Vous êtes totalement à côté de la plaque en voulant mettre en cause l’église, qui n’est absolument pas impliquée dans les conflits au Moyen Orient, et qui appelle à une solution pacifique.
L’occident est désormais intrinsèquement a-religieux, ses interventions ont des motivations géopolitiques ou économiques. L’occident a surtout combattu les régimes nationalistes souvent laïques, et les pouvoirs qui ont succédé sont généralement des régimes islamiques. Il faudrait avoir une clé de lecture qui ne remonte pas au Moyen-âge.
@Rincevent Tout d’abord rappelons-nous que la coalition de la première guerre d’Irak était extrêmement large, et comptait de nombreux pays arabes qui voyaient avec inquiétude la menace irakienne (même Khadafi était pour cette guerre). Ne l’oublions pas, ce n’était pas une opération uniquement occidentale, contrairement à la guerre suivante.
Ensuite, en effet, les alliés ont considéré que l’Irak un peu affaibli demeurerait une force d’équilibre face à d’autres puissances régionales. Géopolitiquement parlant, le père Bush était un peu plus subtil que le fils, qui ne connaissait que le rouleau compresseur et le marteau pilon. Mais c’est vrai que la mise sous contrôle a été tardive (notamment la protection de la zone kurde).
@Vlad Concernant la première guerre du Golfe, les raisons n’étaient effectivement pas essentiellement morales en effet, mais la sécurité des approvisionnements pétroliers suite à main-mise sur le Yémen (d’autres auraient pu suivre). Mais cette guerre n’a pas abattu le régime -il aurait même fallu mettre davantage la pression contre les rétorsions internes-. Au début des années 2000 il aurait pu y avoir stabilisation par un deal de mise sous contrôle contre la levée de certaines sanctions, comme préconisait le « camp de la paix »
Concernant la religion, c’était évidemment une utopie de penser qu’elle allait « tempérer » la délinquance et la rébellion. Les gouvernants ont par la suite essayé de mettre en place une instance représentative notamment pour la formation d’imams label France, mais l’instance n’a pas eu d’influence effective.
Enfin, nous sommes d’accord sur la question des mesures symboliques législatives, l’action concrète sur le terrain serait plus utile. Les gouvernants craignent l’émeute en intervenant dans certaines citadelles, il faudra pourtant bien y passer. Mais préparer d’abord le terrain de l’opinion pour désigner l’adversaire jihado-mafieux, et neutraliser quelques meneurs.
@cathy Il me semble que les Romains réprouvaient au contraire ces pratiques.
Concernant le fond de votre remarque, ce n’est pas systématique, on peut constater que les cultures les plus machistes sont celles qui répriment le plus sévèrement les actes homosexuels.
Vlad, on retrouve vos thèmes favoris, et même les clichés sémantiques du style « camp du bien » (chaque camp affuble celui d’en face de ce sobriquet).
Sur la politique étrangère, je ne pense pas qu’il faille inclure la première guerre du Golfe en tant que faute, car il y avait eu invasion et annexion d’un pays voisin, l’erreur a été de ne pas mieux garder le contrôle après coup pour éviter les massacres en règlement de compte (notamment contre les Kurdes), ce qui a été fait par la suite. Le problème me semble-t-il démarre avec la nature de la rétorsion au 11/Septembre contre l’Afghanistan, une opération terrestre était -c’était écrit dans l’Histoire- vouée à l’échec. La seconde guerre d’Irak est le summum de la série de fautes ; l’intervention en Libye au lieu de se limiter à une médiation, et la prise de position d’emblée pour les rebelles en Syrie ont été dans la foulée. Mais il y a d’autres raisons que le seul alignement sur le Qatar, qui entre parenthèses a eu une période de « froid » avec l’AS (le Qatar a remplacé la CIA et le Mossad dans les « théorie alternatives »).
Sur la politique intérieure, il me semble là aussi qu’une interprétation a postériori fausse la vision, les gouvernants ont cru que la religion encadrerait la jeunesse et éviterait les dérives délinquantes et protestataires, Faute de clercs locaux, il a été fait appel à des imams extérieurs sans contrôle d’habilitation, on voit qu’il y a eu synergie mafio-radicale. S’ajoute la politique de la ville, avec concentration de grands ensembles sociaux, et regroupement naturel par affinités (constante sociologique éternelle), provoquant les ghettos que l’on déplore. Les théories de confinement volontaire ou encore de stock électoral relèvent de la fumisterie.
Enfin concernant le législatif, il est vrai qu’on s’est emballé sur des débats « symboliques » finalement secondaires sur la déchéance ou la perpétuité, mais les mesures de prévention devaient être privilégiées -c’est en partie le cas avec l’état d’urgence et la transposition de certains points dans la loi ordinaire (perquisitions de nuit en cas de terrorisme, etc.). Néanmoins, les actes sont à la traine : peu d’armes saisies, car on hésite à des opérations massives dans les zones les plus dissidentes (hors de la loi républicaine) ; peu d’associations et lieux de radicalisation ont été fermées ; peu de recruteurs/prêcheurs de haine ont été expulsés ou assignés en résidence aux antipodes ; le confinement des radicaux dans les prisons n’a pas été généralisé, etc.
Reste la « com » à contretemps sur la haine, au moment où la violence a fait des centaines de victimes en majorité d’origine européennes, c’est désormais une campagne « unis contre le jihadisme » qui doit primer, avec des images choc, comme celles de la prévention routière.