Il faut aller chercher derrière l’être humain le ridicule et le dérisoire, pour donner du sens à l’absurde.
C’est l’histoire de deux invasions qui se sont produites sur la terre au 19ème siècle. La première, celle de chenilles bleues qui fuyaient leur planète dévastée par la surconsommation, l’égoïsme et la pollution : les extraterrestres bourgeois. La deuxième, celle de fourmis rouges qui fuyaient leur planète dévastée par les gaspillages, la pénurie et l’incurie : les extraterrestres communistes.
Pour le malheur des hommes, ils ont réussi à les parasiter et à leur inculquer leur comportement et leur modèle de société.
C’est à découvrir dans "un monde rouge ou bleu", contre le pouvoir de l’argent, contre le pouvoir de l’endoctrinement.
Pourquoi le communisme conduit-il toujours à des drames sanglants ?
A l’extrême gauche ou, terme plus respectable, dans la gauche radicale, on aime à se considérer comme des chevaliers blancs, pourfendeurs des oppresseurs, héraults de l’altruisme et de la perfection humaine absolue, et une bonne partie de la population adhère à cette vision simple et confortable, y compris de nombreux socialistes, qui font le grand écart et courent désespérement après les voix de l’extrême gauche dont-ils ont besoin pour arriver au pouvoir.
En d’autres termes – “ plus à gauche que moi, tu meurs ! ” et malheur à ceux qui osent dire du mal de l’extrême gauche, qui osent s’attaquer à la blancheur immaculée, à l’apparente virginité (une autre politique est possible mais laquelle exactement ?), blasphème absolu, tabou irréductible, frilosité des médias.
Bien sûr, les idéaux des lumières sont passés par là ; Lutte contre le despotisme et l’arbitraire, contre les privilèges, contre l’esclavage, contre l’injustice sociale, contre l’exploitation des peuples opprimés.
Il faut avancer vers un monde meilleur, aller dans le bon sens de l’histoire, et sus aux conservateurs et aux réactionnaires qui restent accrochés à leurs privilèges et à un monde profondément cruel et injuste.
(on peut se demander ce qu’auraient dit les lumières sur l’extrémisme et le fanatisme)
Après plusieurs révolutions et malgré des progrès considérables dans tous les domaines ; scientifiques, techniques, sociaux, ces idéaux sont, malgré tout, encore et toujours d’actualité. Tout être humain sensible, lucide, ouvert aux autres, ne peut-être que conscient de la fragilité de la condition humaine, du besoin de solidarité et de fraternité, et de la nécessité d’un monde nouveau et plus juste.
Oui, tout être humain, digne, tolérant, généreux, responsable, honnête, sincère, ne peut qu’adhérer à ces idéaux nobles et respectables. Mais, et c’est là d’où vient le problème, faut-il croire que le fait d’adhérer à ces idéaux, nous procure automatiquement une sorte de diplôme ou de certificat de bonté, de générosité et de sainteté.
Faut-il croire que le fait d’adhérer à ces idéaux nous procure automatiquement l’infaillibilité et la certitude d’avoir raison parce que nous allons dans le bon sens de l’histoire.
Ne faut-il pas admettre enfin que les failles et les faiblesses humaines sont parfaitement et également partagées par tous les êtres humains, quelle que soit la classe sociale, le pays, la race, la sensibilité politique.
Quoi ? le peuple de gauche serait exempt de tout défaut et de toute imperfection ? Miracle absolu ! une moitié de l’humanité serait parfaite ; celle de gauche, et l’autre ; celle de droite, serait mauvaise, chargée de tous les vices !
Ne faut-il pas enfin admettre que les failles et les faiblesses humaines ne sont pas que - de droite - , mais que malheureusement, derrière des idéaux nobles et respectables, peuvent se cacher bien souvent ; des calculs, de l’opportunisme, de l’hypocrisie, mais aussi et c’est beaucoup plus grave ; des préjugés, de l’intolérance et de la haine. Beaucoup plus grave parce que ce sont ces défauts qui ont conduit aux drames sanglants du communisme, et que vouloir continuer à l’ignorer pourrait mener inéluctablement au même résultat.
Préjugés ? intolérance ? haine ? mais cela s’adresse à l’extrême droite voyons ! pas à l’extrême gauche !
Pas sûr ! voici un extrait d’un livre paru récemment aux éditions amalthée “ un monde rouge ou bleu ” qui parle du pouvoir de l’extrême gauche en France et qui prédit, comme l’avait prévu Trotski, l’avènement imminent et mondial du communisme.
