« Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration. » « A
été » aurait été plus juste, car le bien mal nommé « Haut conseil à
l’intégration » a été placé par le gouvernement en coma prolongé.
« Depuis
le 24 décembre 2012, le Président et les membres du collège du Haut
Conseil à l’intégration ne sont plus en fonction. A compter de cette
date et en l’absence de collège, le HCI n’est donc plus en situation
d’émettre des avis, ni de publier des rapports.
Le rôle,
l’organisation et les attributions du Haut Conseil à l’intégration
seront redéfinis à l’issue de la réflexion engagée par le Gouvernement
visant à la refondation de la politique d’intégration. Eu égard aux travaux engagés, les agents affectés au HCI contribuent à ce travail.
A
l’issue de cette réflexion, des propositions seront formulées pour
déterminer notamment les modalités de gouvernance de la politique
d’intégration en France.2 »
Quand
cet organisme s’est avancé sur terrain de la laïcité, un des meilleurs
spécialistes français de la question, Jean Baubérot, lui a décerné un
« bonnet d’âne ostensible3 ».
Guylain Chevrier a aussi été rédacteur à « Riposte laïque », avant de s’en éloigner4 ,à cause des « apéros saucisson-pinard », selon le site.
Passons sur le fond de l’article, qui commence, à la manière de Caroline Fourest5, par énoncer une évidence, pour ensuite arriver à des conclusions contraires :
« Tout
sophiste réactionnaire qui se respecte doit, pour se faire entendre par
le plus grand nombre, commencer par se rendre sympathique, au moyen de
ce que George Orwell a appelé des « pétitions de principe » : il s’agit
d’afficher, de manière totalement formelle et abstraite, son attachement
à des principes moraux hégémoniques ou quasi-hégémoniques parmi
l’auditoire auquel on s’adresse – bref : caresser le lecteur dans le
sens du poil. »
Ici, la raisonnement est simple : les actes anti-musulmans sont condamnables et je les condamne, mais :
il y a relativement encore plus d’actes antisémites ;
il ne faut pas parler d’islamophobie
ceux qui en parlent sont des « com-mu-nau-ta-ris-tes »
l’islamisme est en germe dans l’islam
il y a une menace globale : le « communautarisme musulman. »
La mise en cause initiale du CCIF
« Collectif Contre l’Islamophobie en France, organisation
communautariste qui rejette les lois de la République et milite pour le
délit de blasphème » ne repose sur rien de sérieux et participe à la
campagne de délégitimation de cet organisme, comme si casser le
thermomètre était le meilleur moyen de faire tomber la fièvre.
Qu’est-ce que le communautarisme, qu’est-ce qu’une communauté ? Il faut commencer par bien définir les termes. "
Je ne peux que vous suggérer de lire la suite.
il y a également l’article sur le déferlement de haine de la part des identitaire sur AgoraVox ... je vous laisse chercher.