une définition très précise ; il renvoie à la croyance en un déterminisme génétique de la personnalité et des comportements humains. Si vous pensez que les gènes sont les principaux des comportements et de la personnalité des humains, alors vous souscrivez à des croyances généticistes. J’espère avoir été plus clair. Michaël Dambrun



  • Michaël Dambrun 24 avril 2007 20:56

    Bonsoir,

    Afin de ne pas être redondant, je préfère vous renvoyer vers l’article d’Axel Kahn (pour le lien, voir ci-dessus le message de Jean Lasson). Toutefois, j’ajouterai trois choses : (1) premièrement, la notion de co-évolution me semble incontournable si l’on veut mesurer à quel point le débat « inné - acquis » est inutile. L’homme actuel est le produit d’une longue évolution. Tout au long de cette évolution, l’environnement a façonné les gênes comme les gènes ont également, au moins en partie, conditionné l’environnement de l’Homme. Au final, lorsqu’on un généticien, par exemple, examine aujourd’hui le rôle de tel ou tel gène, il étudie la résultante d’une interaction de milliers de siècles entre les gènes et l’environnement ; les deux sont donc totalement indissociables. Pour les curieux, vous pourrez trouver des informations intéressantes sur cette notion de co-évolution dans le livre de Varela & al. (voir référence ci-dessous). (2) Deuxièmement, et c’est ici un point de vue personnel que je développe, il me semble que ce faux débat illustre le fonctionnement de notre système cognitif. Plusieurs travaux démontrent que notre cerveau est une véritable machine à catégoriser l’information. Afin d’appréhender et de donner un sens à l’environnement complexe qui l’entoure, l’Homme est amené à simplifier l’information en la catégorisant. Il ne peut s’empêcher de regrouper les informations en créant des catégories souvent simplistes (i.e. les jeunes vs. les vieux ; les Français, les étrangers, les Chinois, etc.). Concernant l’explication de la causalité des comportements, l’Homme a créé deux catégories qui sont une simplification de la réalité : les gênes et l’environnement. Or, il y a très fort à parier pour que la réalité soit bien plus complexe. Il faut donc être conscient de nos propres limites à asseoir nos réflexions sur des catégories grossières qui sont, par définition, des distorsions de la réalité. (3) Enfin, et je m’arrêterai là, plusieurs travaux récents révèlent que le cerveau est particulièrement plastique. Il semble que nous ayons des ressources insoupçonnées qui permettent à celui qui le désir de modifier en profondeur ses comportements et sa personnalité. Par exemple, les travaux de l’équipe de R. Davidson révèlent des phénomènes très intéressants (voir par exemple l’article en accès libre dans PNAS, cf. référence ci-dessous). Davidson et ses collègues montrent que des moines bouddhistes sont capables de modifier par une pratique intensive de la méditation certains processus cognitifs de base que l’on croyait jusqu’ici relativement fixes...

    Michaël Dambrun

    Références :

    Varela, F, Thompson, E. & Rosch, E. (1993). L’inscription corporelle de l’esprit : Sciences cognitives et expérience humaine. Edition Seuil.

    Lutz A, Greischar LL, Rawlings NB, Ricard M, Davidson RJ. (2004) Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice. Proceedings of the National Academy of Sciences. 101:16369-73



  • Michaël Dambrun 24 avril 2007 20:50

    Bonsoir, Je perçois dans votre question un lien implicite avec le dogmatisme ; non ? Les personnes dogmatiques ont tendance à penser que leur point de vue est le seul qui soit valable et à rejeter le point de vue des autres. Or, les travaux sur le dogmatisme tendent à révéler un dogmatisme de gauche comme de droite (voir les travaux de psychologie sociale de N. Sgro par exemple). Il a été montré que quelle que soit l’orientation politique, les extrêmes avaient tendance à être plus dogmatiques que les modérés. Par conséquent, selon l’orientation politique, on pourrait s’attendre à trouver d’une part, une forte association entre le dogmatisme et le généticisme chez les personnes orientées à l’extrême droite et, d’autre part, une forte relation entre le dogmatisme et l’environnementalisme chez les personnes orientées à l’extrême gauche. À ma connaissance, cette hypothèse n’a pas été testée, il m’est donc impossible de vous dire si elle est juste ou fausse. Michaël Dambrun







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