Je ne dream pas. Je trimme et je rêve en dormant, pas en argent. Votre message ressemble à ceux du Tea Party d’aujourd’hui. Ce sont eux qui vous font rêver à la chose publique ? Vous allez vous réveiller brusquement et en nage. Je dis ça, je ne dis rien. Cherchez voir qui ils sont, pour votre bien, je vous assure.
L’argument anticonstitutionel est totalement démonté par Flaherty. Vous avez le lien vers ses travaux. C’est le point le plus fouillé et technique d’entre tous. En bon américain, la constitution, pour lui, est plus que sacrée et même si les allégations de cet argument sont très bêtes, il ne ménage pas le papier. Moi je passe la main sur ce point. C’est leur constitution, pas la mienne. Armez-vous de courage, il en faut, d’un bouquin de droit américain et allez-y. Démontez l’argumentation d’Edward le touche-à-tout.
Il faut prouver ces accusations, sinon ce n’est qu’une tirade de McFarren de plus. Alors quelles sont les preuves ? D’où viennent-elles ? De youTube et DailyMotion ? De la mouvance US de l’évasion fiscale promue au rang de combat pour la liberté ?
La dette américaine tourne aux alentours des $ 13 000 Milliards. Ce prétendu détournement de fonds serait 70 % de cette dette. Est-ce que vous vous rendez compte de ce que cela voudrait dire ? Les USA ne sont pas le Zimbabwe et le congrès et le Président des US ne sont pas Mugabe et sa bande. Les américains ont, peut-être, une réputation consolidée de naïfs, mais quand il s’agit de sous, les congressistes ne sont pas tout à fait dupes.
La Fed perd de l’argent de partout : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110209trib00059 9974/le-plus-gros-detenteur-de-la-dette-americaine-n-est-plus-la-chine-c-est.html . D’une manière qui peut être assimilée, par un économiste, à une escroquerie, oui. Les banques, pas la Fed, vont payer des dividendes très consistants ($ 135 Milliards), alors que l’économie tourne à vide, surgonflée par injection massive de masse monétaire basée sur rien du tout. Et la oui, il y a un problème de contrôle de la part de l’autorité monétaire ( Fed et trésor ) C’est ce qui met en colère l’américain de base et la sus-citée mouvance en profite allègrement pour lancer ses traditionnelles histoires. Toutefois, ce n’est pas une si mauvaise nouvelle que ça pour l’Europe ( très relativement, enfin on verra bien, de toutes façons mieux vaut s’y préparer au lieu de mettre le feu à nos banques ). Les agences de notation commencent à se retourner vers les USA, elles nous lâcheront, peut-être, un peu la jambe, espérons.
D’autre part, je n’affirme pas gratuitement que des audits de la Fed sont effectués. Je vous donne des dates, des organismes et des liens qui vous permettent d’essayer de recouper ces données. Si, vous les pensez fausses, prouvez-le. Je n’ai pas à démontrer qu’il se pourrait qu’il soit possible que probablement puisse se passer n’importe quoi.
Touché ! Je ne suis le valet de personne et encore moins d’une marquise. Vous voyez comme vous savez faire mal quand vous voulez. En honneur à votre combativité, reprenons, si vous le voulez bien. Euh, les chiffres, je n’en ai trouvé qu’une toute petite poignée chez vous, mais bon, passons.
Vous écriviez en février 2010 :
« 1- Le mythe de l’euro protecteur et salvateur, est détruit dans l’opinion publique. Plus encore, son rejet comme monnaie apporteuse de malheurs croissants pourrait s’accentuer fortement dans l’opinion publique des 16 Etats concernés -notamment en Allemagne- si une orientation « fédéraliste » sur le plan financier était mise en œuvre, transformant contre son gré ce pays en « banquier de la zone euro ».
Allons-y morceaux à morceaux, comme disait the ripper :
« Le mythe de l’euro » : est la conclusion d’un raisonnement circulaire puisque il part de votre propre opposition à l’euro pour le qualifier de mythe, alors qu’il a propulsé une croissance économique sans précédent. Avant la crise de la dette, bien entendu.
Vous y ajoutez : « protecteur et salvateur » sous votre plume, cela parait signifier que les états « fainéants » (PIGS) étaient induits à la paresse par ce mythe. C’est le même genre de polémique que montent beaucoup de politicards au sujet des plans sociaux, en prétendant que ce sont des incitations à la fainéantise. C’est manipulateur et fallacieux. L’Union a des problèmes structurels évidents, je suis d’accord, mais on ne peut les réduire à cette caricature. Il y a eu tricherie de la part de la Grèce, par exemple, mais cela ne vous permet pas cette affirmation. Je sais, le soleil ça rend paresseux, et tout ça... Il va falloir que l’on se mette à l’anthropologie sociale. Il n’y a pas trop de place, ici, mais si vous voulez, on s’y met.
