Il y a une grande différence entre « sujet » (opposition à objet) et cobayes (victimes)
J’ai toujours entendu les victimes du Dr Mengele être qualifiées de « cobayes » , jamais de « sujets ou groupes d’expérimentation » !
Quand on ne connaît pas le thème de l’expérimentation humaine et qu’on ne s’y est jamais intéressé, un blocage psychologique s’opère , que le texte paraisse bien « flou », c’est bien plus confortable ainsi
Sachez que dans les essais cliniques, le terme de « cobaye » n’est bien sur jamais utilisé (on parle de « volontaires », mot pas toujours satisfaisant , je conçois) –
au fait, ce sont les médias et le grand public qui raffolent du mot « cobaye », ça les aide a garder une distance vis-à-vis de ces autres, tout en continuant à se gaver de médocs (testés par ces autres), avec le moins de mauvaise conscience possible, fait pas gâcher le plaisir
Dans les camps de concentration, les prisonniers étaient complètement déshumanisés, ils étaient réduits à l’état d’animaux (leurs peaux, dents, cheveux, etc, étaient prélevés comme ceux des animaux dans les abattoirs)…
c’est une piste pour comprendre le sens de cette citation et d’en faire un parallèle avec le danger de la banalisation du mot « cobaye » qui déshumanise l’expérimentation humaine et renforce celle des animaux.
"And the loss of one hundred monkeys set against the health gains of
40,000 human beings would satisfy the terms of that distinction. Singer
is not the first vegetarian to consistently defend animal experimentation under limited and clearly specified circumstances.«
et vous pouvez remplacer »monkeys« par »humans", ça marche très bien aussi dans ce sens...
bien-sur le grand professeur de bioéthique qu’est Peter Singer, ne fera jamais partie de ces êtres bons à sacrifier.