Si nous laissons l’histoire révéler ce qui ne s’est pas encore dit nous ne pouvons pas dire que l’OTAN a bombardé des populations civiles en Libye. On ne peut dire seulement, ( c’est déjà beaucoup, je suis d’accord ), que des civils furent tués lors de certains bombardements, ce qui est tout de même très différent. D’autre part, il est évident que les révolutions ne naissent pas du jour au lendemain et que la résistance du pouvoir dictatorial est ce qui termine par donner une légitimité à la révolte armée, mais il est aussi évident que le massacre de la rébellion à Benghazi était en marche. Fallait-il laisser se produire ce massacre pour que la légitimité des révolutionnaires arabes éclate au grand jour ? Je pense que non. Éviter le massacre alors que la rébellion implorait de l’aide, était une imposition sous tous les points de vue : juridique, de légitimité démocratique, cohérence avec le passé révolutionnaire occidental, etc... Par contre, il est tout aussi évident que cette légitimité fut remplacée par les intérêts de l’affairisme international. Grâce à qui ? Là est la question, à mon avis.
Voilà pourquoi je ne peux qu’être d’accord avec ce que vous exprimez dans la phrase : « On déstabilise des Etats, et surtout on empêche des sociétés civiles
en train de se construire d’aller vers une cohésion sociale en devenir,
on les met dans une situation où l’ensauvagement prend le pas sur la
solidarité. » mais pas pour les mêmes raisons que vous.
D’autre part, les raisons que la guerre avance pour se justifier sont toujours humanitaires ( ou ne le sont jamais, ce qui revient au même ) depuis que le monde est monde. Le terme guerre humanitaire est absurde quel que soit le sens que l’on veuille lui donner.
Justement Frida. Le premier dilemme fut de stopper le massacre que Khadafi préparait à Benghazi, mais la radicalisation des opinions, soigneusement entretenue par tous les bords, n’a permis que deux approches générales : appuyer l’intervention ou la condamner sans aucunes nuances. Par la suite, sur ces deux pôles se greffe toute la propagande des uns et des autres. Les peuples arabes et leurs aspirations réelles, tout le monde s’en fout. Meyssan et Collon exploitent leur fond de commerce pro-iranien
anti-occidental, les affairistes, protégés par le parapluie OTAN prennent leurs bénéfices et on attend
le tour de la Syrie. Comment peut-on qualifier l’intervention en Libye comme une guerre contre des populations civiles ? Pour le dire, il faut soit ignorer ce qu’est la guerre, soit manipuler le terme population civile.
Et ça recommence la désinformation à plein pot. D’autres font de Keynes un adorateur des Soviets. Cette préface, il faut la citer en entier, il faut aussi tenir en compte son humour très britannique ( la preuve, dans une autre préface, il se fout ouvertement mais subtilement des thèses de Hayek, ce qui n’empêche des anti-keynésiens d’essayer d’en faire un prétendu aveu de Keynes contre sa théorie en faveur de celle de Hayek ) et il faut lire tout ce qu’il a écrit contre les économies planifiées, les régimes totalitaires. Il n’y a aucun doute quant à la nature diffamatoire des accusations d’idéologue totalitaire contre Keynes. C’est toujours la même propagande en provenance des supporters du laissez-faire.
D’autre part, c’était un gentlemen britannique de son temps, il ne faut pas non plus en faire un gourou universel. C’est vous, avec vos attaques absurdes, qui le remettez sur le terrain. Après Keynes, il y a eu la synthèse classique, les néo-keynésiens, post-keynésiens et ça continue, signe qu’il a mis le doigt sur quelque chose d’important, tout de même.
Arrêtez vos simagrées. Vous commencez par me dire que vous n’êtes pas d’extrême-droite pour continuer par une défense de ses délires préférés, puis, vous vous dites athée et me présentez une histoire de pauvres intégristes intolérants empêchés d’empêcher une pièce de théâtre. Alors, vous comprendrez que j’ai autre chose à faire que vous suivre dans vos sinuosités intellectuelles.