« est détruit dans l’opinion publique » : non, il y a chute, je vous concède que très grave, de la confiance de l’opinion publique, mais pas destruction. Vous exagérez.
« Allemagne banquier de la zone euro » Vous exprimez un mythe ( oui, il y en a quand-même quelques-uns ). Elle ne travaille pas pour payer les erreurs des autres, comme vous le laissez entendre constamment. Au contraire, elle est favorisée par la structure européenne, lui permettant de compenser sa perte de compétitivité face aux nouveaux acteurs (BRICS, personne n’y échappe, d’ailleurs ) sur le dos de ses partenaires européens principalement le PIGS, la France et l’Italie en moindre mesure quoique significativement. D’où la cruelle ironie de la situation et des discours des politiques allemands ressassant ce mythe, qui en est vraiment un, à leurs électeurs.
« 2- La zone euro et l’Union européenne telles que bâties jusqu’à ce jour sont condamnées : il est possible de retarder encore quelques mois, voire même un an la sentence, mais elle est déjà inscrite dans les faits inévitables qui découlent des processus actuels en cours sous nos yeux. »
Vous avez voulu faire un pronostic et vous vous êtes planté. Nous sommes un an et demi plus tard et l’euro est mal en point mais vivant. L’union aussi. Mais, je vous concède que le coup de pied au derrière va provoquer une mutation. Mais pas obligatoirement dans le sens où vous la prévoyiez si catastrophiquement. On peut en reparler si vous voulez, sans mélanger les choses.
« 3- Cette crise de l’euro est bien l’expression particulière de la crise mondiale qui continue son cours : de ce point de vue aussi, toute décision interne à la zone euro aura des conséquences lourdes sur la marche générale de la crise internationale, avec effet boomerang prévisible ».
Disons que la crise de la dette est l’expression locale d’une crise qui n’est pas si internationale que ça, puisque d’autres, comme le BRICS, y trouvent leur compte ( pas tous au même niveau, je suis d’accord ).
Alors si vous voulez, commençons à parler du point de départ de cette crise internationale : celle des subprimes de 2008. Je parle du point d’où est parti le raz-de-marée, et non pas des causes de son avancée, ni du terrain favorable qu’il a pu trouver en Europe. C’est un autre point.
Si vous ne contestez pas que la crise de 2008 fut le déclencheur, alors parlons du pourquoi elle s’est propagée si facilement, de la réaction de la zone euro, les erreurs, etc... Ensuite nous pourrons parler de la situation actuelle, si vous le voulez bien.
PS : ne me chipotez pas avec la syntaxe. Je suis mauvais en français et j’écris tel quel, presque sans relire. Si vous trouvez du confus, demandez-moi des précisions. Il n’y a pas le feu. On peut décortiquer le problème.
M. Vassé ou l’art de dribbler sur un mouchoir de poche.
Votre article est très clair, son argumentation aussi, ainsi que le fil de cette tentative de débat qui, je vous le rappelle, a commencé par la négation, de votre part, de la réalité d’une guerre monétaire, pour ensuite l’admettre, en m’ayant, auparavant, diagnostiqué une fatale propension à l’hallucination. Merci quand-même, cher bon docteur.
Faites les calculs et démontrez, comment une sortie de l’euro et la disparition de celui-ci, quelle qu’en soit la forme, ne représenterait pas une catastrophe, surtout pour les plus défavorisés ( quoique, comme ils n’iront pas à Taiwan vous demander d’en rendre compte, vous pouvez être tranquille ). Accessoirement, calculez aussi le coût de votre combat impossible, puisque l’euro résistera jusqu’au dernier carré et on en est encore très loin. Ce combat irrationnel que vous menez politicardement et non au sens de la réalité économique, n’est pas autre chose qu’une sorte de sape depuis l’intérieur.
Je ne suis pas devin, mais il y a plus de chance que la livre s’intègre que ne se défasse l’euro, à moins que les manoeuvres politicardes en arrivent à tellement brouiller les cartes, que les propres citoyens européens en demande la disparition. C’est d’ailleurs surement pour cela, que l’on assiste à tous ces mariages étranges et contre nature politique, depuis le début de la crise de la dette.
En attendant, je vous laisse à vos dissertations darwinistes et m’en vais très content de souffrir de maux intellectuels français.