L’intervention de Trierweiler a le mérite de mettre sous les projecteurs les magouilles du parachutage de Sego à La Rochelle, au détriment d’un militant local soutenu par les socialistes du coin. Forlani a été un soutien fidèle de Hollande. Il est récompensé par une exclusion du PS. Hollande qui devait être le président de tous les Français n’a pu s’empêcher de réagir en secrétaire du PS en intervenant dans cette élection. Ayrault demande à Forlani de se retirer. Mais Forlani n’est plus au PS. Il est libre de maintenir une candidature qui est beaucoup plus honorable que celle d’une parachutée à l’égo surdimensionné.
Hollande qui se veut le président de tous les Français (c’est lui qui le dit) a fait une faute en apportant son appui à Royal. Il n’est plus secrétaire du PS, mais Président de la République. Qu’il prenne la hauteur qu’exige sa fonction, et que les citoyens attendent de lui. A la tête de l’Etat, il y a des problèmes autrement importants à régler. Quant à sa compagne, elle a le droit de s’exprimer et de témoigner sa sympathie à un (ex)militant du PS qui a été exclu de son parti alors qu’il bénéficiait du soutien des militants locaux. Forlani a soutenu Hollande aux primaires socialistes. Aujourdhui, le coup de poignard dans le dos, c’est lui qui le reçoit de la part de Hollande, et de dirigeants socialistes comme Royal et Aubry qui, il y quelques mois, n’avaient que mépris pour Hollande, et mépris l’une envers l’autre. Forlani n’a pas eu droit aux primaires locales qui l’auraient probablement investi pour les legislatives. Les règles internes au PS, c’est fait pour le petit peuple ; ça ne s’applique pas aux divas de la politique. Bel exemple de démocratie ! Dans ces circonstances, le message de Trierweiler m’apparait comme une bouffée d’air frais dans un milieu nauséabond.
Ne voir dans le message de Trierweiler qu’une réaction qui s’inscrit dans une rivalité amoureuse est révélateur d’un machisme rétrograde. Ainsi une femme qui s’exprime sur une élection où les règles du PS (à savoir : organisation de primaires pour choisir le candidat) sont bafouées par une candidate parachutée, au mépris des militants locaux, ne le ferait que pour de basses raisons de jalousie ? Aurait-on avancé de tels arguments si l’auteur du message était un homme ? N’y a-til pas des raisons politiques objectives de s’offusquer des passe-droit accordés à Sègolène Royale à La Rochelle ? Derrière un féminisme de façade, les vieux réflexes misogynes ont la vie dure.
Le monde s’écroule. C’est ce qui ressort de votre article, Mme Walter.. Relisez vous, au calme, si possible. Et votre monde fantasmé s’évanouit, comme va s’évanouir politiquement votre gourou. Il restera un animal médiatique, comme Marchais en son temps. Les médias sont friands de ces personnages qui font du bruit et de l’audience. En outre, il serait bon que vous rangiez au placard certains de vos préjugés manichéens. Ne pas être d’accord avec Mélenchon ne signifie pas que l’on est électeur du FN. Enfin votre méconnaissance des mécanismes économiques discrédite vos propos . Il est très facile de dire « augmentons le SMIC et faisons payer les riches ». Lorsqu’il s’agit d’appliquer ces mesures, (que je souhaite), c’est une autre paire de manches. Les effets pervers peuvent coûter des centaines de milliers d’emplois.
Mélenchon a perdu . Et le monde s’écroule, à en croire cet article caricatural révélateur des illusions immatures que le personnage a cultivées chez ses fans. Après la démagogie, il y a le retour au réel , un réel où le SMIC à 1700 euros est dangereux pour ceux à qui cette promesse était destinée. Les électeurs, certainement pas ennemis de leurs intérêts, ne s’y sont pas trompés.