“ Ne fallait-il pas être étonné par le prestige incongru de l’extrême gauche en France ? Ne fallait-il pas traiter celle ci avec la réprobation et même le mépris affiché, avec juste raison, pour l’extrême droite ? Dans la courbe statistique de Gauss, les opinions politiques extrêmes valaient-elles, en termes de tolérance et d’ouverture d’esprit, les opinions plus modérées ? Les opinions politiques extrêmes ne se développaient-elles pas, de manière symétrique, face à une situation de crise, ou en réaction violente et primaire contre les abus ou les injustices d’une société imparfaite ? Tous les républicains et les démocrates ne devaient-ils pas s’unir dans un consensus éclairé pour enfin dénoncer l’hypocrisie des extrêmes et résoudre les problèmes du pays ? ”
Cet extrait résume bien le problème qui se pose à la gauche aujourd’hui. Mais veut-elle vraiment voir la vérité sur la réalité du communisme et sur son lourd passé ? Veut-elle ouvrir les yeux sur l’obscurantisme qui se cache bien souvent derrière l’idéologie, sur le pourquoi des crimes communistes commis au nom de cette idéologie, et justifiés par cette idéologie ? Veut-elle rendre hommage aux victimes innocentes du communisme ? Veut-elle vraiment perpétuer un devoir de mémoire au nom de ces victimes pour que cela ne se reproduise plus ?
La gauche veut elle enfin admettre qu’elle n’a pas raison à elle toute seule parce qu’elle va dans le bon sens de l’histoire. Veut elle enfin admettre que l’humanité est riche diverse et variée, et que toutes les sensibilités politiques qui la composent peuvent, grâce à la consultation démocratique, dans une sorte d’alchimie subtile, comme une conscience globale et universelle, dégager une ligne médiane et consensuelle, et un projet de société acceptable par tous les êtres humains dignes, modérés, tolérants et responsables.
Besancenot et l’extrême gauche en général, veulent croire que 85% de la population est opprimée et exploitée par 15% de patrons et de dirigeants au service du capital. Ils pensent ainsi qu’ils peuvent espérer une marge immense de votes possibles en leur faveur. Ils font la même erreur que lénine qui pensait qu’il ne fallait éliminer qu’une petite partie de la population nuisible pour arriver au grand soir, pour réaliser la révolution planétaire et assurer un monde et un homme nouveau.
Ils semblent ignorer que dans un vote démocratique, 50% des votes vont à gauche et 50% vont à droite. Parmi les 50 % de droite, environ 15% sont des extrémistes avec qui il est impossible d’établir un compromis. A gauche, même chose, environ 35 % de modérés et 15% d’extrémistes avec qui il est impossible de discuter calmement.
On le voit donc clairement, la seule façon pour l’extrême gauche d’arriver au pouvoir, c’est par la violence, et la seule façon de s’y maintenir, c’est en éliminant une grande partie de la population.
L’intervention de Sarkozy et les commentaires qui ont suivi montrent encore une fois le gouffre d’incompréhension, l’absurde dialogue de sourds, l’affrontement dévastateur qui existent dans notre pays et expliquent tous ses blocages. Cette exception française résulte de la certitude diffuse dans la population qu’une autre politique est possible, qu’il existe une alternative crédible qui pourrait par miracle résoudre tous les problèmes, éradiquer la misère et l’injustice… Quelle alternative ? résumons en disant : à gauche toute ! Mélange de socialisme radical, de communisme et de gauchisme qui a trouvé son expression dans le non au référendum, et trouve toujours son expression dans l’antisarkozisme, dans les manifestations, dans les grêves, et l’opposition aux réformes.
Environ 30 % de citoyens français pensent qu’il est possible de changer la France (et même le monde, car chacun sait que celui-ci a les yeux rivés sur nous et attend nos solutions).
Ces Français pensent qu’une autre politique est possible, pas celle de mitterand en 83, lorsqu’il a brusquement compris (naiveté, incompétence ou hypocrisie) que “ sa vraie politique de gauche ” conduisait le pays au désastre, et qu’une politique de droite n’était pas uniquement en faveur des riches et des entreprises, mais simplement une politique qui permettait d’assurer la production efficace de richesse, la stabilité et l’avenir du pays. La France n’est pas sous cloche, elle n’est pas non plus le Vénézuela avec son pétrole, ni même l’URSS avec ses immenses ressources naturelles, qui ont permis aux communistes de “ tenir ” 70 ans, de payer la gabegie et les fins de mois difficiles, d’acheter les usines et les produits agricoles dont-ils avaient besoin dans leur économie de pénurie chronique.
Lire à ce sujet un livre paru récemment aux éditions amalthée, “ un monde rouge ou bleu ” qui parle du pouvoir de l’extrême gauche en France et prédit, comme l’avait prévu Trotski, l’avènement imminent et mondial du communisme.