Oui je me rappelle du poster ! C’est pas toi qui était malade, parti début septembre ? En tout cas c’est sur que ce fut une belle et éprouvante expérience que je conseillerai à chacun. Très formateur.
"La recherche du bouc émissaire , voir sa stigmatisation par des
autorités, sont des tares qui n’existent pas, ou en veilleuse, dans une
société prospère et éduquée ." Je considère les français comme des gens éduqués vivant dans un pays plutôt prospère bien qu’en crise et pourtant...
Quant à ma conclusion, la recherche d’une identité est un phénomène naturel dans toute société humaine. Vital même. Je trouve votre vision trop formatée par le passé racial de ce pays. Les blancs eux-aussi s’appauvrissent. Les noirs sont au pouvoir et, bien qu’écopant des dettes du système ségrégationniste, sont en mesure de répondre aux attentes de la majorité noire. Les immenses centres commerciaux qui emplissent la ville du Cap sont plus parcourus par des noirs que par des blancs.
Disons pour conclure que le processus de recherche identitaire est indispensable, mais qu’il s’étale normalement sur des décennies voire des siècles. Le rêve arc-en-ciel était peu-être trop ambitieux. Les différents groupes composant cette société ont été longtemps parqués, divisés et séparés, aussi bien noirs et blancs que noirs et noirs (séparation ethnique à travers les Homelands). On ne peut pas créer une nation en un jour. On ne peut pas créer d’amour en faisant cohabiter richesse et pauvreté, peur de perdre et désir de gagner, avarice et avidité. Cette cohabitation et certes une conséquence de l’apartheid, mais penser que tout vient de là serait s’en remettre à un fataliste primaire qui exclurait tout espoir de changement.
Je tiens juste à préciser que le but de cet article n’est pas de faire un bilan (plutôt désastreux) de la transition post apartheid en Afrique du Sud mais bien de traiter de la problématique de l’accueil et de la prise en charge des réfugiés sur le sol sud-africain. Bien que tout soit lié à l’ancien régime ségrégationniste (même la violence actuelle), il faut prêter attention au fait que cette violence à l’égard des étrangers est perpétrée par des hommes de « race » noire (ou « coloured », autre distinction raciale acceptée dans le système actuel"). Par ailleurs, l’élite politique au discours populiste et aux demi-mesures insuffisantes est une élite noire. Oublions un instant le passé racial de cette nation, la problématique de fond est aujourd’hui sociétale et identitaire.