Ces pourcentages vont probablement baisser progressivement selon moi :
son électorat est très volatile, le plus faible il me semble , contrairement à MLP pour qui ceux qui ont franchi le pas ne reviendront pas en arrière.
Plus Macron va se faire rallier, notamment pas les cadres du PS, plus ça le dessert. Chaque personnalité médiatique ne possède pas une portion électorale, ce ne sont pas des seigneurs et des paysans. Il ne faut pas confondre la popularité de macron entre politiciens (qui est indéniable) et les citoyens
Macron se cache derrière son prompteur et ses meetings planifiés à la lettre ; le jour où il va devoir débattre avec ses adversaires, peut être en tête-à-tête, il faudra qu’il montre qu’à 39 ans sans aucune expérience électorale, il peut tenir avec un projet creux qui défend tout et son contraire, face à à un rhino expérimenté. Honnêtement c’est possible, il peut faire de la com et esquiver les coups pendant 2h, mais ça sera surement david contre goliath, dans un combat à la loyale sans tonton hollande, ses valises de thunes et des robots pour l’applaudir.
Ls prochains débats collectifs vont redistribuer les cartes de la même façon que les primaires. Certains candidats, mêmes mineurs, vont émerger et drainer des parties d’électorat. Pour l’instant l’atout principal de macron est qu’il est donné gagnant par les sondages, les gens misent sur le meilleur cheval parce qu’une partie préfère tout sauf MLP. Si la dynamique change ils changeront de cheval également.
Dans la logique moderne, le politique doit faire dans son pantalon devant l’économie. Tout est résumé dans cette vidéo récente, c’est quasiment une caricature. https://www.facebook.com/philippot.f/videos/1288711201213090/ Le mantra de l’économiste c’est « la confiance », en clair on peut tout faire mais faut pas fâcher les financiers ; la crise de 2008 a juste eu lieu parce que l’État US a refusé de sauver Lehman de sa fumette. Il récite sa leçon de soumis jusqu’à plus soif. La socialo démontre qu’elle ne peut rien faire parce qu’elle a peur de son propre peuple, si le prix à la pompe augmente de 25% avec une dévaluation c’est la catastrophe. Quand les allemands nous ont déclarés la guerre j’imagine un gugusse débarquer et dire :« Mr on ne peut pas se permettre la guerre, un sondage démontre que le prix à la pompe va augmenter, que va dire le peuple ?! ». Ou comment faire de la politique et prendre des décisions stratégique majeures en fonction de sa clientèle et de sa courbe de popularité. Philippot forcément s’interdit de lui répondre « on s’en fout du prix à la pompe sur une question aussi majeure, stratégique, politique, historique, que l’Europe » et donc part dans des blablateries sans fin parce que lui aussi est en lice jusqu’à mai pour le titre de la meilleure pirouette. Et la femme lucide qui a écrit un livre argumenté, mais qui ne peut pas se faire entendre une seconde parce que ses qualités ne résident pas dans la petite phrase qui tache, mais dans une analyse silencieuse qui n’intéresse aucune caméra. Vive la démocratie. Le seul rôle des politiques aujourd’hui est de donner chaque jour un coloriage au gens pour que certains puissent aller au bordel tranquille
@Laulau Dire ça c’est comme dire que poutine a mis trump au pouvoir. Il ne faut pas confondre créer et soutenir. Ni la condition suffisante contre nécessaire. Chacun essaie d’influencer l’autre du mieux qu’il peut voilà tout.
- une véritable
alternance (nous comprenons à la fois rupture avec le quinquennat mais aussi
non-récupération des élus PS orphelins),
en clair mesure Un : être élu, et sans les losers d’avant
- la moralisation de la vie publique (avec un accent sur les conflits
d’intérêt),
LMAO Macron et Bayrou sont donc évidemment les mieux placés pour défendre
l’étendard
- la lutte contre la diminution des
niveaux de rémunération du travail (protection particulière des bas salaires)
et le respect du pluralisme (à travers l’introduction de la proportionnelle aux
élections législatives).
En clair les ploucs nous cassent les pieds avec deux trucs, on va montrer qu’on
fait un geste et leur prêter un peu de sparadrap.
Ce qui choque dans ces quatre mesures ce n’est même pas le foutage de gueule,
mais l’absence totale de thèmes cruciaux dans la vie des français. Tout tourne
autour de comment maintenir le petit monde des politiques sans trop fâcher.