Pierre de Villemarest, journaliste, ancien du SDEC, décédé il y quatre ans, diffusait une lettre privée à laquelle j’étais abonné dans les années 80.il était un fin connaisseur du Bilderberg et de la Trilatérale. Il a donné assez peu d’interview mais on peut en retrouver en passant par google. j’ai écrit quelques articles sur le sujet. http://millesime.over-blog.com
il y a encore un étage au-dessus du groupe Bilderberg, et là ce sont les décideurs qui se protègent en faisant apparaître ce groupe. (c’est un « petit comité »). Ces gens là sont « d a n g e r e u x » , car ce sont eux qui manipulent les leaders politiques et financiers et ils feront tomber la City et Wall Street quand l’auront décidé.. !
« si les banques tombent, tout le système économique tombe »...on ne peut pas laisser les banques faire faillite... et pourquoi pas ? ce sont les arguments des financiers qui ont convaincu les politiques, mais pourquoi ce serait tout le système économique qui tomberait si une banque fait faillite ? il me semble que la réforme bancaire a été escamotée au détriment de la société alors qu’il faudrait instaurer ce qu’avait réussit à réaliser Roosevelt aux US avec la loi Glass Steagall. http://millesime.over-blog.com
En 2009 le Gouverneur de la Banque Centrale chinoise a publié un article remarquable sur le système monétaire international dans lequel il soulignait que pour la première fois dans « l’Histoire » (avec un grand H) monétaire mondiale, un monnaie nationale,( pour ne pas la nommer, le dollar), servait de monnaie de réserve ,et qu’il considérait cela comme une véritable anomalie, de sorte que tôt ou tard il fallait réviser le système monétaire international (trouver une monnaie de réserve :il suggérait le bancor). C’est certes au grand damne des Etats-Unis qui ne veulent pas entendre parler d’une révision du système monétaire international, mais le Gouverneur de la Banque centrale chinoise n’a jamais été contredit depuis.. ! http://millesime.over-blog.com
Nous vivons une période que l’on peut qualifier « d’historique » : le capitalisme meurt sous nos yeux et nous entraine dans sa perte. Une finance fondée sur des paris sur les fluctuations des prix s’est nourrie sur le corps affaibli d’un monde ayant cessé de compter sur la richesse pour vivre à crédit, s’effondre. Après un temps de latence, elle entraîne à sa suite les Etats qui s’étaient portés à son secours. Les peuples sont appelés à régler l’addition : il n’est question que de plan de rigueur et de luttes contre les déficits publics. La protection sociale conquise sur une siècle vole en éclat, à la place, la précarité et le chômage progressent d’une marche inexorable (les emplois perdus le sont à jamais). quelle initiative prendre alors ? Le monde auquel nous aspirons est l’inverse de celui, qui petit à petit, s’est installé dans nos vie et pire encore se trouve à présent logé à demeure dans nos têtes. Le temps n’est-il pas venu de désamorcer la machine infernale ? d’affirmer que le commerce humain n’est pas celui de l’argent ? de faire advenir la solidarité là où la rivalité règne en maître ? de promouvoir un double respect : celui des humains dans leur diversité, les uns vis-à-vis des autres, et celui d’eux tous réunis, envers la planète qui les accueille et leur dispense ses bienfaits ? « Penser global pour agir local » ont dit à juste titre, les écologistes. le moment est venu d’agir aussi globalement :local et global, l’un ne va pas sans l’autre.
(extrait d’un article de Paul Jorion et François Leclerc paru le 22 mars 2010) (déjà)