Je rappelle que le sujet de l’article est la condescendance des conseillers de la mission locale envers les demandeurs d’emploi non-diplômés. Je prends juste mon cas comme exemple.
En lisant vos commentaires, je remarque que certains s’occupent de mon cas soit en me traitant de « fainéant » (Y en a qui compte sur l’Etat pour trouver un travail) soit en me donnant des conseils.
Ces derniers que je trouve sympathique m’agacent. Vous n’êtes pas une exception, j’en rencontre tous les jours et j’en ai même dans ma famille.
Faudrait faire ça, regarde sur le net, fais plutôt ça !
C’est-ce que je fais tous les jours. Je ne vous ai pas attendu pour consulter les offres ailleurs que sur Pôle Emploi, de faire le tour des radios, de nouer des contacts... Ca commence d’ailleurs à porter ces fruits.
Par contre, je suis d’accord Foufouille sur un point : pôle emploi est clairement une barrière à l’emploi.
D’abord le Pôle Emploi a pour mission d’accompagner le demandeur vers l’emploi. On est obligé de s’y inscrire pour postuler aux offres.
Pourquoi n’aurai-je pas le droit de m’inscrire au Pôle Emploi ? A cause de mon projet professionnel ? C’est totalement ridicule.
Si je suis votre raisonnement les radios associatives pourraient poster leurs offres mais le candidat ne pourraient pas postuler.
« Y en a qui comptent sur l’Etat pour leur trouver un travail ». Donc vous insinuez qu’un chômeur ne recherche pas de son côté, qu’il se tourne les pouces toute la journée.
C’est absolument faux, c’est même insultant. J’espère avoir une réponse de votre part.
Cette envie de travailler dans une radio ne m’est pas venu soudainement. J’y pense depuis gamin. J’ai même été dans une école de radio à Toulouse et j’ai adoré ça.
A ce moment-là, j’avais 17 ans et j’étais pas solide pour recevoir toutes les critiques. Au point que certaines remarques m’ont fait douté sur ce métier. Pendant lontemps j’ai contourné cette envie professionnelle en faisant d’autres petits boulots.
Depuis j’ai mûri, je me suis remis en question plusieurs fois en retravaillant sur mes lacunes.
Ce que je ne comprends pas, c’est le désintérêt de la conseillère. Elle a une demie-heure (temps de l’entretien) pour nous connaître et elle le fait pas.
Pourquoi rediriger un demandeur dans un secteur qui n’est pas le sien ? Mettre un boucher dans une poissonnerie, ça n’a aucun sens.
Elle a essayé de me proposer d’autres secteurs que j’ai refusé immédiatement. Elargir le champs de recherche oui mais pas changer de direction à la moindre impasse.
Mais vous avez tout à fait raison, mon article aurait pu commencer par « avoir un simple Bac est-ce suffisant ? »