La grande majorité des gens, hypnotisée et scotchée quotidiennement devant leur écran de télévision, sont devenus des machines à gober la propagande. Le drapeau Ukrainien flotte en haut à gauche des écrans TV, les artistes condescendants se mobilisent, les larmes de crocodile coulent à flots, les mairies font retentir les sirènes, et la Tour Eiffel s’est vu parée des couleurs bleue et jaune, grâce à Anne Hidalgo. La même qui avait fait éteindre le symbole de la France, le jour où Alep a été libérée. Sans commentaires… A part la valeur pédagogique débouchant sur le fait que beaucoup de gens ont appris à quoi ressemblait les couleurs du drapeau Ukrainien, l’esbroufe et le bourrage de crâne est total. Dons pour l’Ukraine, pétitions en lignes, sollicitations dans les magasins, la machinerie humanitaire a enclenché le turbo et l’injection. L’Union européenne vibre à l’unisson ! Que c’est beau ! Nous aurions souhaité et nous espérons toujours la même ferveur intense, le même élan de fraternité, la même communion pour les massacres qui perdurent au Yémen – 377 000 morts -, au Donbass – 15 000 morts -, en Syrie – entre 400 000 et 500 000 morts – et en Irak – 500 000 morts -.