Un paon muait,un geai prit son plumage,puis après se l’accommoda ;puis parmi d’autres paons tout fier se panada,croyant être un beau personnage.Quelqu un le reconnut:il se vit bafoué.Berné,sifflé,moqué,joué,et par messieurs les paons plumé d’étranges sorte ;Même vers ses pareils s étant réfugié,il fut par eux mis a la porte.
Il est assez de geais a deux pieds comme lui qui se parent souvent des dépouilles d’autrui,Et que l’on nomme plagiaires.Je m’en tais et ne veux leur causer nul ennui ;
Ce ne sont pas la mes affaires. JEAN DE LA FONTAINE