L’Italie – avec
son jambon de Parme, l’un des tous premiers producteurs européens de porcs tant
sur le plan qualitatif que quantitatif– a réglé son problème de nuisances
olfactives, de pollution aux nitrates et d’algues vertes DEPUIS PLUS DE DIX
ANS.
Et ce en
faisant tout simplement appel à une méthode 100% naturelle, ne demandant aucun
investissement lourd en matériel : il suffit en effet d’ajouter à la
nourriture des porcs en très faible quantité de la Chabasite, une roche
volcanique qui réduite en poudre, améliore le process digestif des animaux.
A l’instar
d’un charbon actif, ce simple apport minéral permet de réduire drastiquement la
production et le rejet de l’azote ammoniacal, vecteur des odeurs et précurseur
des nitrates…
Le Préfet de
Bretagne et les Ministères de l’Agriculture + Ecologie ont été dûment informés
de cette solution novatrice et écoresponsable il y a déjà trois ans…
La
Bretagne et nos Ministères continuent pourtant de « réfléchir »,
alors qu’il aurait été tellement plus efficace d’appliquer cette méthode
utilisée depuis dix ans en Italie par exemple sur l’une des baies les plus
polluées de Bretagne, dans le cadre du Plan Algues Vertes…
Il y a
pourtant urgence : Bruxelles, l’Allemagne et la Hollande se penchent à
leur tour sur la Chabasite, ce qui va redonner des points de compétitivité aux
éleveurs hors hexagone (les Hollandais qui ne disposent pas du foncier
suffisant dépensent jusqu’à 18 euros par porc pour le traitement des effluents…),
conduisant à une situation économique dramatique en Bretagne, qui n’a pas
vraiment besoin de ça en ce moment...
Pourquoi ce
retard inadmissible ? Pourquoi la Collectivité préfère t’elle payer 70
euros aux grands du secteur du traitement de l’eau par kilo de nitrates
« nettoyés », alors que la simple prévention amont de la pollution
coûterait, comme d’habitude, jusqu’à 20 fois moins cher ???…
Que font les
services de Ségolène Royal ? C’est pourtant un dossier qui devrait la
motiver…
Cela fait trois ans que des Italiens de la région de Parme, l’une des plus dynamiques et des plus denses en élevages porcins, sont venus expliquer aux élus et au Préfet de Bretagne comment, suite à la canicule de 1998 et les nuisances olfactives qui s’en étaient suivies, la région avait réussi à régler le problème.
Tout simplement en faisant appel à la Chabasite, une roche volcanique capable d’adsorber tout à fait naturellement l’azote ammoniacal, précurseur des nitrates... (voir les articles sur ce thème dans le Monde, le Nouvel Obs’, 20minutes...).
Réduite en très fine poudre et ajoutée en faible quantité à la nourriture des porcs, cette roche réduit drastiquement les excédents azotés de l’exploitation, et donc le lessivage des lisiers lors de l’épandage...
Le recours à la Chabasite, qui s’est très vite généralisé à Parme, a non seulement permis la disparition des plaintes officielles pour nuisances olfactives, mais a aussi conduit à la disparition des algues vertes sur le littoral touristique situé en aval de la région, la très belle Riviera Romagnole... Depuis, plus de problème...
Trois ans que la Bretagne a été informée... Depuis lors, d’essais en essais, la Bretagne fait du sur-place en essayant de comprendre le pourquoi et le comment de ces résultats surprenants... pendant que les algues vertes prolifèrent et que les touristes désertent la Bretagne (au profit de l’Italie ?)...
Dans le cadre du Plan Algues Vertes, le gouvernement a généreusement attribué 134 millions d’euros à la Bretagne pour régler ce problème des algues vertes...
Ce budget n’a certainement pas été perdu pour tout le monde, et pourtant, aucun résultat concret... En France, on est payé pour réfléchir, visiblement pas pour agir...