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Philippe Boyrivent

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  • zouz 27 avril 2007 11:47

    Ahh... que de souvenirs ! J’ai, moi aussi, eux le bonheur d’exercer mes talents policiers - car nous sommes appelé alors « les enquêteurs » - et aimerai ajouter une pierre à l’édifice de cette page.

    Je ne parlerai pas ici des intentions de votes, mais des sondages d’opinion... politique ! Encore aujourd’hui, le mot « opinion » me provoque une crise d’asthme, et un tic nerveux dans la paupière droite.

    Tous les samedis, voir les dimanches, des enquêteurs malchanceux, choisis au hasard, s’attroupaient pour effectuer le grand sondage récurent de la semaine, et le plus fatiguant. Il s’agissait, et il doit toujours en être ainsi, de poser tout un tas de questions commandées par les différents organes de presse nationaux, et sûrement par les partis eux-mêmes. Enfin, je le suppose car les sondeurs n’étaient pas tenus au courant des commanditaires - mot pompeux pour parler de clients. On ne sait jamais, ça aurait pu les influencer, et ils se seraient mit alors à lire les questions avec dédain, hargne ou complaisance... les gens de peu sont si fourbes !

    Après avoir rassasié le suspect - pardon, l’enquêté - d’une vingtaine de minutes constituées de questions concernant l’actualité de la semaine passée (est-ce que la vache folle vous effraye ? - hein ? pourquoi ? il faudrait ?) venait la phrase fatidique présageant l’épuisement : « nous allons passé maintenant à la politique française... ». Après avoir convaincu le suspect que son opinion comptait, que tout cela restait confidentiel et surtout que, si, si, il avait une opinion, nous passions alors en revue une vingtaine de personnalités politiques avec, à pour chacun, la même interrogation : « que pensez-vous de l’action politique de Duchmol ? En êtes-vous : • très satisfait • plutôt satisfait • plutôt pas satisfait • pas du tout satisfait ? Ben je sais pas moi, je ne le connaît pas celui-ci. et puis moi et la politique... La consigne était très stricte, à la première « hésitation » l’enquêteur devait relancer ainsi : « - oui, mais à priori vous diriez de l’action politique de Duchmol que vous en êtes : • plutôt très satisfait • plutôt plutôt satisfait • plutôt plutôt pas satisfait • plutôt pas du tout satisfait ben, comme je ne le connaît pas, je dirai plutôt plutôt plutôt satisfait.

    Et paf, un point de plus pour Duchmol, qui traduirait que le suspect le trouve sensas - lui, et non pas son action. De toute façon, qui connaît l’action politique d’un député ? Ou encore mieux, d’un élu européen ? Sans oublier que dans la liste, il y a aussi surtout ceux qui sont là parce qu’on les trouve attrayant même s’ils ne sont pas dans l’action nationale (un ancien ministre à qui il ne reste qu’une mairie, un symbole de la résistance française... trouvez vous même !).

    Voilà qui attribue les points de satisfaction aux hommes politiques français : des gens qui n’en ont plutôt plutôt pas conscience.

    PS. : notez la subtilisation du mot « insatisfait » par celui, plus facile à comprendre (entendre ?) de « pas du tout satisfait ».







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