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Mor Aucon

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Recouvrer l'esprit avant de perdre la tête.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/06/2011
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Derniers commentaires



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 14:30

    « Je soulignais le fait que la création de monnaie s’accompagne nécessairement d’une escroquerie, car elle fait augmenter la quantité de richesse virtuellement disponible de manière erronnée. »

    Splendide argumentation, vous m’avez convaincu. J’ai échangé le semi-remorque plein de coquillages, galets verts et de sel pour quelques lingots. Ça pèse mais les gosses du quartier vont m’aider à les transporter. Il faudra seulement les enchaîner pour parcourir le trajet. C’est dégueulasse, je sais, mais je ne prendrais que des petits pauvres, ça leur fera une occupation. Ce sera toujours mieux que de les manger, vieille tradition anglaise, comme il se doit.

    Au fait, le propre de l’homme n’est-il pas l’anticipation basée sur l’observation des facteurs d’une situation pour mieux prévoir l’évolution du système observé ? Prévoir ce que l’on peut obtenir si l’on invertit une dose d’effort à tel ou tel endroit ? Ce résultat anticipé n’est-il pas virtuel et supérieur à la simple somme des efforts appliqués pour l’obtenir ? Savez-vous faire la différence entre un système chaotique et le désordre entropique ?



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 14:02

    « C’est quoi qui vous gène dans l’article ? »

    Sa tendancieuse connerie. Vous me faites le coup classique du fanatique : « la terre est plate, eh banane ! Mais non elle est ronde, je t’assure. Remettrais-tu en doute l’existence de la terre ? »

    Votre micmac est pathétique. Vous attribuez à Keynes ce qui peut-être attribué à l’école de Chicago ( Milton Friedman ), juste pour pouvoir faire le gros amalgame des économistes escrocs, les mettre tous dans le même sac et le balancer dans la rivière avec un chat dedans.

    Vous êtes des révolutionnaires fanatiques, c’est-à-dire que le romantisme de l’acte révolutionnaire vous intéresse beaucoup plus que la profondeur des idées qui l’ont provoqué. Ce n’est que du snobisme de petit bourgeois, du m’as-tu-vu. Vous salissez le sacrifice des vrais révolutionnaires, ceux qui se sont vus réellement opprimés et n’ont eu d’autres solutions que d’ouvrir la boite à gifles. Tout cela est très comique mais vos mensonges et fantasmes à peine voilés polluent beaucoup d’esprit et l’heure n’est plus celle de jouer au Gavroche de salon.



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 02:30

    Merci à la Goure à Vox pour me permettre de qualifier cet article et les commentaires favorables de conspiranoïaques.

    Cela se sait depuis longtemps mais le propre de l’innocence n’est-il pas de s’émerveiller à chaque instant ? L’innocence est tellement bien vue maintenant, que certains en arrivent à la feindre tout en en ressassant les mêmes vieilles litanies. Changez de disque ! Faites preuve d’imagination, au moins. A force de plagier les conspis américains vous allez terminer évangélistes, en cage de verre dans le projet Vénus, survivalistes au milieu de bûcherons canadiens ou que sais-je encore. Faites gaffe quand-même !



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 02:02

    Rien de mieux que l’humour caustique de Keynes pour expliquer les limites de l’étalon-or :

    « Si la Trésorerie était disposée à emplir de billets de banque des vieilles bouteilles, à les enfouir à des profondeurs convenables dans des mines désaffectées qui seraient ensuite comblées avec des détritus urbains, et à autoriser l’entreprise privée a extraire de nouveau les billets suivant les principes éprouvés du laissez-faire (le droit d’exploiter les terrains billetifères étant, bien entendu, concédé par adjudication), le chômage pourrait disparaître et, compte tenu des répercussions, il est probable que le revenu réel de la communauté de même que sa richesse en capital seraient sensiblement plus élevés qu’ils ne le sont réellement. A vrai dire, il serait plus sensé de construire des maisons ou autre chose d’utile ; mais, si des difficultés politiques et pratiques s’y opposent, le moyen précédent vaut encore mieux que rien.

    Entre un semblable expédient et les mines d’or du monde réel l’analogie est complète. Aux époques où on trouve de l’or à des profondeurs convenables, l’expérience prouve que la richesse réelle du monde s’accroît rapidement ; et, quand on ne le trouve qu’en faible quantité, la richesse reste étale ou même décline. Les mines d’or ont pour la civilisation une valeur et une importance extrêmes. De même que la guerre a été le seul cas où les hommes d’État aient pensé que de larges dépenses sur fonds d’emprunt fussent justifiées, de même l’extraction de l’or est le seul prétexte à creuser des trous dans le sol que les banquiers aient considéré comme de la finance saine ; chacune de ces deux activités a joué un rôle dans le progrès - à défaut d’une solution meilleure. Indiquons en passant que l’a tendance du prix de l’or à monter pendant les périodes de dépression par rapport au prix de la main-d’œuvre et des marchandises aide à la reprise éventuelle, parce qu’elle augmente la profondeur et diminue la teneur, à partir desquelles l’extraction du minerai aurifère est payante. »

    J.M. Keynes - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie - 1936



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 01:23

    Problème ! S’il veut de la viande et que le chasseur vend la viande contre des galets verts, il va falloir qu’il aille chez l’artisan qui vend des sacs, contre du sel, pour pouvoir transporter tout ce bazar. Dès qu’ils en auront marre de faire des allez et retours avec un barda pas possible pour manger du poisson et de la viande pourrie du fait de leur kilométrique manège, ils se mettront d’accord pour trouver une autre combine à la première occasion. Logiquement, le choix portera sur une matière rare, inaliénable et facile à transporter. De l’or ou de l’argent par exemple. Puis pour éviter de transporter la balance, on fait des rondelles d’un poids précis, on en raye le pourtour pour détecter les petits malins qui les liment et refondent la limaille, puis on les décore, on y fait figurer le chef ou le lieu où elles sont battues, etc... Après, viennent les billets, c’est une autre histoire qui n’a, elle non plus, de premier individu inventeur ( quelle manie ! ). Alors on retourne à cette forme de troc ? Combien de coquillages, galets verts et sacs de sel dois-je apporter si je veux construire une maison ?

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