On en est arrivé à une situation où, alors qu’au début des années 1980
les sommes dépensées pour les dividendes représentaient la moitié de
celles consacrées à l’investissement net (l’investissement brut auquel
on retire la consommation de capital fixe due à l’usure et à
l’obsolescence des machines anciennes), aujourd’hui elles représentent
2,6 fois plus que les dépenses d’investissement !
Au risque d’ouvrir des portes ouvertes il me semble indispensable de rappeler certaines évidences.
Ce n’est ni l’actionnaire ni le patron (fut il un « entrepreneur » ) pas plus que le salarié ou le client qui créer la richesse et le bénéfice.
Ce sont les flux entre chacun de ces acteurs( une personne ayant généralement plusieurs rôles) qui est déterminant. Qu’un maillon manque et la chaine du profit est rompue.
Le système ne peut durablement fonctionner en déséquilibre.
Or actuellement c’est clairement l’actionnaire qui est privilégié entrainant de grave désordre.
pour qu’un salarié rapporte il faudrait qu’il soit acheteur de la production... C’est aussi le cas de son patron mais là n’est pas la plus grosse aberration du propos. Il se trouve que justement,d’une manière globale le salarié est aussi le consommateur qui va acheter et donc donner les moyens à l’entreprise de vivre. Sauf que l’entreprise privilégie les actionnaires et le patron au détriments des salariés qui du fait consomment moins et surtout le moins cher possible. On ne peut pas vouloir des salariés payés le moins possible au nom de la sacro-sainte compétitivité et espérer qu’ils consomment et fassent vivre local !
Que de lieu communs bien démagos... Dommage. Le politique est effectivement bien critiquable, encore fait il ne pas tomber dans l’outrance et l’allégorie douteuse. Écueils qui ne sont pas évités loin sans faut.